Le Forum des Khâgneux

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 fiche sur P. Estienne, le bassin auquitain

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Perrine



Nombre de messages: 16
Date d'inscription: 17/09/2006

MessageSujet: fiche sur P. Estienne, le bassin auquitain   Dim 17 Sep - 16:41

voila la partie du bouquin de Pierre Estienne sur le bassin Aquitain
Le Bassin Aquitain

I- Les convergences physiques et humaines
1- Les aspects physiques
Bassin sédimentaire, fort plissement des couches du secondaire // orogénèse des Pyrénées. Bcp de matériel détritique du tertiaire (ds le SO)
Formations calcaires non homogènes (sauf ds l’Agenais et le Bordelais)
Vers le Massif Central, dépôts de sables silicieux en plaques (vers le Périgord)
Reliefs monoclinaux rares
Plateformes calcaires : Causses du Quercy et du Périgord, lacérées par des vallées de rivières qui prennent leur source ds le MC (cô la vallée du Lot)
Les pays de molasse : bcp de formes différentes, grandes vallées dilatées dont les versants sont les meilleurs sols du Bassin (= les terreforts)
Sur les coteaux, les sols sont plus acides
Le réseau hydrographique : ds les Landes, obstruction des dunes crée bcp étangs
Les vallées majeures sont organisées en terrasses.

2- L’originalité bio-climatique
‘effet de cuvette joue sur l’échauffement rapide et la sécheresse, surtt ds le centre et le SE. Pluviosité faible qui va en augmentant quand on se dirige vers les Landes et la Pays basque.
Il pluet bcp en mai et en juin, le mois de juillet est plutôt sec, des orages violents de mi-août à septembre, + pluies d’hiver nombreuses mais peu intenses.
Températures relativement hautes par rapport à la moyenne française (12-14°C)
Unité climatique  unité paysagère : chênes surtt (+ paysage des Landes)
Les rivières et fleuves présentent des débits irréguliers et ont des crues redoutables.

3- Les faiblesses du peuplement
Pendant le MA, zone de luttes incessantes entre la France et l’Angleterre. Unité relative rétablie sous Henri IV.
Plusieurs entités : le Languedoc, le Comté de Foix, le Béarn, la Gascogne (on ne retrouve pas les même subdivisions ds la départementalisation)
Plusieurs catastrophes historiques : répression des Cathares, peste de 1348, persécution des protestants, Fronde, Jacquerie…
Il faut régulièrement repeupler la région, on parle « d’évaporation humaine »
Au XX°s, on fait appel à l’immigration (bcp italiens, portugais, espagnols…)
Aujourd’hui, la néoruralisation est importante, surtt ds les régions viticoles

4- La polyculture aquitaine
Tendance à la disparition des exploitations les plus exiguës mais un certain nombre ont encore aujourd’hui une taille moyenne de 5ha. (// immigration des Pieds-noirs ds les années 60, ils tiennent environ 10% de la SAU)
Paysage agraire : - rarement très groupé, population en habitat dispersé est majoritaire
- bocage localisé (ds le Lectourois)
- openfield ds le Laurageais ou sur les terrasses alluviales de la Garonne.
Peu de près car les sols sont svt trop minces.
Un pays à blé puis pays du maïs, surtt ds les secteurs les plus humides. + recherche de compléments : haricot, pomme de terre… pastel, tabac et tournesol.
Abondance de cultures fixes : vignes et arbres fruitiers (dt noix et pêchés)
Poly-élevage : - races locales de bovin pour la viande
- porcs (// culture du maîs)
- mais surtt élevage de volailles (bcp exploitation familiale), peu élevages hors-sol
La Dordogne et les Landes sont les départements les plus boisés de France.
Partout, gros efforts d’irrigation.

