Le Forum des Khâgneux

Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance. (La Divine Comédie; Dante Alighieri -1472)
 
AccueilAccueil  ­CalendrierCalendrier  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Partager | 
 

 resuite

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Léa



Nombre de messages: 18
Date d'inscription: 06/09/2006

MessageSujet: resuite   Mer 6 Sep - 21:42

Je vais pas écrire à chaque fois la même chose...Enfin bref, le Limousin


Le Limousin

I Présentation générale
.
Trois départements
: Haute Vienne ; Corrèze et Creuse. Région non historique ni linguistique : autre découpage possible → regroupement avec l’Auvergne ou le Poitou Charentes.
En 1962 création de la SOMIVAL
(société pour la mise en valeur de l’Auvergne et du Limousin) = émergence d’une grande région socio-économique. Association qui est retrouvée dans le projet d’aménagement de la DATAR en 1990 sous la dénomination d’ensemble de Massif central (disparu en 1994 au profit d’un ensemble centre-est).
Malgré des crédits au titre du développement durable, la région se dépeuple ; traces de déclin nombreuses : faible densité, vieillissement de la population, faiblesse de l’armature urbaine, agriculture prépondérante et isolement. Pourtant, certains atouts : environnement naturel favorable, savoir faire industriel avec des pôle de compétence de réputation mondiale (porcelaine : Bernardaud ou Haviland ; céramique ou articles chaussants : Weston).
A Une terre de contacts isolée.

Au nord ouest, du Massif central, le Limousin sépare le Bassin parisien du bassin aquitain ; pourtant malgré ce contact, pas d’aménagements autoroutiers qui lui aurait permis de réduire son enclavement : un seul axe n-s traverse la région.
La grande voie radiale directe Paris-Toulouse (N20) rendue obsolète par la liaison autoroute et TGV Paris-Bordeaux. La construction de l’A20, l’Occitane reste inachevé au sud. Liaison transversale comme A89 Lyon-Bordeaux reste à l’état de projet.
Région de tradition rurale mais qui pourrait tirer profit de sa situation géographique → poumon entre l’Arc Atlantique, bassin parisien et le sillon rhodanien, mais pour cela nécessité de coopérer avec les voisins (or le Centre regarde vers Paris ; polarisation de la région Midi-Pyrénées vers Toulouse). De plus, même si l’Auvergne a de nombreux points commun avec le Limousin, les 2régions restent dans des logiques spatiales opposées ; l’Auvergne problème plus attirée par la région Rhône Alpes que par le Limousin.
C’est avec le Poitou-Charentes que les liaisons sont les plus fortes : la direction régionale des Douanes a compétence dans le Limousin ; à Limoges se trouve la station de France 3 Limousin-Poitou Charentes.
Le développement de Limoges passe nécessairement par un renforcement de son potentiel universitaire, par l’accueil de fonctions III supérieures et par une collaboration renforcée avec Poitiers (mais aussi Clermont Ferrand et Bordeaux).


B Au cœur de la diagonale du vide.

Avec moins de 10hab/km², la montagne limousine est parmi l’espace le plus vide de France ; depuis longtemps le Limousin est terre d’émigration (définitive mais le plus souvent temporaire : retour l’hiver → exemple du château de Versailles construit pour l’essentiel par des maçons venus du Limousin, tailleurs de pierre organisés au sein de compagnonnages, excellente réputation et contribuèrent à enraciner la franc-maçonnerie dans la région, longtemps bastion de la gauche).
Aujourd'hui, dépeuplement dû au vieillissement car mouvement migratoire régional positif (mais nouveaux arrivants souvent âgés).
C Quelques pôles de dynamisme dans un ensemble souvent mal classé.

Problème d’image : " être limogé " = néologisme forgé par M. Proust témoignant de l’attractivité supposée de la région. Mais cette image lui est beaucoup attribuée
par les Français que par les étrangers (certaines réussites commerciales et industrielles).

