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 l'asie du sud et de l'est

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SophieM



Nombre de messages: 83
Date d'inscription: 01/10/2006

MessageSujet: l'asie du sud et de l'est   Mar 6 Fév - 22:23

JF Trouin les métropoles des Sud
le bouquin parle de la situation à la fin des 1990s donc les chiffres sont à réévaluer et la situation en Asie n'est pas si dramatique ni si en crise que ça
bonne lecture


les métropoles des Sud
JF Trouin
l’Asie

les chiffres datent de 1999 au + tard, il faut tout augmenter

chapitre 7 : l’Asie du Sud : foisonnement et complexité des villes indiennes

le subcontinent indien recouvre l’Union indienne, le Pakistan, le Bangladesh, le Népal, le Bhoutan et le Sri-Lanka, 1/5 de la population mondiale y vit (fortes densités), accumulation de grandes villes et 4 villes métropoles internationales
une masse d’urbains volumineuse malgré un faible taux d’urbanisation : 280 millions d’urbains en Inde et 28% d’urbanisation, 30 millions et 24% au Bangladesh, 55 millions et 36% au Pakistan en 1999
Bombay 17 millions habitants, Karachi 11 millions, Calcutta 13 millions
+ en 2007
l’histoire urbaine est ancienne et les villes servaient pr les services des fortes densités rurales
baisse de la mortalité et des taux de natalité qui restent élevés
complexité de la succession des générations urbaines

? diversité et imbrication des villes indiennes

ø un empilement de strates historiques urbaines
des fouilles archéologiques révèle une civilisation urbaine de -2500 à -1500 avec voirie orthogonale, égouts, ramassage des ordures
la civilisation urbaine ancienne existe ds la plaine de l’Indus et ds celle du Gange
l’organisation par quartiers correspond aux 4 castes
impact de la civilisation hellénique puis musulmane sur les civilisations hindoues
la période coloniale britannique laisse des marques profondes ds les comptoirs que sont Bombay, Madras et Calcutta
ils sont sièges administratifs de l’empire britannique dc se développent des centres d’affaires, des gares (le réseau ferré sert souvent d’espace tampon entre la ville européenne et la ville indienne, les gares sont ds le style victorien cf Bombay)
l’Inde indépendante procède à des implantations industrielles qui valorisent les capitales des Etats du système fédératif (Chandigarh au Penjab est conçue par Le Corbusier)
les ruraux miséreux viennent occuper tous les interstices de la ville

ø morphologie des villes indiennes : une difficile modélisation
l’explosion urbaine de l’Inde récente est à la fois planifiée et débridée, ce qui aboutit à une complexification de l’organisation urbaine et des difficultés de fonctionnement accrues
il n’y a pas de modèle unique car il existe de fortes diversités historiques, géographiques, culturelles et politiques

° la ville traditionnelle est basée sur le système du bazar, de l’espace marchand situé aux intersections principales de la voirie : fortes densités, ruelles étroites, boutiques et habitat de marchands aisés
puis une ceinture de quartiers résidentiels mixtes, les pauvres constituant une masse de travail et une domesticité pr la classe commerçante
une 3è ceinture est celle de la pauvreté périphérique
les communautés religieuses, ethniques ou de castes occupent des enclaves spécifiques
les autorités coloniales ont ajouté des quartiers administratifs pr classe moyenne et aisée

° la ville coloniale est créée ex-nihilo ou accolée à la ville traditionnelle
elle comprend un port, un fort pr les exercices militaires séparé du reste de l’agglo, un CBD à l’architecture moderne, un quartier administratif et un résidentiel avec beaucoup d’espaces arborés
le quartier indigène est dense et sous-équipé
des extensions de faubourgs pr les classes moyennes et riches permettent aux élites de s’installer en périphérie
des quartiers militaires, des quartiers ferroviaires, des stations d’estivage de montagne

° la ville récente est composée de cités entièrement planifiées (Chandigarh), de quartiers périphériques pr classe moyenne solvable, d’implantations industrielles massives qui nécessitent de longs déplacements pr les travailleurs qui habitent ds l’espaces rural
des quartiers d’habitat précaire s’infiltrent ds ts les vides de l’agglo et s’étalent à la limite des zones rurales

