ben je l'ai le cours de géo .... atta je vais chercher ma clé usb ... ah vala, ya la fin du cours de III,1 et le début du III,2 ...
j'ai la flemme de faire le tri et de mettre des soulignages et tout ... dsl
Chap. 1 – Le paradoxe des grandes villes mondialisées, espaces riches concentrant des populations pauvres
Que faut-il entendre par « grande ville » ? Seuil des 2 millions d’habitants. Ce sont ces villes qui sont les principaux nœuds de flux internationaux de toute nature : flux de marchandise, de capitaux, flux migratoires ... Ce sont ces villes qui sont dans le monde les espaces où convergent et d’où divergent les flux, et plus que jamais depuis la mondialisation de ces flux.
Ville mondialisée : ville dont le fonctionnement inclut la perspective mondiale.
Ville mondiale constitue une minorité au sein de la catégorie des villes mondialisées : sont très rares, villes qui dirigent le monde, abritant acteurs ayant un pouvoir de décision au niveau international : politique, bourse, ... NY, Londres, Francfort, Pékin ? Tokyo ...
Ces villes mondialisées st celles qui reçoivent, émettent et traitent des flux. Sont source d’enrichissement, concentrent une grande part des richesses mondiales.
Problématique : se demander si ces grandes villes créent de la pauvreté alors qu’elles concentrent des richesses, cela revient-il à dire que leur mode de fonctionnement crée des inégalités, s’oppose à une redistribution de la richesse ?
Ce serait alors à la fois une réfutation de la conviction libérale qui affirme que la prospérité économique finit par apporter une amélioration pour tous. Les inégalités ne seraient qu’une étape transitoire.
Mais si on démontre que ces villes créent de la pauvreté urbaine, ce serait apporter une réfutation aux représentation collectives selon lesquelles les plus grandes villes sont les meilleurs lieux possibles pour une ascension sociale individuelle.
Si cet espoir est déçu, cela peut expliquer des réactions violentes.
Enjeu politique, mais aussi social et culturel.
I. Certaines conditions de vie dans une grande ville peuvent créer de la pauvreté
II. La mondialisation est un facteur d’accroissement des inégalités sociales dans les grandes villes
III. La concurrence internationale entre les grandes villes laisse peu de place à la lutte contre la pauvreté urbaine
Ville mondialisée = métropole. Agglomération à la population importante, des fonctions très complètes, incluant des fonctions directionnelles, de créations, d’innovations, et ayant une dimension internationale.
I. Certaines conditions de la vie dans une grande ville peuvent créer de la pauvreté
La pauvreté des conditions d’existence ne peut se définir uniquement par le manque de ressources économiques. Pierre Bourdieu : parlait, pour définir les ressources non-économique, de « capital culturel » et « capital social ».
Vivre correctement dans une grande ville, pour accéder à la consommation et au marché du travail, cela demande un capital culturel et social plus important que dans une petite ville.
A. Revenus
Comment, à revenu égal, peut-on entrer en pauvreté en ville et pas à la campagne ?
Il faut plus d’argent pour pourvoir aux besoins dans une grande ville : coût de la vie est supérieur en ville. Evidence qui a des conséquences : à revenu égal, on peut tomber dans la pauvreté.
Prix des denrées alimentaires de base est plus élevé dans les villes que dans les campagnes (PED). En raison des coûts de transport et des intermédiaires. Donc sans que le revenu baisse, une personne citadine paye son alimentation plus cher.
Dans les PED, certains citadins, et parmi les plus pauvres, sont contraints par leurs conditions de vie, d’acheter des plats déjà élaborés, cuisinés. Nourriture confectionnée car ne peuvent pas cuisiner eux-mêmes : soit parce que n’ont pas de domicile, ou alors n’ont qu’un coin de pièce ... Ce st donc paradoxalement les plus pauvres qui sont obligés d’acheter ces produits, qui sont plus chers.
Mais le fait de faire cuire des aliments et aussi l’un des petits métiers dans les quartiers pauvres.
Cette nourriture élaborée est appelée par les auteurs anglo-saxons (très utilisée en Afrique subsaharienne, en Asie ...) « street food ».
Les transports sont payants ; plus la ville est grande, plus les distances à parcourir sont grandes.
Dans les grandes villes, le logement est presque toujours payant, y compris dans les quartiers spontanés : même dans les quartiers autoconstruits, cela se fait rarement sans paiement de droits correspondant au terrain.
Ex : enquête à Abidjan en 1995 (Côte d’Ivoire) : 85% des résidents des bidonvilles sont propriétaires ou locataires du terrain qu’ils occupent. Donc dépenses de logement, même dans quartiers précaires, sont plus élevées que dans les campagnes.
