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 colle: les bidonvilles en Amérique latine

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Virginie



Nombre de messages: 11
Date d'inscription: 08/10/2006

MessageSujet: colle: les bidonvilles en Amérique latine   Dim 4 Fév - 14:44

Les bidonvilles d’Amérique latine

Introduction :
L’Amérique latine est l’espace géographique s’étendant du Mexique au N Terre → de feu au S.
Selon le Programme des Nations Unies, l’Amérique latine est la plus urbanisée des régions en développement avec 75% de sa population installée en ville : ce tx permet de réaliser, compte tenu de la + ou – grde pauvreté ds pays concernés, l’ampleur que peut prendre le phénomène des bidonvilles, d’autant plus que la croissance est incroyable : les villes millionnaires st de + en + nbreuses et ↑ ds bidonvilles est presque tjs supérieure à celle de la ville, ce qui ls rend d’autant + visibles.
Selon les pays, les expressions changent : les bidonvilles st ls favelas de Rio de Janeiro, les barriadas de Lima, les ranchitos de Caracas ou encore les villa miserias de Buenos Aires, ms elles traduisent toujours une même réalité qui insiste s/ le caractère provisoire et la misère de leur lieu de vie. Si l’on considère le terme de bidonville, deux images semblent se superposer : l’image traditionnelle que nous avons de sous-ensemble ds la ville ms aussi celle d’une ville à part entière.
Nous pouvons ns demander, à travers les caractères qui lui st propres, quels sont les traits qui font du bidonville un espace d’entre-deux, à la fois dans et hors de la ville en étudiant…

1. La formation ds bidonvilles : Un espace organisé physiquemt et socialement.
- Invasion : causes et manifestation.
- Construction : lieux + habitats.
- Organisa° sociale.

2. Sa marginalité : un espace hors de la ville :
- Illégalité, informalité.
- Manque d’équipements urbains.
- Différences sociales, dévt d’une culture du bidonville.

3. Ls stratégies mises en places pr la résorbtion des bidonvilles :
- L’idée première de destruction
- L’échec du relogement social
- Le succès de l’auto-construction assistée.

1.
A)
A l’origine des bidonvilles :
Les bidonvilles se forment sous l’action conjuguée de plusieurs facteurs qui st essentiellement d’une part l’arrivée massive de population dans la ville (généralement grde agglo°), qui apparaît comme la porte de sortie de la misère, et d’autre part l’absence d’un nbre suffisant de logements pour absorber cet afflux (ainsi, à Lima, La construction d’habitations n’a pas suivi l’accroissement fulgurant de la population péruvienne. Selon la Chambre de l’habitat (CAPECO), la capitale manquerait de plus d’un million de logements.) Ces deux facteurs combinés poussent les populations migrantes à s’installer illégalement sur des terrains vacants, construisant pour cela des habitats précaires.

Les populations concernées :
- la masse de la population issue de l’exode rural à partir des années 50 et 60 généralement ms parfois dès les années 30. (Les raisons en sont diverses : pauvreté du milieu rural, manque de terres, attraction exercée par les emplois en ville…): le Vénézuela est devenu un pays presque exclusivement urbain à cause de l’exode rural. La moitié de la population urbaine vit dans des bidonvilles en périphérie de la capitale, Caracas, qui rassemble 60% de la population vénézuelienne.
Les migrations demeure une dynamique démographique fondamentale de constitution de ce périurbain, mais depuis les 20 dernières années on a observé un net ralentissement du flux bien que ce constat nécessite qqes remarques :
- l’accroissement naturel a désormais pris le relais et les bidonvilles gardent ainsi une croissance démographique importante, A Rio de Janeiro, le nombre d’habitants des « favelas » dépasse les deux millions et ne cesse d’augmenter avec une croissance annuelle moyenne de 2,7% en ville et de 7,5% en périphérie (les urbanistes parlent de la loi du double).
- à Saô Paulo, le flux d’entrée est de + en + constitué de migrants ls + pauvres, les Nordestins : ds ls 70’s moins d’1/4 ds migrants était /s le seuil de pauvreté et cette proportion est passée à plus d’1/3 ds les 80’s 90’s. Si ce flux continue c’est désormais – pour les opportunités du marché du travail formel que pour les revenus de l’informel et les services + infrastructures.
- ms l’exode rural ne fournit pas tte la pop° : on trouve aussi des ouvriers peu qualifiés, soucieux d’économiser le prix d’un logement ou forcés d’habiter dans les bidonvilles après la crise et la dévaluation de leur salaire,
- à la fin des années 80, l’Argentine et le Brésil connaissent une grande crise qui provoqua le « déclassement » de certaines catégories de la population : certains individus, ruinés, sont allés gonfler la popula° des bidonvilles, ce sont les « nouveaux pauvres ».