? multiplication des villes et de leurs difficultés

ø l’étoffement urbain
les capitales d’Etats et les capitales régionales ainsi que les petites villes enflent à grande vitesse, la métropolisation s’affirme autour du quadrilatère Delhi-Calcutta-Madras-Bombay
ces 4 villes s’appuient sur des liens forts avec l’espace rural et les villes secondaires, ces relations sont d’ailleurs + fortes qu’entre les grandes villes elles-mê
les campagnes sont polarisées sur leur centre urbain
la ville permet l’alliance des fonctionnaires, des commerçants et des industriels
de véritables villes industrielles ds les grandes villes génèrent de graves nuisances environnementales mais pourvoient bcp d’emplois : forme volontariste de sortie du sous-développement de l’Inde

ø la rudesse de la vie en ville
toutes les villes souffrent de terribles déficits : le déficit de logement est le + dramatique
en 1987 on recense 55 000 habitants des trottoirs à Calcutta qui ont de petits emplois insuffisants pr des dépenses de logement
des quartiers de hutte sont omniprésents ds les espaces insalubres (marécages, zones de déchets industriels et urbains) ou dangereux (bordure de voie ferrée) ou publics (parcs)
on estime en 1987 à 32 % la population de Madras qui vit ds les taudis sur 6% du territoire de l’agglo
l’eau et les égouts sont inconnus de millions de citadins, l’électricité est accessible par les branchements illégaux, les déchets domestiques s’entassent et contaminent les espaces d’autant + facilement ds un pays de mousson où les inondations sont fréquentes
les usines sont polluantes
la circulation de toute sorte d’engin et d’animaux se fait sur une voirie délabrée et provoque des encombrements malgré un faible taux de motorisation de la population et un fort usage des transports publics : les piétons ralentissent les véhicules
les pouvoirs publics manquent de moyens et les besoins dépassent les capacités d’aide des ONG (associations ou mécénat de particuliers)
l’Etat fédéral porte une grande attention aux pbs urbains et à l’aménagement des villes mais les retards sont grands et les émeutes urbaines récentes témoignent d’une situation intenable
la corruption est encore très présente
les campagnes apparaissent alors mieux vivables malgré la pauvreté et le sous-équipement (des mouvements de retour et de déconcentration urbaine existent)

ø 6 métropoles bien situées
elles sont définies par l’étendue de leur marché et de leur rayonnement sur l’arrière-pays, leur ouverture maritime pr Bombay Calcutta et Madras et le poids de la fonction de capitale pr Delhi
elles sont de véritables métropoles par leur avance ds les domaines informatique et universitaire

Bombay (17 millions habitants) est la 1ère ville par sa population et son activité industrielle
ville cosmopolite qui abrite de nbreux sièges d’entreprise et une bonne place financière mais qui doit faire face à des pbs de tensions entre les communautés

Madras (7 millions habitants) bénéficie d’une activité industrielle et portuaire dynamique , mais son arrière-pays est faible et elle doit faire face à la concurrence de villes + petites de l’Inde du Sud
au Pakistan et au Bangladesh les 2 grandes villes, Karachi et Dhaka, sont des plaques tournantes d’échanges et de communication avec le Moyen-Orient et la Chine et Asie du Sud-Est mais ce sont des villes très pauvres

Karachi compte + de 11 millions d’habitants et s’étalent ds le vaste delta de l’Indue, elle a accueilli des cohortes massives de réfugiés au moment de la partition de l’Inde en 1947 et les immenses zones d’habitat spontané abritent + de la moitié de la population de la ville
les lacunes d’équipement sont gigantesques, des mafias de l’eau vendent l’eau à des prix exorbitants, les pouvoirs publics sont indifférents voire hostiles à l’encontre des associations qui ne font, selon eux, que bricoler

Dhaka connaît une croissance exceptionnelle (5%/an) et dépasse les 11 millions d’habitants
l’exode rural massif constitue 2000 bidonvilles où + d’1 million d’habitants et des conditions de vie effroyables (+ de 60 000 hab/km2), la menace de submersion par les eaux du delta est permanente : difficulté d’aménagement d’un territoire amphibie, faible industrialisation, capitale politique depuis la création du Bangladesh en 1971, arrière-pays agricole productif, port fluvial actif, mais concurrence de Calcutta