Tradition industrielle ancienne
: métallurgie, porcelaine, textile ou tapisserie y ont connus un développement précoce. Une tradition ouvrière est née dans une région où faiblesse de l’armature urbaine a permis de conserver des liens très forts entre l’usine et le monde rural.
Dépourvu de grande métropole
, l’espace limousin s’articule autour de Limoges et du bipôle Tulle-Brive → cette répartition très inégale conduit à l’abandon de larges territoires, à l’écart des courants d’échanges et non intégrées aux activités productives (ex : plateau de Millevaches).
Pourtant, possibilité de développement
: malgré les progrès informatiques, nécessité des contacts physiques et l’amélioration des transports est indispensable. Orientation de l’agriculture vers un élevage de qualité doit être maintenue ; consolidation des filières industrielles de haute technologie à privilégier (céramique, eau et environnement).
II Le milieu naturel et sa maîtrise.

Tout entier dans la partie occidentale du Massif central (la plus simple et la plus homogène) : le massif ancien a été aplani et les roches anciennes affleurent.
Le relief s’abaisse vers l’ouest pour rejoindre doucement les plateaux du Poitou ou des Combrailles :

  • La moyenne montagne orientale (977m plateau de Millevaches), région de hautes terres, sommets arrondis séparés par des vallées en berceau.
  • Plateaux étagés s’abaissent vers la périphérie : profondément entaillés par des vallées en gorges dont les cours vont rejoindre la Loire ou la Garonne (difficultés pour communication → retard des infrastructures).
  • Bassin de la Brives au s-o, limité par des talus ; petite dépression au contact du bassin aquitain = fossé d’effondrement.

Exploitation de l’or (2t/an) ; l’uranium a été exploité par la Cogema avant d’être abandonné.

Climat ouvert aux influences océaniques
: temps changeant et précipitations annuelles nombreuses ; climat des plateaux rigoureux ; bassin de la Brives marqué par des caractères aquitains avec hivers doux et étés chauds.
Plusieurs affluents de la Garonne et de la Loire prennent naissance dans cette région
: la Creuse, la Vienne, la Vézère, ou la Corrèze mais cours supérieur donc peu d’eau, débit irrégulier avec de fortes crues début été accentué par les fortes pentes.
Précipitation, fortes pentes et vallées en gorge
→ établissement de centrales hydro-électrique (½ de l’électricité régionale). De plus certaines de ces vallées encaissées = atout touristique (Dordogne) tout comme certaines retenues d’eau (lac de Vassivière).
Sols médiocres partout → arène ou sable issu de la décomposition du granit. Sur les hautes terres, gel et vent gênent la pousse des arbres mais forêt néanmoins présente : résineux (propriété communale, exploitée) ; elles ne cessent de s’étendre aux dépens des labours.
Sur les basses terres, dominance des paysages de bocage
; cultures remplacées partout par des herbages. Le Bassin de la Brives, plus abrité a une végétation aquitaine : forêt de feuillus, châtaigniers, chênes truffiers…alimentant l’ importante papeterie de Saillat-sur-Vienne.
III Les hommes dans la région.

A Les caractères démographiques.

Déficit démographique de la région
: solde migratoire positif qui ne compense pas le solde naturel ; la Creuse connaît plus forte diminution alors que Haute Vienne plutôt stable.
Importantes disparités internes : Haute Vienne moins catastrophique grâce à la présence de la capitale régionale ≠ Creuse avec ¼ d’habitants de plus de 65ans.
La survie des espaces ruraux est liée à un maillage plus étroit de leur habitat ; les migrations parfois positives pour certains cantons ruraux isolés en sont la clé de voûte.
B L’armature urbaine.

Limoge, Brive et Tulle se sont constituées en réseau pour essayer de pallier l’insuffisance de l’armature urbaine régionale ; les villes occidentales sont les plus développées. On distingue :

  • les villes sur la Vienne : Limoges capitale régionale, 1er centre industrie et carrefour de communication ; au centre d’un vaste espace dépourvu de ville du même poids, elle concentre le ⅓ de la population du Limousin. Université et technopole Ester, elle mise sur la haute technologie pour compenser des fonctions décisionnelles trop peu présentes. Elle reste le siège d’une des 9 circonscriptions militaires. Saint Junien centre industrie tourné vers la région Poitou Charentes.


