Les bidonvilles d’Amérique latine
Introduction :
L’Amérique latine est l’espace géographique s’étendant du Mexique au N Terre → de feu au S.
Selon le Programme des Nations Unies, l’Amérique latine est la plus urbanisée des régions en développement avec 75% de sa population installée en ville : ce tx permet de réaliser, compte tenu de la + ou – grde pauvreté ds pays concernés, l’ampleur que peut prendre le phénomène des bidonvilles, d’autant plus que la croissance est incroyable : les villes millionnaires st de + en + nbreuses et ↑ ds bidonvilles est presque tjs supérieure à celle de la ville, ce qui ls rend d’autant + visibles.
Selon les pays, les expressions changent : les bidonvilles st ls favelas de Rio de Janeiro, les barriadas de Lima, les ranchitos de Caracas ou encore les villa miserias de Buenos Aires, ms elles traduisent toujours une même réalité qui insiste s/ le caractère provisoire et la misère de leur lieu de vie. Si l’on considère le terme de bidonville, deux images semblent se superposer : l’image traditionnelle que nous avons de sous-ensemble ds la ville ms aussi celle d’une ville à part entière.
Nous pouvons ns demander, à travers les caractères qui lui st propres, quels sont les traits qui font du bidonville un espace d’entre-deux, à la fois dans et hors de la ville en étudiant…
1. La formation ds bidonvilles : Un espace organisé physiquemt et socialement.
- Invasion : causes et manifestation.
- Construction : lieux + habitats.
- Organisa° sociale.
2. Sa marginalité : un espace hors de la ville :
- Illégalité, informalité.
- Manque d’équipements urbains.
- Différences sociales, dévt d’une culture du bidonville.
3. Ls stratégies mises en places pr la résorbtion des bidonvilles :
- L’idée première de destruction
- L’échec du relogement social
- Le succès de l’auto-construction assistée.
1.
A)
A l’origine des bidonvilles :
Les bidonvilles se forment sous l’action conjuguée de plusieurs facteurs qui st essentiellement d’une part l’arrivée massive de population dans la ville (généralement grde agglo°), qui apparaît comme la porte de sortie de la misère, et d’autre part l’absence d’un nbre suffisant de logements pour absorber cet afflux (ainsi, à Lima, La construction d’habitations n’a pas suivi l’accroissement fulgurant de la population péruvienne. Selon la Chambre de l’habitat (CAPECO), la capitale manquerait de plus d’un million de logements.) Ces deux facteurs combinés poussent les populations migrantes à s’installer illégalement sur des terrains vacants, construisant pour cela des habitats précaires.
Les populations concernées :
- la masse de la population issue de l’exode rural à partir des années 50 et 60 généralement ms parfois dès les années 30. (Les raisons en sont diverses : pauvreté du milieu rural, manque de terres, attraction exercée par les emplois en ville…): le Vénézuela est devenu un pays presque exclusivement urbain à cause de l’exode rural. La moitié de la population urbaine vit dans des bidonvilles en périphérie de la capitale, Caracas, qui rassemble 60% de la population vénézuelienne.
Les migrations demeure une dynamique démographique fondamentale de constitution de ce périurbain, mais depuis les 20 dernières années on a observé un net ralentissement du flux bien que ce constat nécessite qqes remarques :
- l’accroissement naturel a désormais pris le relais et les bidonvilles gardent ainsi une croissance démographique importante, A Rio de Janeiro, le nombre d’habitants des « favelas » dépasse les deux millions et ne cesse d’augmenter avec une croissance annuelle moyenne de 2,7% en ville et de 7,5% en périphérie (les urbanistes parlent de la loi du double).
- à Saô Paulo, le flux d’entrée est de + en + constitué de migrants ls + pauvres, les Nordestins : ds ls 70’s moins d’1/4 ds migrants était /s le seuil de pauvreté et cette proportion est passée à plus d’1/3 ds les 80’s 90’s. Si ce flux continue c’est désormais – pour les opportunités du marché du travail formel que pour les revenus de l’informel et les services + infrastructures.
- ms l’exode rural ne fournit pas tte la pop° : on trouve aussi des ouvriers peu qualifiés, soucieux d’économiser le prix d’un logement ou forcés d’habiter dans les bidonvilles après la crise et la dévaluation de leur salaire,
- à la fin des années 80, l’Argentine et le Brésil connaissent une grande crise qui provoqua le « déclassement » de certaines catégories de la population : certains individus, ruinés, sont allés gonfler la popula° des bidonvilles, ce sont les « nouveaux pauvres ».
Les processus d’appropriation du terrain :
* Le schéma le plus classique est celui des invasions massives qui aboutirent par exemple à la création des barriadas autour de Lima à la fin des années 40 et au début des années 50. Ces invasions étaient soigneusement préparées, presque planifiées, avec parfois la complicité d’étudiants et ingénieurs pour établir la taille des parcelles et l’alignement des rues. Une zone particulière était choisie à l’avance parmi les terrains publics puis l’invasion se produisait la nuit pr éviter les forces de l’ordre.
* Il existe aussi des invasions plus douces où de petites colonies de squatters viennent progressivement s’installer aux franges de la ville. Dès que les premiers noyaux sont ainsi érigés, les bidonvilles grandissent ensuite très vite.
* Enfin certains bidonvilles sont issus de la "taudification" d’un quartier qui était auparavant intégré à la ville. La misère de ces habitants, l’augmentation importante de sa population pousse à construire des baraques dans tous les vides existants et les équipements deviennent rapidement obsolètes pour la nouvelle densité d’habitants.