? Delhi, métropole choyée
elle est devenue une métropole complète, elle compte + d’habitants que la région parisienne, elle est capitale depuis 1911
des fonctions politiques et administratives mais aussi commerciales et industrielles, de recherche et universitaires, les sièges des grandes compagnies s’y installent
900 000 habitants en 1947 puis arrivée de 470 000 réfugiés du Pakistan, 8 millions en 1990, 13 millions prévus en 2005
une couronne de 6 villes est associée à son développement
elle occupe une région stratégique ds la plaine de l’Indus et du Gange
Old Delhi est le centre qui a été aménagé par les Britanniques (des avenues percées, un faisceau de voies ferrées) : l’espace est perpétuellement encombré
l’urbanisation britannique est aérée et prestigieuse, destinée à la fonction politique et administrative
près d’1/3 de la population habite ds des quartiers semi-planifiés et des bidonvilles en périphérie
la gamme des logements est très diversifiée : les logements de fonctionnaires et des logements privés pr les classes riches ; un habitat non-réglementaire peu à peu régularisé par les pouvoirs publics, des zones de relogement pr les expulsés (les resettlement colonies) eux-mê squattés par des nouveaux-arrivants, des îlots taudifiés mê ds Old Delhi qui abrite aussi les sans-abris
un noyau périphérique de villages héberge une population à faible revenu
l’Etat y mène une action spéciale : réserves foncières, construction de logements, attribution d’habitat, expulsion de bidonvilles => une métropole choyée
l’afflux de populations externes vient amplifier les pbs de l’agglo en matière de logement et de circulation, d’emploi

? Calcutta, métropole de la misère
13 millions d’habitants, la ville des marais est qualifiée de « cité du désespoir »
elle bénéficie d’une excellente situation ds le delta du Gange, au débouché d’une des régions indiennes les + peuplées et les + actives, le Bengale
mais le site est médiocre, au milieu d’un marais, exposé aux inondations, à la malaria, tronçonné par le fleuve dt le franchissement pose pb, trop éloigné de la mer
la ville est écartelée entre plusieurs noyaux, un long étirement urbain
l’organisation urbaine témoigne d’un puissant façonnement colonial autour de Fort William et d’une grande esplanade réservée aux manifestations militaires, désormais utilisée cô espace de loisir et de rassemblements
+ on s’éloigne vers le Nord et + la ville indienne est pauvre, + on va vers le centre et + la ville européenne est riche
l’empreinte coloniale se sent ds l’attachement des élites à l’enseignement et à la formation
Calcutta présente de nombreux signes d’une métropole en crise : faible croissance de sa population comparée aux autres villes indiennes, déclin de l’industrie lourde, dépossession d’une partie de son arrière-pays par la création du Bangladesh, handicap du port trop éloigné de la mer
elle demeure cependant une capitale culturelle artistique et intellectuelle, un pôle universitaire majeur
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SophieM



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MessageSujet: Re: l'asie du sud et de l'est   Mar 6 Fév - 22:23

chapitre 8 : l’Asie du Sud-Est : des métropoles en transition

c’est un espace complexe où s’imbriquent la terre et la mer, 10 pays différents, de grande vitalité urbaine mê si les taux d’urbanisation sont encore modestes : 58% aux Philippines, 56% en Malaisie, 40% en Indonésie, 21% en Thaïlande, 20% au Vietnam
espace pivôt entre 2 Asies
de grandes agglo : Singapour, Jakarta et Manille
une gamme très large de niveau de développement urbain (Singapour à Ho Chi Minh Ville)
une dynamique de redistribution des populations, de résorption des pbs de logement, d’organisation d’aires métropolitaines, est partout à l’œuvre avec des succès divers

