Je suis désolée, je ne trouve pas la rubrique d'option histoire, alors je mets ma fiche ici... c'est moi qui suis trop fatiguée pour la voir (C.blancs = la tête dans le cul-le cul dans le brouillard?!!) ou bien a t-elle mystérieusement disparu (ajouter "comme Albertine" serait tentant)...
La vie religieuse
La Grèce au V e siècle
Gustave Glotz
Hérodote : trouve toujours quelque chose de divin ou de démoniaque dans les évenements humains et voit en Némésis la reine de l’histoire.
Thucydide (une génération les sépare) : ne fait jamais intervenir la divinité, explique tout par des raisons psychologiques et conteste même au peuple le droit d’imputer leurs malheurs à la fortune.
Pas de cérémonie ou de réunions publiques qui ne soient sanctifiée par une prière ou une offrande.
Si Athènes veut des temples magnifiques et des fêtes brillantes, ce n’est pas seulement pour délécter et glorifier les immortels, c’est aussi pour faire communier tous les citoyens dans le sentiment patriotique uni au culte du beau et pour faire resplendir son prestige aux yeux des étrangers.
Pas de doctine officielle de théologie ni de morale. Chacun est libre de penser et dire ce qu’il veut sur l’existence et les attributs des dieux. Aristophane ne se gène pas pour tourner Héraclès en ridicule. Ce n’est que le coté extérieur de la religion qui intéresse la cité : elle pare, elle enrichit la culte ; les croyances lui sont à peu près indifférentes.
Toutes les parties rituelles de la religion sont régies par la tradition.
C’est la peuple qui règle tout car il n’ya pas de caste sacrée.
Le prêtre vit de l’autel mais ses honoraires sont fixés par décret. Mais les hauts magistrats qui n’exercent des fonctions sacerdocales que par occasion (et pour lesquelles aucune formation spécifique n’est exigée), ne touchent aucune indemnité.
Nul n’était légalement astreint à une pratique quelconque, ni à fréquenter un temple, ni à offrir un sacrifice ou une libation. Les Athéniens pouvaient prendre part avec les métèques, les esclaves et les forains à la célébration des cultes étrangers.
L’Etat adoptait dans des circonstances exceptionnelles les dieux d’autres cités grecques. Après la victoire à Marathon, le droit de cité fut accordé au dieu arcadien Pan : on lui consacra une grotte creusée au pied septentrional de l’Acropole et on lui voua une fête annuelle avec course aux flambeaux.
Les associations d’étrangers qui voulaient élever un sanctuaire à leur dieu devaient demander l’autorisation ( à Athènes) : le droit de posséder un terrain n’appartenant qu’aux citoyens, elles devaient solliciter une dérogation à la loi par décret du conseil et du peuple ; cette faveur n’était jamais refusée.
Sans prosélytisme ils faisaient autour d’eux une propagande spontanée.Quand un Athénien n’était pas content de ses dieux, quand par ex il n’obtenait pas la guérison, ila llait à ces autels qui ne lui avaient pas encore causé de déception. Ces cultes exotiques ne plaisaient pas à tout le monde, les manifestations de fanatisme barbare parraissaient choquantes à bien des Athéniens.
Spéculer sur l’existence des dieux est chose impie.
Foisonnement des superstitions populaires, des devins libres(après les guerres médiques).
Beaucoup plus de fêtes à Athènes (démocratie) qu’ailleurs èdeux mois par an. Coûtent cher donc une bonne partie financée par les riches citoyens désignés comme liturges. Plus grande fête consacrée à Athèna.
Dyonisies : plus grande fête populaire.
Le monde grec et l’orient
Edouard Will
Au Ve siècle, la religion grecque ets le fruit d’une évolution plus que millénaire. Toute l’existence des Grecs se déroulant dans un contexte de sacralité dont les cultes des dieux ne représentent pas la totalité, les manifestations du sacré, loin d’avant d’avoir pour théâtre les seuls sanctuaires, peuvent affecter tous les aspects de la vie sans qu’ils soit toujours possible d’accoler le nom d’une divinité précise à l’idée du sacré. On pasait insensiblement du domaine des partaique coutumières à la superstition, des cultes publics aux spéculations métaphysiques et théologiques.
Religion= relations de l’homme avec le « sacré ». Pa sde mot pour « religion » et « foi », mais vocabulaire fort différencié exprimant manifestations du sacré, usages religieux, attitudes ou qualités de l’homme dans ses rapports avec le sacré.