5- Faiblesses des activités non rurales
Pas un bon réseau de voies de communication (trop centralisées vers Paris), qq canaux mais ont uniquement un usage touristique aujourd’hui.
Réseau ferroviaire plus dense mais souvent abandonné ou ayant un trafic faible. L’autoroute progresse ds la région.
Plu de villes industrielles (pas de matière première, pas de main-d’œuvre, éloignement du centre)

6- Un aménagement difficile
Phénomène de désindustrialisation, surtout dans le SO, par exemple : échec du gaz naturel et du pétrole, trop chers à l’extraction et au traitement.
Pas de raffinerie sur l’estuaire de la Garonne, il faut aller sur la Loire et au Havre.
Le tourisme : surtout des résidences secondaires et tourisme gastronomique, orienté vers la Côte Basque. Un fort contingent de passage vers l’Espagne.

II- Le partage régional
1- Les plateaux calcaires du Nord-Est
Dépression discontinue à l’Est. Plusieurs bassins : pays de Brive, Limargue et Terrefort. Fortes précipitations, climat d’abri, ensoleillé.
Cirse de la culture fruitière, diminution du maraîchage.
Aujourd’hui, plus un élevage laitier.
Villes minuscules et isolées. La plus grande : Brive, situation de carrefour, ville d’entrepôt et commerce de gris, beaucoup de retraités.

A l’Est, calcaires jurassiques forment les Causses (Quercy), calcaires marneux plus ou moins fragiles au gel.
Recouverts de forêts de chênes et de châtaignés.
Plus forts taux de dépeuplement du Bassin (jusqu’à 80%), aujourd’hui fermes délaissées sont transformées en résidences secondaires.
Pays céréaliers + cultures fourragères (pour troupeaux ovins) ; dans le Périgord, plus de bovins + culture de fraises.
sols pauvres et secs.

Vallées à méandres, plaine alluviale plus ou moins large et lambeaux de terrasses. Lot très encaissé avec falaises et méandres si prononcés que ça peut aller jusqu’au recoupement.
Une vie rurale intensive : blé, maïs, tabac et cultures maraîchères, élevage laitier.
Quelques bons vignobles (Cahors, Monbazillac, Bergeracois) une prospérité des industries sidérurgiques et fonderies due à la proximité de l’eau dont il ne reste plus grand chose aujourd'hui.
Région touristique par sites historiques et gastronomiques.
Beaucoup plus des bourgs que des villes : Cahors, Bergerac, Périgueux (dont la population stagne et vieillit)

2- Les pays des sables
Le Double, le Landais et les Landes.
Pays peu peuplés depuis toujours (avant le drainage : paludisme)
Forêts de feuillus et landes (élevage e moutons extensifs)
Début du XX°, vaste programme de boisement (pour résine, poteaux de mine et bois de charpente)
Parallèlement, création d’un réseau ferré.
Début XX°, crise de la térébenthine, plus de main-d’œuvre, forêt laissée à l’abandon. Favorise les incendies. On reprend l’exploitation de la forêt pour le bois d’œuvre et la papeterie (grosses usines polluantes à la valeur ajoutée faible)
Sur la côte, tous les golfes sont barrés par des dunes (pas Arcachon) qui progressent vers l’intérieur.
La dangerosité de la mer et la monotonie des plages sont défavorable au grand tourisme. Côte déserte sauf quand passage du train sur les bourgs touristiques familiaux (Biscarosse, Mimizan…)
Le Bassin d’Arcachon est bien plus attractif mais il souffre d’une sur-pollution menaçante.

3- Les pays de la molasse
Terreforts de l’Est Aquitain, et de la bordure du Massif Central.
Pays secs, gelées rares, étés torrides. Entièrement défrichés, céréaliculture (blé, maïs)
Peu d’élevage faute de fourrage suffisant, plus de brebis dans l’Albigeois pour Roquefort, + vignoble de Gaillac.
Très peu d’industries rurales (tt vers Toulouse), sauf pour la bordure des Pyrénées avec hydroélectricité.
Vers Albi : un bassin houiller, industrie textile dans les vallées de la Montagne noire, mais ces industries sont en crise aujourd'hui.