? une Asie de la rencontre et de l’expansion
le glissement des cités agraires de l’intérieur vers les villes-ports est entamé dès avant l’époque coloniale, la navigation fluviale et maritime très répandue favorise les villes de détroit et les branches de delta près de la mer (Singapour, Jakarta, Manille, Surabaya [Indonésie] ; Rangoun, Bangkok, Hanoï)
de fréquentes inondations sont dues au climat de fortes précipitations
une ville souvent dominante ds des pays parce que capitale historique, politique d’ouverture portuaire de la colonisation, renforcement par l’indépendance, ville du groupe ethnique, de la langue et de la culture dominants
ce sont des pays multicommunautaires : les villes sont des mosaïques urbaines riches de cultures et de conflits (contrôle efficace des Etats)
les métropoles sont réceptrices et animatrices d’économies industrielles en pleine expansion : Singapour > Thaïlande et Malaisie > Indonésie

? villes-carrefours, villes-mosaïques, villes en recomposition
marque puissante des civilisations implantées ds des villes centres (tradition de centralisme) : Angkor Vat, Borobudur, les sultanats créent d’actifs centres marchands, l’impact colonial crée un compartimentage de l’espace guère remis en cause aux indépendances => des métropoles macrocéphales pivôts régionaux et internationaux
la communauté chinoise se heurte aux nationalismes ou aux volontés d’assimilation, elle crée des quartiers commerçants denses à l’architecture et à l’urbanisme particuliers
la région est un carrefour de religions : animisme, islam, bouddhisme, taoïsme, hindouisme, christianisme, d’imposants édifices religieux marquent les villes
influences géopolitiques diverses : éu, monde arabe, Chine, Japon fait conquête commerciale agressive et investit bcp par capitaux et tourisme

? espaces urbains en évolution : du concentrique au radial
accumulation de communautés et de fonctions sous forme de cercles concentriques
depuis 30 ans la ville est passée au système rayonnant : développement le long d’axes routiers
à Singapour le grand ensemble domine le paysage
de vastes zones industrielles modernes étalées en périphérie sont censées attirer les investissements étrangers
la politique de l’habitat est destinée à construire des logements et à résorber les bidonvilles : le Kampung Improvment Programme a touché la moitié des habitants de Jakarta
mais de vastes quartiers non réglementaires subsistent : des pseudo-villages qui conservent un bâti rural qui ceinturent la ville ou l’envahissent ; d’anciens villages ruraux authentiques digérés par l’avancée de l’agglo, des bidonvilles de squatters qui utilisent tous les interstices
ils demeurent cependant moins importants qu’en Afrique et en Inde
+ loin, un CBD extérieur, des quartiers d’habitat aisé pr habitants motorisés, une auréole maraîchère, puis la campagne qui est conquise par l’urbanisation, puis les villes nouvelles rattachées à la ville mère = constitution d’une aire urbaine qui renforce encore le rôle de la ville primatiale
le paysage urbain hétérogène donne une impression confuse et les politiques d’aménagement sont actives et volontaristes
les équipements ne suivent pas cette progression de l’espace urbanisé, les déficiences sont celles de toutes les métropoles des PED : accès à l’eau potable, traitement des déchets, circulation, sauf Singapour qui a pris des mesures radicales quant a trafic sur son espace particulièrement étroit

? métropoles obèses ou mégapoles « globales » ?
des métropoles de grande taille mais ébranlée par la crise asiatique (remontée du chômage, fuite de capitaux, chute des PIB, repli de certains pays sur eux-mê, méfiance accrue envers les investisseurs extérieurs)
la situation est + nuancée

° des métropoles exclues :
- Rangoun capitale de la Birmanie cadenassée par un régime militaire
- Ho Chi Minh Ville dispose d’aptitudes réelles ds un pays meurtri (ce n’est pas la capitale du Vietnam) : port bien situé, constellation de petites villes industrielles autour, volonté d’ouverture

° des métropoles en difficulté
- Manille : 1/3 de population du pays, 60% des usines, 30% du PIB mais elle est handicapée par sa morphologie désordonnée, ses violents contrastes sociaux (Tondo, au cœur de la ville, est l’un des + grands bidonvilles du monde), circulation souffre de congestion, secteur industriel stagnant, insécurité et chômage augmentent
- Kuala Lumpur est la capitale de la Malaisie continentale et de petite taille (c’est l’exception ds la région) elle se donne des aires de métropole internationale avec ses grands buildings (les tours Pétronas) elle est en repli avec la crise politique