Parmi les plus pauvres, il peut y avoir des dépenses de santé dues aux maladies (manque d’hygiène, consommation d’eau non potable, pollution industrielle ...).
Dans les statistiques de la Banque Mondiale, on lit qu’il n’y a « que » 25% des citadins sont pauvres, contre 58% des ruraux. Mais ça c’est selon le seuil de 2$ par jour ; ce seuil ne tient pas compte du fait que le coût de la vie est plus chère en ville.
Si on applique un correctif, on estimerait qu’entre 1/3 et la moitié des populations urbaines du monde st en situation de pauvreté.
Un des rares pays à tenir compte de la différence : Canada, seuil de faible revenu (SFR), fondé sur mode de calcul absolu. Modulé selon la catégorie de ville dans laquelle on habite. Sur cette base, on obtient des chiffres impressionnant : pour Vancouver, on a 22% de la population de l’agglomération en-dessous du seuil.
B. Capital social, capital culturel
- Capital social : réseau de relations, d’aides pour contribuer à l’insertion dans la société. Dans une grande villes, les relations sont limitées à une famille, ou un quartier, ou encore une communauté ethnique ou linguistique ...
Réseaux qui fonctionnent à l’intérieur d’une catégorie socialement homogène.
Autre réseau : syndicats. Mais par définition, ça ne concerne pas les exclus du marché, ni les salariés des entreprises très petites.
Dans les pas développés, les syndicats st beaucoup plus représentés dans le secondaire que dans le tertiaire ( modification depuis).
Il y a des formes de réseaux relationnels verticales par rapport à la position sociale. C’est souvent ce qu’on appelle le clientélisme. Achat de voies d’électeurs. Les riches peuvent octroyer des privilèges (places en logement social ...) en échange des votes.
Dans les pays pluri-ethiques d’Afrique subsaharienne on appelle cela le « vote ethnique ».
Ou bien un système qui, notamment dans les quartiers pauvres, s’articule autour d’un homme puissant (mafia), qui peut échanger sa protection contre différentes collaborations (trafic d’armes, drogue ...). C’est l’un des facteurs qui explique le développement des activités illégales.
Capital culturel (au sens de Bourdieu). Par le fait d’habiter dans une très grande ville, il peut y avoir un accroissement de l’insuffisance du capital culturel.
En ville, l’une des principales conditions pour améliorer son statut social, la stabilité de son emploi, ... est un certain capital social permettant l’accès à des professions qualifiées : niveau de compétences (diplôme) plus élevé que dans des petites villes ou en milieu rural. Cette acquisition passe par la formation ; les formations très qualifiantes sont inaccessibles aux jeunes les plus défavorisés.
Cela est plus marqué dans les grandes villes ; parce que les compétences nécessaires ne sont pas enseignées dans le cadre de la scolarité obligatoire. Dans de nombreux pays, après l’âge de la scolarité obligatoire les études deviennent payantes.
A l’intérieur même d’une ville, même lorsque la poursuite des études ne se fait pas dans des filières payantes, il n’en demeure pas moins que l’accès à des formations qualifiantes est tributaire de l’enseignement public : établissements de quartier dans la qualité est variable selon les quartiers.
Quand quartiers de mixité sociale, il y a stratégie d’évitement de la carte scolaire. Cela participe donc à la division sociale de l’espace.
Phénomène de ré-embourgeoisement dans les quartiers pauvres => pendant un certain temps il y a mixité sociale.
Les pionniers de la CM dans les pays développés, sont les 1ers à s’installer dans les quartiers pauvres, et n’ont pas d’enfants (ou pas d’enfant en âge scolaire) et s’installent dans ces quartiers en voie de transformation (architecturale ...).
Du point de vue des municipalités : fait qu’il y ait un lien entre difficulté de formation et habitat dans un certain quartiers => mesures prises aux USA. Années 1970 ? : « busing » : ramassage scolaire pour tous.
Lutte contre la pauvreté à moyen terme (pour la génération suivante).
Le busing a contribué à favoriser le départ des CM vers les banlieues de périphérie.
II. La mondialisation, facteur d’accroissement des inégalités sociales dans les plus grandes villes
Que la mondialisation produise au moins dans un 1er temps l’accroissement des inégalités sociales, personne ne le nie. Mais désaccord sur la suite : les libéraux pensent que ce n’est que transitoire et que la prospérité finira pas s’étendre à tout le monde.
A. Apparition de nouvelles inégalités par modifications du marché du travail
Mondialisation des flux financiers, des échanges de biens, des flux de personnes, des flux d’informations (idées, supports, ...).
Chacun de ces types de flux peut avoir des incidences sur l’organisation urbaine.
Les capitaux, les flux financiers, peuvent plus librement être investis dans n’importe quel pays du me et changer très rapidement : fluctuabilité de ces flux.