Est devenu « hieros »(=sacré) tout ce qui ne l’atait pas « par nature » : animaux pris comme victimes, liquideds servant à la libation , objet faisant fonction d’offrande, homme lorsqu’il accomplit un acte sacré.
Occasions de souillure (miasma) : blessures, morts violentes, rapports sexuels, accouchements… qui l’est touche est à sont tour souillé. Purification consiste le plus souvent en ablutions. Nombreuses occasions de souillure (parfois invisibles) donc plusieurs purifications. Devient donc superstitution.
Si la religion grecque suppose nécesairement une idée générale de la divinité, cette idée se monnaie en une infinité de représentations qu’on ne saurait réduire à un système cohérent et bien articulé.
Héros tous de type mâle et leur culte est de type funéraire.Hypothèse qui situe l’origine des cultes héroïques dans les cultes funéraires des princes mycéniens. Généralement défunts illustres considérés comme imortalisés : fondateur ou restaurateurs de cités, bienfaiteurs divers. Egalement des dieux anciens furent ravalés au rang de héros par suite de l’usurpation de leur culte par un dieu nouveau.
Daîmon : procède d’étage préhistorique de la religion historique qui concevait l’air peuplé des âmes des défunts, d’esprits, de démons aniés d’intentions tantôt bienveillantes tantôt malveillantes, fauteur des rêves et des maladies et donc devant être conjurés par des actes appropriés.
Omniprésence du sacré (car dans choses banalement quotidiennes ) et tendance à le personnaliser sous des espèces divines. (èfoyer d’Hestia sacré avant d’être désigné foyer d’Hestia).
Etant la maison du dieu et transposant l’habitation humaine, le temple suppose l’anthropomorphisation de la divinité.
Hieron : sanctuaire, emplacement considéré comme sacré soit parce qu’on la puissance divine s’y est manifestée, soit parce qu’on la consacré à un culte. La sacralité du hieron se communiquait à quiconque y pénétrait, le sanctuaire était un lieu d’asile (même si certains endroits ou sanctuaires sont impénétrables.)
Bienfaisantes ou malveillantes, les puissances surnaturelles doivent être conciliées : elles le sont par le rite.
Tandis que le formalisme chrétien n’est que le résidu mort d’une religion fondée sur une théologie qui n’a jamais cessé de vivre, la pensée théologique grecque, à l’inverse, n’a jamais consisté qu’en des tentatives exceptionnelles réinterprétant sur le plan métaphysique les données d’une religion commune dont le ritualisme était de base.
La mythologie grecque n’est pas une « légende dorée » témoignant de l’imagination poétique ou symbolique d’un peuple : tout mythe a unes iginification religieuse et recquiert une analyse scientifique.
Le mythe propose propose fréquemment une explication de l’origine du rite.
Les Grecs en majorité sont de bons « animaux politiques »qui, reconnaissant le divin comme partie nintégrante de l’ordre social, ressentaient d’instinct toute impiété comme une atteinte à cet ordre et toute atteinte à cette ordre comme une impiété.
Nombreuses histoires montrent que les dieux préfèrent un cœur pur à un riche sacrifice.
« connais-toi toi-même »= sache que tu n’es qu’un homme, sache que les dieux détestent l’hybris, qu’il ets en toute chose une limite à ne pas dépasser.
Les prières s’accompagnent souvent d’une promesse si la demande est exaucée. Il n’ y pas de magie contraigante, bien plutôt de la persuasion et de la confiance en la bonne foi divine : rien ne révèle mieux le caractère spécifique de la piété grecque que l’anthropomorphisme de ses rapports (les dieux sont à l’image des hommes).
Prière peut être une méditation du mirtel qui exprime son humilité devant la présence divine : c’est sans doute le sens qu’il faut attribuer à la prièrede Socrate au soleil levant dans le Banquet de Platon.
Le Grec n’a pas à « faire son salut », il n’avait à inclure dans sa piété aucune ascèse spirituelle en vue d’un jugement que ne connaissaient que certaines doctrines ésotoriques. Axée sur l’ici-bas, cette piété cherchait surtout à assurer, en harmonie avec ce qui passait pour être la volonté des dieux, la prospérité du groupe et le bonheur terrestre de l’individu.