° des métropoles affirmées
- Jakarta 10 millions habitants : a entrepris une structuration de son espace, illustre l’hyper-centralisation du pays sur l’île de Java (immense aéroport international) de grandes ambitions qu’elle peut réaliser si le pays évite l’éclatement
- Bangkok porte du continent
- Singapour modèle, entrée ds le groupe des pays industrialisés

la structure de l’ASEAN pourra-t-elle aider à résoudre les conflits et l’instabilité politique (le Timor oriental, les séparatistes d’Atjeh à Sumatra)

? Bangkok, modèle de primauté urbaine
elle concentre la moitié de la population urbaine du pays, ¾ des industries et banques
la ville de l’eau aux célèbres marchés flottants mais de + en + polluée, la ville congestionnée (70% des véhicules à moteur du pays y circulent), la ville du contraste entre les gratte-ciel, les palais royaux, les plaisirs touristiques, la croissance urbaine débridée échappant à toute maîtrise publique
la ville a privilégié l’expansion sans scrupule (immigration chinoise fait un commerce dynamique, attirer les capitaux étrangers qui exploitent une m-d’œ à bas coût ds le textile et l’électronique)
la croissance entraîne des déséquilibres : vigoureuses migrations internes au détriment des autres villes thaïlandaises, les bidonvilles qui groupent peut-ê jusqu’à 15% de la population, ville peu aérée et polluée, pb de franchissement du fleuve
les aménagements ont été différés par les coups d’état successifs, les conflits administratifs, le clientélisme
peu à peu elle rattrape son retard, résorption des bidonvilles montre qu’elle est passée à l’encadrement

? Singapour, modèle de développement
situation géographique exceptionnelle qu’elle valorise : sur une île reliée à la Malaisie par une autoroute, un gouvernement démocratique autoritaire pendant 30 ans qui s’attaque à la surpopulation du centre-ville (1/3 de population en taudis en 1960) et aux pseudo-villages pauvres de la périphérie, la natalité est limitée autoritairement, l’équipement sanitaire est amélioré, les habitants sont redistribués ds 12 villes nouvelles composées de hautes tours de logements, la vieille Chinatown insalubre est remplacée par un CBD, les pbs de circulation sont réglés par la mise en place d’un réseau autoroutes et métro reliant centre et unités de logements pr migrations quotidiennes, la circulation automobile privée en centre ville est soumise à péage et au remplissage de 4 mini par voiture
les espaces verts au centre sont rigoureusement protégés, l’aménagement industriel est fortement zoné
une part de fragilité à l’heure de la mondialisation ds l’autoritarisme et l’étroitesse du territoire


chapitre 9 : les villes chinoises : une soif et une volonté de métropoles

espaces de très fortes densités, un immense pays par superficie et population
maîtrise de la croissance démographique dc pas cô les autres pays du Tiers-Monde
un des pays les + ruraux (27 à 30 % d’urbains mais qd-mê 350 millions d’urbains)
surreprésentation des très grandes villes : 4 métropoles et de nbreuses candidates à ce rang
les villes bloquées par époque maoïste et bouleversées par l’ouverture au capitalisme

? un tableau urbain paradoxal
la définition chinoise officielle de la ville englobe ce que nous qualifierions de gros bourgs ruraux ou compte tous les travailleurs non agricoles
des mouvements migratoires intenses voulus par l’Etat (mise en valeur des villes de l’Ouest où on exploite des mines) ou spontanés (population flottante)
100 millions de personnes entre 1983 et 1990 auraient ainsi quitté leur village pr la ville
ces migrations gigantesques n’ont pas suscité de bidonvilles parce que les migrants sont absorbés par des structures familiales solidaires et les logements préexistants (densification)
la population rural n’a pas encore fortement diminué, encore 800 millions de ruraux dc encore de la pression sur les terres
la Chine manque de villes moyennes mais elle a 8 mégapoles de + de 5 millions d’habitants