  • Les villes sur la Corrèze : Brive, 2ème centre industriel et 2ème carrefour de communication ; Tulle doit faire face à la crise de l’armement.

  • Les petites villes isolées de l’intérieur : Guéret et Ussel, avant tout centres administratifs et commerçants.

IV Les activités primaires et secondaires.

A L’agriculture.

Exploitations peu productives et peu rentables pourtant leur taille s’accroît et les exploitants rajeunissent et se spécialisent. Le faible coût du foncier attire des agricultures originaires de Bretagne, d’Angleterre ou des Pays Bas.
Superficie toujours en herbe aussi important que la forêt : élevage = spécialité principale. Limousin = 1ère région d’élevage bovin en France, orienté vers la production de qualité ; produit phare : le Broutard.
Accroissement de ses exportations vers l’Italie, le Bénelux ou l’Espagne. Sur les herbages, élevage de troupeaux de race limousine ou charolaise.
Malgré produit de qualité commercialisé sous la marque Baronet, élevage ovin en pleine régression.
Vergers et cultures maraîchères alimentent les conserveries et les confitureries dans le bassin de Brive.
B L’industrie.

Elle est fondée sur quelques entreprises nationales (Renault véhicules industriels à Limoges ; Giat industrie à Tulle) et sur les nombreuses PMI locales = grande plasticité qui offre une meilleure résistance aux crises mais aussi un moindre essor lors de la reprise. La multinationale Legrand originaire de Limoges, 1er employeur industriel régionale et leader mondial.
Contrastes géographiques importants : l’essentiel de l’activité se concentre dans 3 bassins d’emplois : Limoges, Brive (construction électrique, travail des métaux et IAA avec Diepal du groupe Danone) et Saint Junien (papeterie Aussedat Rey). Pad vraiment de redynamisation en zone rurale donc.
Contrastes forts dans la situation par branche : textile et armement en crise, stagnation de la porcelaine, mais appareillage électrique, papier-carton et IAA croissance. Les CCI et le conseil régional mène une politique volontariste de développement industrie et d’ouverture internationale : privilège accordé aux biotechnologies, techniques céramiques et m-w et traitement de l’eau.




V Les activités tertiaires.

A Les transports.

Région enclavée : seules bonnes voies de communications sont entre Limoges et Paris ; plusieurs liaisons aériennes quotidiennes mais trafic reste modeste.
Région traversée par l’axe ferré Paris-Toulouse mais la relation s’effectue par la voie Atlantique via Poitiers et Bordeaux. Projet de liaison par train pendulaire qui mettrait Limoges à 2h30 de Paris (aujourd'hui 3h).
Limoges et Brive sont les principaux carrefours sur les voies reliant le Massif central aux régions atlantiques : ces voies transversales sont médiocre et leur trafic faible (malgré une croissance certain pour a liaison Montluçon-Guéret-La Souterraine).
Le s-e de la région (Millevaches et Combrailles) encore très enclavé.
B Les services.

Emploient une particulier important de la population compte tenu de la faible activité industrielle.
Enseignement secondaire
caractérisé par internats dans régions rurales et de petites villes comme Egletons connaissent une forte concentration d’écoles.
Enseignement supérieur et la recherche
représentés par l’université de Limoges, une école supérieure de la céramique, et des labos publics (Cogema à Bellac pour l’uranium) ou privés (Créalis à Brive, labo alimentaire de Danone).
La région manque encore de cadres et de chercheurs. Mise en place du technopôle ESTER (espace scientifique et technologique d’échanges et de recherches en Limousin) est un tentative pour les attirer.

Efforts pour développer le tourisme
: atout de la nature et des disponibilités sportives ; la Somival a contribué à ces aménagements : avant tout un tourisme familial et populaire avec campings, hébergements sociaux et gîtes ruraux. Fréquentation étrangère très réduite. La Haute Vienne et la Corrèze reçoivent le plus notamment à proximité des retenus d’eau. Le club Med a ouvert un centre de vacances à Pompadour valorisant ainsi les célèbre haras.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

resuite

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum des Khâgneux :: Archives 2006/2007 :: Géographie :: Option Géo-