Le Forum des Khâgneux

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Léa



Nombre de messages: 18
Date d'inscription: 06/09/2006

MessageSujet: Suite des fiches   Mer 6 Sep - 21:41

Bon je reconnaît que c'est des fiches bien exhaustives alors je coupe...dsl:lol:


Poitou-Charentes.

I Présentation générale
4départements : la Charente, la Charente Maritime, les Deux Sèvres et la Vienne ; position médiane de la région (taille, poids du PIB, population…). La région est marquée par un secteur agro-alimentaire développé, une industrie liée à l’initiative locale et pas de la grande capitale. Durant des siècle, intégration de la vie littoral au monde continental faible ; changement dans les dernières décennies avec valorisation des échanges et des flux touristiques.
A Un espace de transition et de passage.
Pas une région historique : 4 anciennes provinces de faible poids : Poitou, Angoumois, Aunis et Saintonge.
Seuil topographique de plaines et de plateaux, seuil géologique entre des massifs anciens et des bassins sédimentaires, seuil climatique entre Bretagne et Aquitaine… correspond pas à un ensemble naturel.
Terre d’oïl essentiellement, elle associe les tuiles rondes méridionales et l’ardoise des Pays de la Loire. Région de passage entre Paris et Bordeaux  convoitise des 2villes : les affrontements religieux entre catholiques et protestants y sont célèbres.
Aujourd'hui encore, coupure politique : nord vote à droite  sud Charentais ; autre coupure politique entre un rural profond (droite modérée)  villes et zones périurbaines (socialistes). Croissance du FN dans les villes littoral, celles en reconversion industrielle ou celles marqués par la présence de retraités.
Seuil topographique = regroupement des infrastructures de communication  à travers l’histoire, lieu de passage et d’affrontements (grandes invasions, musulmans, guerre de Cent ans, pélerinages vers Saint Jacques, derniers combats de la 2nde guerre mondiale).
Aujourd'hui, situation mise à profit  amélioration des liens entre la capitale et la périphérie aquitaine.
B Tradition et modernité économique.
 de richesse énergétique et minière  la région doit son activité à l’esprit d’entreprise de ses habitants  diversification et valorisation des productions agricoles. Vieille tradition de la mutualité et de la coopération est à l’origine du développement de la filière agro-alimentaire et du secteur tertiaire des assurances.
1ère coopérative des producteurs de lait est née à Surgères en 1888 ; 1ère coopérative de consommateurs à Saintes en 1912 ; Niort est devenue la capitale des mutuelles d’assurances grâce à l’installation de la Mutuelle assurance des instituteurs (MAIF), puis celle des artisans (MAAF), celle des commerçants et industriels (MACIF) et enfin celle des collectivités locales (SMACL).
Centre-Ouest encore largement rural : agriculture = base de la richesse  plusieurs AOC (eau de vie de Cognac, pineau des Charentes, beurre d’Echiré, fromage d’appellation Soignon, Bougon…). Mais revenus incertains même pour les produits de grande qualité  nombreuses cessation d’activité.
Industrie ancienne et variée : PME perpétuent tradition d’industries légères  celles ci doivent moins aux ressources (bois, cuir, papier) qu’à l’initiative locale : construction automobile (Heuliez) ou moteur électrique (Leroy-Sommer)  fort taux d’indépendance mais possibilités d’investissement faibles, en particulier dans la recherche. Plusieurs entreprises locale absorbés par de grands groupes : Hennessy (cognac) par LVMH, et Leroy-Sommer par un groupe Américain.
Industries issues de la décentralisation des années 60 dominent par leurs effectifs et par la pratique de la sous-traitance  pôle aéronautique et d’équipement automobile (Aérospatiale, Michelin). Crise des années 80 mais la région confirme sa vocation de pionnier pour la construction de voitures et de scooters électrique.
Dernier point fort : site technopôlitain du Futuroscope de Poitiers, né de la volonté de R.Monory en 1987, qui associe tourisme et haute technologie  d’où à la fois une zone de loirsirs et une véritable zone d’activité dotée d’un téléport et un pôle de recherche scientifique dans les sciences de l’ingénieur.
De son côté Angoulême renforce son pôle Image (infographie et dessin animé).