? la ville ignorée, utilisée, honnie, et enfin promue
la tradition chinoise ne retient que le rôle politique et social de la ville mais le retard économique est en train d’ê rattrapé de manière spectaculaire
la période maoïste, après une décennie d’aménagements urbains ds les débuts du communisme, consiste en une régression urbaine
la construction des grands ensembles est stoppée et les migrations sont contrôlées, les villes manquent de personnel compétent depuis la révolution culturelle
depuis 1980 les villes surtout côtières retrouvent de l’importance ds la politique chinoise
de vastes ensembles de logements sont construits, le contrôle des migrations est assoupli, les centres se verticalisent et accueillent des autoroutes urbaines
les parcs industriels et les centres tertiaires se multiplient en périphérie (Zones Economiques Spéciales), la ville est réhabilitée et devient le moteur de la croissance et la vitrine

? la grande ville chinoise aujourd’hui : un espace bouleversé
tout a été bouleversé après des siècles d’immuabilité : organisation, paysage, mode de vie, taille
essai de modélisation ds les 1990s
le vieux noyau historique n’est que partiellement conservé et la notion de patrimoine architectural n’est apparue que récemment (autant de pastiches pr touristes que d’authenticité)
les quartiers anciens lieux d’intense sociabilité ont été largement détruits et remplacés par de grandes avenues, des alignements d’immeubles, le tissu a été aéré par des monuments à valeur éducative
ajdh des McDo et des foules de petits vendeurs reviennent animer la ville ex-officielle
les faubourgs mêlent habitat, commerce et artisanat avec un retour de l’activité privée
en périphérie des petites et moyennes industries ou des entrepôts se mêlent aux quartiers résidentiels + une ceinture verte
la ville chinoise est ajdh un chantier perpétuel en cours d’aménagement tout particulièrement en ce qui concerne les villes côtières
des schémas directeurs strictes
les déficiences subsistent : manque de logements, retard des transports publics, les mentalités sont encore marquées par l’autoritarisme, pollution liée à l’explosion de la circulation automobile et aux usines vétustes, les écarts entre riches et pauvres se creusent alors que l’Etat se libéralise dc abandonne des politiques sociales

? la métropolisation en marche
revirement depuis 1980, internationalisation
des quartiers périphériques où l’on transfère sans états d’âme des centaines de milliers d’habitants chassés des centres par les démolitions
vive concurrence entre les villes et creusement de l’écart entre Chine intérieure et Chine côtière
la littoralisation se fait + par juxtaposition que par complémentarité concertée
c’est une métropolisation à l’asiatique qui interpénètre le rural et l’urbain selon le concept de desakota (indonésien) desa = rural et kota = urbain

? 4 métropoles internationales pr le moment
Shanghai 13 millions d’habitants
Pékin 11 millions fonctions de capitale politique
Hong Kong 7 millions est une agglo mondiale réintégrée de le giron chinois
Canton 5 millions région urbaine puissante fonctionne cô arrière-pays de HgKg, porte d’entrée de la Chine continentale
Tianjin 9 millions port de Pékin et centre d’industries lourdes

? Shanghai croit en son avenir
1% de la population nationale, PIB/hab le + élevé de Chine
la ville de la bourgeoisie d’affaires et des intellectuels (naissance en 1921 du parti communiste chinois)
accueille le gros des investissements étrangers grâce facilités fiscales et industries de pointe
elle doit cependant veiller à la paix sociale, le chômage s’étend, la population flottante des chantiers du bâtiment sera bientôt à reclasser

? HgKg va-t-elle commencer à douter ?
rétrocédé par les Britanniques en 1997 et conserve pour 50 ans encore un régime administratif spécial
elle est pratiquement une métropole de pays développé, elle se débarrasse progressivement de son habitat insalubre sur jonques ou en baraques, loge les ouvriers ds des villes nouvelles, tente de résoudre au cas par cas le pb des 1,5 million de sans-papiers ayant fui la République populaire
l’immobilier est le + cher du monde (des grandes tours sur des pentes)
elle redoute cependant la corruption et les agissements mafieux qui nuisent à son image de transparence et de liberté et à la confiance des clients du monde entier
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l'asie du sud et de l'est

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