Les processus d’appropriation du terrain :
* Le schéma le plus classique est celui des invasions massives qui aboutirent par exemple à la création des barriadas autour de Lima à la fin des années 40 et au début des années 50. Ces invasions étaient soigneusement préparées, presque planifiées, avec parfois la complicité d’étudiants et ingénieurs pour établir la taille des parcelles et l’alignement des rues. Une zone particulière était choisie à l’avance parmi les terrains publics puis l’invasion se produisait la nuit pr éviter les forces de l’ordre.
* Il existe aussi des invasions plus douces où de petites colonies de squatters viennent progressivement s’installer aux franges de la ville. Dès que les premiers noyaux sont ainsi érigés, les bidonvilles grandissent ensuite très vite.
* Enfin certains bidonvilles sont issus de la "taudification" d’un quartier qui était auparavant intégré à la ville. La misère de ces habitants, l’augmentation importante de sa population pousse à construire des baraques dans tous les vides existants et les équipements deviennent rapidement obsolètes pour la nouvelle densité d’habitants.

B)
L’urbanisation généralment sur des terrains non urbanisables, comme des marécages, des berges de rivières vulnérables aux inondations et ac des problèmes d’écoulement, des pentes trop accentuées propices aux éboulements ou autour des piles des ponts ou des voies de chemin de fer.
N’ayant pas d’autres moyens que de se loger eux-mêmes, les nouveaux arrivants inventent des pratiques informelles et illégales pour s’accaparer l’espace (La plupart du temps, la communauté du bidonville a son chef, (normalement désigné parmi les anciens ayant un minimum de charisme). Cette personne est responsable du terrain et peut attribuer des parcelles aux nouveaux arrivants en déterminant leur taille et leur emplacement.) Ils s’entassent alors dans des baraques construites avec des matériaux de récupération (pneus, planches, tôles, cartons).
Il faut un certain temps pour les remplacer par des logements en brique, c’est le processus de durcification, et plusieurs années pour que les autorités municipales fournissent à ces familles des installations élémentaires comme la lumière, l’eau et les routes (via une légalisation).
Après plusieurs années de sacrifices, les hbts peuvent enfin devenir proprios d’un logement doté d’équipements les plus basiques et peuvent par la suite le louer à plus pauvre qu’eux.
Contrairement à la ville qui se développe beaucoup sur la verticalité, les zones d’habitat spontané ne peuvent quant à elle grandir que sous la forme d’une tache d’huile.
Le logement familial est l’élément constitutif principal du bidonville. Contrairement à la ville, ce logement est bien plus qu’un produit marchand, c’est un véritable combat. Cet abri réalisé à la sueur du front de ses habitants est généralement leur unique bien. C’est le résultat d’une activité et d’un entretien constant. Ce sont des abris très fragiles qui souffrent de la moindre intempérie climatique et qui sont très vulnérables aux incendies (utilisation de matériaux enflammables + grde promiscuité.)
C’est sur ce module que s’organise l’espace. C’est donc la taille des parcelles qui conditionne la morphologie du bidonville. Elles ne sont jms bien grdes, se situant généralemt entre 50 et 150 m².
Les espaces de circulation sont minimums et les espaces publics sont presque inexistants. Néanmoins, les voies de passage (presque toujours piétonnes et en terre ou en pierre) sont hiérarchisées. On ne retrouve pas exactement la même logique partout mais globalement le schéma est le suivant :
- une ou des rues principales. Elles sont relativement larges et peu nombreuses. Elles servent d’espace public.
- des ruelles. Elles sont étroites et utilisées comme un espace semi-public.
- un réseau d’impasses semi-publiques qui desservent plusieurs cours privées. Dans certains bidonvilles elles ont une porte à leur entrée, afin d’être utilisée comme un espace commun par les personnes qui vivent autour.
Les commerces et artisans se regroupent sur le pourtour du bidonville, notamment aux niveaux des "portes", et sur les voies principales. Ceci contribue à renforcer le caractère autonome du bidonville.