C Des disparités fondées sur une armature urbaine polynucléaire.
Population répartie de façon équilibrée entre villes et campagnes mais avec un glissement au profit des zones périurbaines, particulièrement étalée du fait d’un refus local de l’habitat collectif. Le long du littoral ou de l’axe charentais, 4villes de plus de 100 000habitants, plutôt rivales que complémentaires :
 Poitiers, passé culturel important (troubadour et art roman) mais trop à l’intérieur des terres et décentré  développement modeste, pas de polarisation de la région. Fonction universitaire de Poitiers + présence de l’autoroute et du TGV Paris-Bordeaux profitent à la ville  installation d’entreprises.
 Le littoral constitue le 2nd pôle dynamique mais a longtemps fait figure de pôle déchu entre Bordeaux et Nantes, il a aujourd'hui perdu son rôle défensif et  de ses activités de pêche. Néanmoins, La Rochelle capitale de la navigation de plaisance et de l’activité touristique régionale.
 Le Val de Charente = axe transversal aux traditionnelles liaisons méridiennes ; connu pour la production de cognac ; Angoulême 1ère ville industrielle régionale.
 Niort à l’écart domine un petit pays par la force de ses mutuelles ; elle ambitionne de développer un technopôle « Venise verte » associé au marais Poitevin.
Afin de faire face à l’élargissement européenne, association des 4 villes depuis 1990 dans Aire 198, réseau qui doit favoriser les complémentarités.
II L’espace naturel et sa maîtrise.
Région basse (350m max) s’abaissant vers l’ouest  plaines et plateaux = essentiel du paysage. Au contact de 4 unités géologiques : Massif Armoricain, Massif central, Bassin parisien et Bassin aquitain. Ensellement peu marqué entre les 2 massifs anciens constitue le seuil du Poitou. Les sols plus que le relief matérialisent cette diversité. Plusieurs ensembles :
 La Gâtine, au n-o et le Confolentais à l’est = prairies et paysages de bocage ; sols acides, peu propice aux céréales  affleurement des roches cristallines des massifs anciens. Sur leur bordures, épandages de sables et d’argiles détritiques = les brandes = sols pauvres favorisant les landes de fougères et de genêts.
 Poitou, Aunis et la Saintonge = affleurement calcaire et marneux des bassins sédimentaires ; sols fertiles, légers, parfois argileux et plus lourds  pays d’openfield.
 Plateaux ondulés de la Saintonge au sud = affleurement de craie  pays d’openfield très anciennement voué à la céréaliculture.
Le littoral doit son tracé à des ondulations obliques par rapport à la côte ; côte régularisée par des cordons dunaires (en arrière, marais charentais et poitevin). Dès le XVII, de part et d’autres des estuaires de la Sèvres niortaise, de la Charente et de la Seudre construction de polders voués aux prairies d’élevage puis aujourd'hui, région touristique. Les côtes basses, largement découvertes par la marée abritent parcs à huîtres et bouchots tandis que les marais maritimes sont occupés par des claires.
Climat tempéré océanique ; temps souvent brumeux à l’intérieur des terres mais sur le littoral ensoleillement équivalent à celui de Méditerranée  climat de transition entre les nuances bretonnes et aquitaine et une végétation riche en espèces sub-Méditerranéennes.
Réseau hydrographique divergent : à l’est, cours d’eau nés dans le Massif central sont affluents de la Loire  ouest où la Charente est le plus long des fleuves côtiers. Tous ont un débit médiocre ; estuaires envasés par la transgression flandrienne et seul celui de la Charente est navigable.
Marais Poitevin = espace très fragile qui rétrécit sous le coup des peupleraies ou des cultures céréalières  en 1991, label de PNR.

