Voilà, bientôt je ne vous verrai plus (bon, même s'il reste les cours d'oraux), et je ne fréquenterai plus Condorcet ni son corps professoral aimé.
Donc, même si c'est pas très branché, je tiens à vous dire que je vous aime (oui!!): j'ai aimé cette classe de deuxième khâgne, j'ai aimé la prépa à Condorcet, de plus en plus au fur et à mesure des années. J'y ai rencontré des gens avec des personnalités assez uniques, et même si je leur ai peu parlé pour certains, je me souviendrai d'eux.
Je me souviendrai de M. Albertini et de ses étoiles, de Mme Dorotruc et son rire tonitruant ("c'est merveilleux"), de Mme Chouchan et de ses mimiques toutes mignonnes (elle a des mains toutes petites!), de M. Bruyeron et de sa gueule de philosophe, sans parler de M. Lauret, M. Galliano, Mlle Leroux et M. Stary.
Je me souviendrai de ce forum que j'ai appris à choyer, de ces angoisses avant les concours blancs, de ces séances de travail monstres qui m'ont permis d'apprendre des choses que je n'aurais jamais eu l'occasion d'apprendre ailleurs.
Je me souviendrai de ma joie d'être devenue parisienne, de fréquenter des parisiens (si si!), et de vivre des printemps à Condorcet, lorsque la rue du Havre devient subitement et étonnamment (!) belle. Je me souviendrai toujours de
Chez Léon et de tous ces longs moments passés en terrasse, presque comme à la maison, avec des gens divers et variés.
Voilà, je tenais à dire que malgré tout, je suis émue de quitter ce lycée, même si je suis ravie de le faire évidemment (putain la vie d'étudiant me tend les bras, elle est là, toute proche). Et peut-être ferai-je partie de ces ex-khâgneux qui continuent de hanter le lycée, de loin en loin, quelque temps après leur départ.
Merci à vous, merci d'exister, etc.
(Et s'il y a un enfoiré qui me dit qu'il sent fout, eh bien je l'aime aussi)