Les Coteaux de Gascogne : - hauts pays acides et infertiles
- plateaux calcaires
- collines et versants molassiques.
L’Ouest est plus humide, élevage et vigne, mal desservi par les voies de communication.
Paysage agraire uniforme, polyculture et polyélevage. Armagnac (ms profits moins importants)
Coteaux très ruraux, isolés, peu d’industrie. Une seule vraie ville : Auch.

Pays de Gave bien alimentés en eau, vallées larges et dissymétriques. Habitat très groupé et openfield dans les vallées, bocage partout ailleurs. Triomphe des céréales contre les recule de la vigne, élevage (volailles essentiellement), faiblesse du peuplement humain.

4- L’axe garonnais
Monoculture viticole dans le bordelais, tabac et pruneau dans l’agennois.
Grands méandres et basses plaines inondables, restes terrasses bien égouttées et protégées.

Toulousain et moyenne-Garonne : fort peuplement et agriculture intensive. Beaucoup serres et cultures maraîchères. Plateaux : bocage et habitat dispersé. Bénéficie du développement périurbain (Agen, Bordeaux, Toulouse) mais trop grand nombre de petites cités comme Moissac.
Les 4 villes émergentes sont Marmande, Villeneuve sur le Lot, Montauban et Agen.

Le Bordelais : 3 paysages :
- rive droite : plateaux calcaires, vallées en falaises.
- Rive gauche : plate-forme calcaire abaissée
- Estuaire très vaseux (dragages constants)
Spécialisation dans la vigne malgré les crises, rarement une monoculture absolue, différence entre petits et grands exploitants.
Pas favorable à la croissance urbaine : Bordeaux a tout concentré.

III- Les difficultés des métropoles
1- Bordeaux, une prépondérance venue du passé
Rive droite : plate-forme calcaire à 50m environ.
Rive gauche : même plate-forme, dénivelée, soubassement à la ville.
rive concave d’un méandre, développement d’une ville à l’abri des crues, étroitesse du lit. Pendant longtemps, un seul pont, le Pont de Pierre.
Bordeaux est aussi un port (mais qui n’est plus accessible aux navires modernes)
La ville exerce une fonction d’entrepôt et de redistribution
De moins en moins d’industries (déroute de l’industrie traditionnelle alimentaire de luve, construction navale, industrie du bois…) plus raffineries
Surtout engrais, lessives, verre et ciment + aérospatiale.
Un vieux centre, celui d’une bourgeoisie cossue et fermée. Un habitat homogène, en pierre calcaire. Le centre se dépeuple (ex Caudéran) domination de l’échoppe, la ville s’étend démesurément vers l’aéroport et ZI.

2- Toulouse, une expansion urbaine artificielle
Ville-carrefour mais les voies de communication ne sont pas denses.
Site : une terrasse qui surplombe la Garonne d’environ 10l.
Développement de la fonction commerciale avec le réseau ferroviaire. Aujourd'hui, fonction scolaire et recherche. Pas une ville industrielle et cette fonction diminue encore. Cherche des nouvelles industries comme l’aéronautique et l’aérospatiale.
Essor de la banlieue après 45, urbanisation linéaire et rurbanisation diffuse.

3- Les chances d’une métropole des pays de l’Adour.
Energie électrique pyrénéenne (pas possible pour le gaz.)
Surtout reconversion dans le tourisme avec Lourdes et la Côte basque. Petites villes bien équipées : Tarbes : avant-pays des Pyrénées centrales. Industries en difficultés mais bénéficie d’une main d’œuvre très spécialisée. Une ville-préfecture en concurrence avec l’influence toulousaine.
Bayonne : même freinages industriels. Un port de commerce qui a tendance à s’ensabler. Port industriel en lien avec les usines locales.
Pau : site de haute terrasse. 1er essor touristique avec les Anglais // développement de la fonction résidentielle. Peu industries pendant longtemps puis aéronautique et chaussures. Une fonction régionale importante. (dont une université.)
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Myriam



Nombre de messages: 53
Date d'inscription: 12/09/2006

MessageSujet: Re: fiche sur P. Estienne, le bassin auquitain   Ven 29 Sep - 13:57

Merci bcp !
Myriam
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