III Les hommes dans la région.
A Les caractères démographiques.
Région peu peuplée ; population concentrée dans les vallées et sur le littoral ; les îles seules sont densément peuplées.
Population plus âgée que la moyenne nationale, notamment sur le littoral de la Charente Maritime (retraités) et dans les régions rurales désertées de l’est. L’axe Poitiers Châtellerault compte la population la plus jeune (université de Poitiers + possibilités d’emplois).
Croissance de la population faible ; elle se fait au profit des zones littorales et périurbaines.
Nombre d’actifs agricoles continue à  mais reste cependant très présent ; la région se tertiarise avec une  des actifs industriels.
B L’armature urbaine.
Espace urbain polynucléaire. Poitiers, petite capitale régionale, position décentrée  difficultés pour s’imposer face à ses rivales du centre-Ouest et face à Bordeaux.
Villes du littoral dynamiques en particulier La Rochelle, 1er port de pêche et de commerce de la région, centre industriel et tertiaire. Rochefort, à l’embouchure de la Charente est un ancien port militaire ; petite activité portuaire et industrielle.
Villes de l’intérieur ont une évolution contrastée :
_ + forte concentration urbaine le long de la Charente avec Saintes, Cognac (difficultés de l’armement et des spiritueux).
_ Angoulême = carrefour de communication et centre industriel.
_ Concentration la + dynamique est celle de Châtellerault et Poitiers, centres industriels + université en pleine expansion.
_ Niort = centre tertiaire isolé.
IV Les activités primaires et secondaires.
A L’agriculture.
Base de l’économie régionale, inégalement prospère. Vignoble de Cognac centré sur la Charente fournit la 1ère ressource agricole (90% de la production exportée mais crise). L’élevage, activité dominante est en recul : bovin pour la viande en Gâtine et Confolentais mais surtout laitier tourné vers production de beurre (Surgères).
La région de Saint Maixent conserve un élevage de chèvre.
La céréaliculture progresse, surtout blé et maïs ; grandes exploitations, irriguées par pompage dans les rivières et avec forage dans les nappes profondes. Le tournesol y est fortement associé.
1er rang pour la conchyliculture localisée notamment dans la région de Marennes-Oléron. Pêche maritime en déclin.
B L’industrie.
Trois facettes :
 Agro-alimentaire, dynamique
 Epaulée par une industrie ancienne présente dans toute la région, issu de la transformation de produits de base ou d’initiatives locales (Leroy-Sommer) + construction automobile (Heuliez).
 Décentralisation industrielle  implantation d’équipements électriques, matériels de transport et chimie.
La filière aéronautique s’est renforcée.
Les vieux centres industriels demeurent les plus importants :
_ le 1er est Angoulême, foyer textile et papeterie, auxquels s’est ajouté la mécanique (Leroy-Sommer), l’armement et les constructions électriques (Télématique et Alcatel-Alstom).
_ Le 2ème est Châtellerault : usines d’équipements automobile (Valéo, Fiat) et aéronautique (Snecma, filiale de l’Aérospatiale et de Thomson) ont remplacé la coutellerie et l’armurerie traditionnelles.
_ Poitiers, centre industriel par la décentralisation : usines pneumatiques (Michelin), matériel électrique (Alcatel-Alstom) et électronique.
_ La Rochelle et Rochefort = foyer isolé avec des constructions de bateaux de plaisance et des entreprises décentralisées : PSA et Alcatel-Alstom.
V Les activités tertiaires.
A Les transports.
Entonnoir pour les flux méridiens : Paris-Bordeaux par Poitiers (N10 et Angoulême ou A10 et Niort-Saintes ; ligne TGV). 3ème axe n-s reliant Nantes à l’Aquitaine cherche actuellement un tracé hésitant entre Niort (problème du marais poitevin) et la Rochelle (autoroute des estuaires).
Efforts pour le resserrement des liaisons régionales : ponts entre les îles de Ré et d’Oléron et le continent ; TGV dans les 4 préfectures.
Port de la Rochelle en essor : exportations de céréales et de cognac contre importations de bois et de produits pétroliers. Nouveau port de pêche en 1994.
B Les services.
Modestes en raison de la structure économique, faible poids de la recherche et des effectifs de l’enseignement supérieur  volonté de développer l’enseignement et la formation  création d’une 2nde université à la Rochelle/ Technopôle original : le Futuroscope de Poitiers, parc de loisirs et de haute technologie.
Niort : un des pôles français des mutuelles d’assurances ; décentralisation de la MAIF a entraîné l’établissement d’autres mutuelles. La CAMIF (vente par correspondance) est présente.
Tourisme balnéaire anime littoral et îles : avant tout familial, résidences secondaires, campings et établissements sociaux. Plus grande station est Royan ; les villes cherchent à se spécialiser : Royan comme centre de congrès, La Rochelle dans l’organisation de régates.
Grandes manifestations culturelles : Salon internationale de la BD à Angoulême ; Francofolies de la Rochelle ou Festival des musiques anciennes à Saintes.
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