Un avantage d'avoir fait le plan détaillé d'Albertini sur la culture ...
LA CULTURE AMERICAINE DES ANNEES 1950 ET 1960 : ENTRE CONSENSUS ET CONTESTATIONINTROCulture US : à l'image du pays, variée & uniforme à la fois. Particularité d'une culture qui se représente avant tout comme élément unificateur d'un peuple très hétérogène (migration, mosaïque ethnique). Cinéma, TV, radio ... => biens culturels en abondance (comme tt produit aux USA).
Cependant, au sein de cette culture globale, années 1950 et 60 font figure d'exception => Amérique de la contestation (jusque 70s).
Comment, ds ces décennies, la culture est scindée entre, d'une part, le consensus culturel, et d'autre part la contestation ? Quels résultats cette alchimie produit-elle ?
I. Le consensus culturel : uniformisation, culture de masse A. De l'importance des médias et de la publicité. Radio dès 1922
. TV : en 1960, 90% des ménages propriétaires de leur logement ont une télévision
. Cinéma : explosion d'Hollywood, fréquentation assidue des salles (même si tend à diminuer cause TV).
. Médias font passer le modèle US.
. Périodiques : Lady's Journal, Reader's Digest ... Chaque semaine, pr une certaine catégorie sociale, dire ce qu'il faut penser, aimer, faire ...
. Rôle TV : très important. 12 000 h de messages culturels par jour.
. La population est comme "travaillée"; "manipulée"
=> Pub : Coca, etc ... Objectif : créer le besoin => société uniformisée. Culture télévisée et publicitaire.
B Traitement économique : indutrialisation. Ex de la TV : 3 gds networks : ABC, CBS, NBC
Ds les années 60, fournissent des programmes "grand public" à leurs chaînes partenaires, à hauteur de 70%.
Rachetés par des firmes non culturelles (General Electrics rachète ABC)
. Idem cinéma : mouvement de rachat des studios (rachetés par Gulf Western, pétrole, ou autres industries)
=> traitement économique et financier d'Hollywood qui devient "machine à sous" et participe au consensus idéologique.
C.Culture pour le consensus idéologique. Dès es débuts, la culture de masse (surtout le cinéma) s'est vue comme une affaire économique et une entreprise de divertissement.
. Contribution idéologique, parfois en accord ac le gvt :
ex de l'anticommunisme. Entre 1948 et 54, on tourne 40 films anti communistes à Hollywood. One Lovely Night, roman de Michey Spiller, se vend à 3 millions d'exemplaires (citation from fiche de Kalyan : "J'ai tué plus de gens ce soir que je n'ai de doigt [...] C'étaient des cocos. Des fils de pute de rouge qui auraient dû crever depuis longtemps".).
Captain America (idem, thanks Kalyan) : "Attention, cocos, traîtres et espions : Captain America, avec l'aide de tous les hommes libres et loyaux, vous traque"
Atmosphère du maccarthysme (cf. enquêtes de la HUAC dès 1947).
. Aussi : modèle américain, CM WASP.
II. La contestation culturelle A. Contre-culture : Beatniks et Hippies. Années 50 : beatniks. Culture de la drogue (LSD, cf. Beatles Lucy in the Sky with Diamonds), recherche de la créativité, liberté sexuelle, antirationnalisme ...
Rejet de la culture de masse, de la culture CM (dont sont pourtant souvent issus et où ils retourneront après l'essoufflement du mvt).
. Hippes, années 1960 : comme héritiers des beatniks. Nombre variable car il y a des "périodes de pointe" : il ya plus de hippies le week-end ou pendant les vacances. Mvts de fugues d'adolescents qui veulent rejoindre la communauté hippie.
. On a aussi dit "youth culture" pour "counter-culture", car mvt essentiellement étudiant, mais c'est réducteur, car c'est plus qu'un conflit de générations.
Décalage culture des parents - culture des enfants.
. Accoutrement bizarre selon les CM WASP : cheveux longs, vêtements amples et bariolés, volonté de gommer la différence entre les sexes, parfois même plumes et autres éléments d'un "look" indien (d'ailleurs, les hippies, comme les indiens, se disent colonisés sur leur propre territoire).