Ce qui caractérise tout d’abord le panthéon et les cultes de toute cité, c’est l’absence de systématisation dogmatique et de hiérarchisation : sans doute y a t il des divinités et des cultes plus importants que d’autres mais aucune doctrine ne le justifie – ce sont des états de fait dont on devine parfois qu’ils auraient ou être différents.
Précellence des divinités féminines requiert une explication que leurs fonctions, quir essortent des rites, rendent aisée. Ces rites relèvent en effet de domaines bien caractérisés, ceux de la fertilité et de la fécondité, c’est à dire des préoccupations vitales des communautés rurales.
Apollon : fonction de purificateur qui avait fait annexer à son culte des rituels cathartiques magiques en même temps parfois que des rituels fertilisants.
Tout citoyen, sous certaines conditions, peut accomplir les rites mais il existe des sacerdoces hréditaires reservés à des familles aristocratiques.
Simple délégué de la communauté, le prêtre n’en est pas moins soumis à certaines conditions : qu’il doive être citoyen va de soi ; il ne doit être affecté d’aucune souillure indélébile, les tares physiques étant assimilées à des souillures, rapports sexuels sont souillants, la chasteté est nécessaire sinon pendant toute la durée du sacerdoce (ce qui est parfois exigé des prêtresses, dont certaines doivent être vierges, mais d’autres au contraire mariées) du moins quelques jours avant les sacrifices ; on pourrait ajouter diverses obligations à caractère « tabou » (alimentaire, vestimentaire, etc.) rarement explicables. Rien de tout cela n’exige du prêtre une compétence théologique ni donc une formation spécialisée : rien de tout cela ne le met à l’écart du commun des citoyens, parmi lesquels il reprend sa place à la sortie de sa charge.
La polis n’est pas un Etat reconnaissant et protégeant une religion : elle est une communauté d’hommes et de dieux au sein de laquelle les institutions des hommes et les institutions des dieux s’interpénètrent constamment et totalement.
Un des aspects les plus nontables de la religion au Ve siècle ets l’exaltation patriotique qui s’y dessine chez les vainqueurs des guerres médiques et qu’accentue encore, à Athènes, l’impérialisme triomphant.En 490 comme en 480-479, les victoires avaient eu un caractère miraculeux.
Les Athéniens considéraient le Parthénon non pas comme un lieu de culte mais comme une offrande consacrée à l’intérieur d’un lieu de culte (l’Acropole).
Les viandes de l’hécatombe sont distribuées, de façon indifférenciée, au « peuple athénien » - -en fait à chaque dème à raison de sa population civique. Il s’agit là d’une distribution et donc d’un sacrifice de carctère démocratique. Cela ne signifie pas que l’hécatombe soit postclisthénienne, elle est certaienement plus ancienne. Elle met les citoyens sur un pied d’égalité.
Les Panathénées sont la fête de tous les Athéniens, nobles et roturiers, ruraux et marins et chacun peut y trouver son bien.
Foyer : lieu de rituels caractérisés. Lorsqu’un enfant naît, c’est autour de l’hestia que se déroulent les rites imposés par l’usage, et dont le principal, de sens obscur, consistait à porter le bébé en courant autour du foyer (amphidromia), suivi des parents et amis présents, rite magique oùn’intervient aucune divinité particulière.
« Avoir les mêmes dieux » : une des bases de la communauté héllénique. Mais si les dieux étaient dans une large mesure communs à tous, les cultes civiques d’un exclusivisme qui traduit le souci d’indépendance des cités. Certains cultes et leurs sanctuaires étaient toutefois les foyers de regroupement qui débordaient la polis.
Les mythes ne pouvaient plus être pris au pied de la lettre dans la mesure surtout où ils proposaient du monde des explications désormais intenables. Et si les mythes devaient être abandonnés ou réinterprétés, c’était la représentation qu’on se faisait des dieux qui s’en trouvait êlle-même affectée. De cette évolution théologique des « croyants » aussi incontestables que Pindare ou Hérodote sont les témoins. (Hérodote vécut en exil dès son enfance et son installation Thourioi ne put créer en lui une profonde conscience civique.)
Hérodote : « est-il naturel qu’Héraclès…, alors qu’il n’était encore qu’un homme, ait pu alui seul massacrer des myriades et des myriades de gens ». A propos d’un mythe qui voulait que deux statues fussent tombées à genoux : « la chose est pour moi parfaitement incroyable : y croie qui voudra ». or cette critique des myrhes n’affecte en nrien sa piété.