B)
L’urbanisation généralment sur des terrains non urbanisables, comme des marécages, des berges de rivières vulnérables aux inondations et ac des problèmes d’écoulement, des pentes trop accentuées propices aux éboulements ou autour des piles des ponts ou des voies de chemin de fer.
N’ayant pas d’autres moyens que de se loger eux-mêmes, les nouveaux arrivants inventent des pratiques informelles et illégales pour s’accaparer l’espace (La plupart du temps, la communauté du bidonville a son chef, (normalement désigné parmi les anciens ayant un minimum de charisme). Cette personne est responsable du terrain et peut attribuer des parcelles aux nouveaux arrivants en déterminant leur taille et leur emplacement.) Ils s’entassent alors dans des baraques construites avec des matériaux de récupération (pneus, planches, tôles, cartons).
Il faut un certain temps pour les remplacer par des logements en brique, c’est le processus de durcification, et plusieurs années pour que les autorités municipales fournissent à ces familles des installations élémentaires comme la lumière, l’eau et les routes (via une légalisation).
Après plusieurs années de sacrifices, les hbts peuvent enfin devenir proprios d’un logement doté d’équipements les plus basiques et peuvent par la suite le louer à plus pauvre qu’eux.
Contrairement à la ville qui se développe beaucoup sur la verticalité, les zones d’habitat spontané ne peuvent quant à elle grandir que sous la forme d’une tache d’huile.
Le logement familial est l’élément constitutif principal du bidonville. Contrairement à la ville, ce logement est bien plus qu’un produit marchand, c’est un véritable combat. Cet abri réalisé à la sueur du front de ses habitants est généralement leur unique bien. C’est le résultat d’une activité et d’un entretien constant. Ce sont des abris très fragiles qui souffrent de la moindre intempérie climatique et qui sont très vulnérables aux incendies (utilisation de matériaux enflammables + grde promiscuité.)
C’est sur ce module que s’organise l’espace. C’est donc la taille des parcelles qui conditionne la morphologie du bidonville. Elles ne sont jms bien grdes, se situant généralemt entre 50 et 150 m².
Les espaces de circulation sont minimums et les espaces publics sont presque inexistants. Néanmoins, les voies de passage (presque toujours piétonnes et en terre ou en pierre) sont hiérarchisées. On ne retrouve pas exactement la même logique partout mais globalement le schéma est le suivant :
- une ou des rues principales. Elles sont relativement larges et peu nombreuses. Elles servent d’espace public.
- des ruelles. Elles sont étroites et utilisées comme un espace semi-public.
- un réseau d’impasses semi-publiques qui desservent plusieurs cours privées. Dans certains bidonvilles elles ont une porte à leur entrée, afin d’être utilisée comme un espace commun par les personnes qui vivent autour.
Les commerces et artisans se regroupent sur le pourtour du bidonville, notamment aux niveaux des "portes", et sur les voies principales. Ceci contribue à renforcer le caractère autonome du bidonville.
A cette organisation spatiale au premier regard chaotique s’ajoute l’existence d’une organisation sociale parfois très développée : dc cet espace où le bâti est dense et où il est difficile de survivre seul, le voisinage et les relations sociales prennent une grande ampleur.
C)
C’est un espace social pour plusieurs raisons.
- Tout d’abord c’est le lieu où se regroupent des populations venant du même milieu. En effet on remarque que dans les bidonvilles, les gens se répartissent suivant leur provenance.
Une zone d’habitat spontané est donc une communauté ou un ensemble de plusieurs communautés qui partagent la même misère. Déracinés et vivant dans un milieu hostile, une grande solidarité s’est créée entre les personnes qui débarquaient dans les bidonvilles.
Aujourd’hui, c’est un élément essentiel dans le combat contre la pauvreté. Sans l’entraide et les relations sociales, beaucoup ne pourraient pas survivre.
Les rapports sociaux sont du type de ceux que l’on peut entretenir entre villageois mais ils sont accentués par la promiscuité urbaine.
- De +, les bidonvill partagent svt des zones comm, élémts urbains catalyseurs des échanges socx.
C’est grâce à cette cohésion sociale que les habitants peuvent espérer améliorer leur quotidien et se faire entendre des autorités. Beaucoup de bidonvillois se sont en effet aperçu qu’ils pouvaient avoir du poids en se regroupant. Les bidonvilles sont au centre des convoitises électorales des partis politiques et peuvent se faire entendre par ce biais.
Lorsque les habitants sont suffisamment organisés et motivés, ils arrivent à se regrouper pour créer des associations (ds lesquelles les F, constamment confrontées aux difficultés des conditions de vie, sont particulièrement actives) et gérer le bidonville comme on gère une ville. Villa el Salvador dans la banlieue de Lima est une référence en la matière. Dans ce bidonville, en unissant le travail de tous, en récoltant des fonds des organisations internationales et en extirpant des aides gouvernementales, on a pu construire une école, créer une sorte de cantine pour tous, paver des rues, installer l’eau, etc. … Aujourd’hui beaucoup préfèrent habiter à Villa el Salvador qui a une communauté soudée plutôt que dans le centre de Lima qui est presque plus insalubre que ce qu’est devenu le bidonville.
Ds de nbrx bidonvilles des milices st crées pour se protéger de l’insécurité et des tours de garde la nuit sont instaurés afin de prévenir tt départ de feu.
A la fois organisé et social, le bidonville est donc un lieu d’activité où la baraque et la rue sont un espace de travail et d’échange ms malgré ce dynamisme et ces types d’organisation, le bidonville reste un espace difficilement associable à la ville : il reste marginal s/ plusieurs plans.