. Abandon des héros US traditionnels, sauf peut-être G Washington car la légende dit que, dans ses plantations de tabac, il avait des plants de marijuana pour sa consommation personnelle ...
. LEs adeptes de la contre-culture admirent Castro, et surtout Che Guevara (arborent son portrait partout).
B. Les actions de ces groupes. Forment des colonies : vivent à part, dans des communautés. Surtout en Californie : North Beach, 8 Ashbury, à LA ou SF.
. organisent rassemblements : les hippies veulent la révolution culturelle, renverser la culture de masse => Woodstock, 1969.
. A distinguer des yippies, qui voulaient aussi une action politique. En 1968, un groupe yippie présente Pigasus, un ravissant cochon, à l'élection présidentielle. Plantent un drapeau dans une TV pour condamner les médias.
C. La contestation de la G du Vietnam. Sorte de "consensus" au sein de la contre-culture. Manifestations contre cette guerre impopulaire et contre son président, Johnson.
. Association ac le mouvement des Droits civiques. MLK : "d'une manière ou d'une autre, cette folie doit cesser".
. Surtout que les communautés vivent en Californie, point de départ des soldats en partance pour le Vietnam.
. Slogan Make love not war (commentaire du colleur : et ils l'appliquaient fort bien)
. autre slogan (traduit par mes soins, je pense que ça devrait donner ça) : "LBJ, LBJ, how many kids have you killed today ?"
. => Johnson est gêné ds ses actions : en 1968, promet des négociations.
III. Reprise de la contre-culture par le consensus A. Médiatisation. Médias se st intéressés à eux (surtout Hippies)
=> hippies étaient contents, pensaient que ça signifiait leur victoire, mais ça leur a été fatal car ont été repris par la culture de masse.
+ peur des milieux conservateurs, certains y ont même vu (et la tête du Che un peu partout ne les détrompait pas) une conspiration communiste.
. Films : beat Generation
. A NY, pour 25$, une maison spécialisée offre une "nuit à la beatnik", avec costumes et partenaires.
B. Caricaturisation. On n'a retenu des beat et hippies que le jeune drogué à cheveux longs qui joue de la guitare au coin du feu, en portant des jeans et des bandeaux.
=> Mode s'en est déléctée : ds les années 70; le jean, mal considéré par les CM (vêtement de l'ouvrier de bas étage), devient très "fashion"
. 1972, Greenwich Village : des magasins vendent, très cher, des décalcomanies pour que les conservateurs aient l'impression d'avoir un vrai tatouage.
C. L'industrie culturelle, la vrai bénéficaire de la contre-culture/u]
. Notamment pr les artistes musicaux, qu'elle a récupéré à son compte : Rolling Stones, les Who, Janis Joplin, Jimmy Hendrix ...
Ont été récupéré par la culture de masse.
[u]CONCLUSIONContre culture a donné qqs changements (liberté sexuelle entre autres), mais, comme la plupart des évènements aux USA, a été ravalée par la culture consensuelle.
=> Années 50 et 60, pleines de secousses, ont finalement échoué ds leur volonté de faire la révolution culturelle.
Car la culture de masse existe parce qu'il y a à la base une société de masse : fondements irréductibles.
Aujourd'hui, la reprise de la contre culture par l'industrie continue de porter ses fruits, en témoigne le concert, l'année dernière, des Stones qui, à plus de 60 ans, continuent de profiter de leur gloire.
Commentaires du colleur :
"Janis Joplin, la pauvre, elle était trop shootée pour se rendre compte de ce qui lui arrivait"
Le maccarthysme pousse au consensus : black lists ...
JACK KEROUAC, considéré comme le père de la Beat Generation (roman : Sur la route)
Après leur mvt, les hippies se ... mettent à travailler, comme des grands, certains partent fonder des colonies en Inde ...
USA : machine à consensus
LSD car provoque des hallucinations, donc censé favoriser la création ...
On reprend des codes hippies pr des pubs : "Hippie Pepsi" ... pr donner image jeune et "cool" (verres fleuris et tout)
Make love not war : il fallait faire sauter certains blocages.
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