=> Les entreprises cotées en Bourses se doivent d’afficher de beaux résultats, faute de quoi les investisseurs se détournent.
Entreprises doivent restreindre leurs coûts (salariés ...). Atteindre un meilleur résultat avec effectifs moindres.
Mondialisation des échanges : diminution ou suppression de barrières tarifaires à la frontière. Donne avantage aux produits nationaux s’ils y sont produits. Système de protectionnisme. La mondialisation entraîne abandon du protectionnisme dans un certain nombre de pays.
Pays placés en situation de concurrence. Cela incite les entreprises à limiter les hausses de salaires, etc ...
C’est donc ainsi qu’apparaît la « nouvelle pauvreté », c'est-à-dire nombre de chômeurs accru. Dans cette nouvelle pauvreté, il y a aussi des gens qui exercent un emploi mais sont quand même sous le seuil de pauvreté. Dans les pays anglo-saxons : Working Poor.
La nouvelle pauvreté, faite donc soit de chômage, soit d’emploi mal rémunéré, est exemple d’inégalités.
A l’autre bout de l’échelle sociale, la md° crée des métiers nouveaux et bien rémunérés. Ces nouveaux emplois se créent surtout dans les grandes villes, dans les métropoles. C’est en ce sens que l’inégalité touche davantage les grandes villes.
« Nouvelle pauvreté » montre aussi que des CM peuvent basculer dans la pauvreté.
USA : pourcentage de pauvres commence à décroître lentement. Mais pas dans grandes villes : NY, 19,3%. 2004 : 20,3%.
Certains sociologues emploient l’expression de société « en sablier ».
Cependant le passage à une société tertiarisée crée de nouveaux emplois.
B. Le sentiment de pauvreté
Du point de vue des représentations mentales, le sentiment vécu d’une pauvreté relative s’accroît dans les plus grandes villes. L’inégalitarisme est fortement ressenti car territorialisé sur de petites distances. Inégalité connue de tous.
La richesse semble à portée de main pour les plus pauvres. Difficultés de l’ascension sociale ressenties avec d’autant plus de frustrations. Consommation dans certaines villes = luxe.
Ex : une radio, ou même de l’eau courante. Auto-perception de pauvreté touche un nombre de personnes plus élevé que le nombre de personnes pauvres.
Sentiment de pauvreté peut ainsi être en accroissement. Accroissement des inégalités a surtout eu pour cause l’enrichissement des plus riches.
Ex des grandes villes russes : Moscou, Saint-Pétersbourg. Accroissement pour tous, mais réduit pour les personnes en bas de l’échelle, et accroissement vertigineux pour une petite partie du haut de l’échelle.
Les villes, dans le contexte de la mondialisation, ont des politiques urbanistiques, de gestion de l’espace urbain, qui réserve moins de place à la lutte contre la pauvreté.
III. La concurrence internationale entre les grandes villes laisse peu de place à la lutte contre la pauvreté urbaine
A. L’attitude des pouvoirs publics
Les villes elles-mêmes, en tant que réceptacle possible des investissements, flux touristiques .... se trouvent en concurrence entre elles. Dans ce contexte, les pouvoirs publics sont invités à donner une nouvelle inflexion au prestige. Politiques de vitrines, grandes réalisations urbanistiques.
La plupart des métropoles du monde veulent devenir villes mondiales.
Possible que des permis de construire soient accordés en masse à des bureaux ...
A Bruxelles, ce phénomène a été très répandu. Expulsion de population pauvre.
Mais en dehors des métropoles qui sont candidates à la ville mondiale, il y a aussi question du tourisme. Ex : Marrakech, argent de la municipalité essentiellement accordé à la rénovation du centre historique.
B. Les Entreprises privées, dans les grandes métropoles, jouent un rôle accru dans les aménagements urbains
L’intérêt des travaux par les entreprises privées pour les municipalités est que ça coûte moins cher à la municipalité.
La ligne directrice qui guide ces grands travaux, c’est le profit.
Spéculation immobilière est donc particulièrement lucrative.
Mise en place de centre commerciaux, hôtels de standing, immeubles de bureaux ... => Problème de réinstallation des anciens résidents.
Conclusion : Difficile de trancher : définition de la pauvreté pas la même selon les pays ; sentiment vécu différent aussi ; imprécision chez certains auteurs ; territoires de référence variables selon les auteurs ; auteurs qu constatent une « décrue récente » de la pauvreté s’appuient sur les chiffre des dernières années : trop récent pour savoir si c’est une fluctuation ou si c’est une vraie amélioration.
Ce qui reste certain, c’est que la pauvreté laisse des traces.
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You choose to live on your knees, I'd rather die on my feet ...