A cette organisation spatiale au premier regard chaotique s’ajoute l’existence d’une organisation sociale parfois très développée : dc cet espace où le bâti est dense et où il est difficile de survivre seul, le voisinage et les relations sociales prennent une grande ampleur.


C)
C’est un espace social pour plusieurs raisons.
- Tout d’abord c’est le lieu où se regroupent des populations venant du même milieu. En effet on remarque que dans les bidonvilles, les gens se répartissent suivant leur provenance.
Une zone d’habitat spontané est donc une communauté ou un ensemble de plusieurs communautés qui partagent la même misère. Déracinés et vivant dans un milieu hostile, une grande solidarité s’est créée entre les personnes qui débarquaient dans les bidonvilles.
Aujourd’hui, c’est un élément essentiel dans le combat contre la pauvreté. Sans l’entraide et les relations sociales, beaucoup ne pourraient pas survivre.
Les rapports sociaux sont du type de ceux que l’on peut entretenir entre villageois mais ils sont accentués par la promiscuité urbaine.
- De +, les bidonvill partagent svt des zones comm, élémts urbains catalyseurs des échanges socx.
C’est grâce à cette cohésion sociale que les habitants peuvent espérer améliorer leur quotidien et se faire entendre des autorités. Beaucoup de bidonvillois se sont en effet aperçu qu’ils pouvaient avoir du poids en se regroupant. Les bidonvilles sont au centre des convoitises électorales des partis politiques et peuvent se faire entendre par ce biais.
Lorsque les habitants sont suffisamment organisés et motivés, ils arrivent à se regrouper pour créer des associations (ds lesquelles les F, constamment confrontées aux difficultés des conditions de vie, sont particulièrement actives) et gérer le bidonville comme on gère une ville. Villa el Salvador dans la banlieue de Lima est une référence en la matière. Dans ce bidonville, en unissant le travail de tous, en récoltant des fonds des organisations internationales et en extirpant des aides gouvernementales, on a pu construire une école, créer une sorte de cantine pour tous, paver des rues, installer l’eau, etc. … Aujourd’hui beaucoup préfèrent habiter à Villa el Salvador qui a une communauté soudée plutôt que dans le centre de Lima qui est presque plus insalubre que ce qu’est devenu le bidonville.
Ds de nbrx bidonvilles des milices st crées pour se protéger de l’insécurité et des tours de garde la nuit sont instaurés afin de prévenir tt départ de feu.
A la fois organisé et social, le bidonville est donc un lieu d’activité où la baraque et la rue sont un espace de travail et d’échange ms malgré ce dynamisme et ces types d’organisation, le bidonville reste un espace difficilement associable à la ville : il reste marginal s/ plusieurs plans.
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Virginie



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MessageSujet: Re: colle: les bidonvilles en Amérique latine   Dim 4 Fév - 14:45

2.
A)
La première caractéristique qui sort totalement le bidonville de la ville est son illégalité à plusieurs niveaux :
De nombreux bidonvilles ne sont tout bonnement pas reconnus en tant que tels : officiellement les cartes ne les mentionnent pas et leurs habitants n’existent pas. Les bidonvillois vivent dans une sorte de non-lieu et ressentent un sentiment d’humiliation.
De plus ils ne peuvent pas se projeter dans l’avenir, ni tenter d’améliorer leur habitat (sauf au bout d’une longue occupation) car ils restent perpétuellement sous la menace de l’expulsion qui réduirait à néant leurs efforts. Donc les conditions de vie stagnent ou s’améliorent très lentement, les gens préférant manger un peu plus, plutôt que de réparer un toit ou agrandir une pièce. Cela détermine aussi un type de construct° "démontable" : en bois plutôt qu’en pierre, même si cela coûte + cher.
Cette illégalité se traduit également par l’importance du secteur informel : l’inaccessibilité du ctre-ville (Les limites physiques séparant le bidonville et la ville telles q’une autoroute, une voie ferrée, une rivière ou même un mur sont rendues d’autant plus pénalisantes par le fait qu’il n’existe pas d’infrastructure permettant de les franchir. Il n’y a pas de ponts ni de passerelles suffisamment nombreux pour permettre un lien entre bidonville et ville. En fait, réseaux et infrastructures ne vont pas vers le bidonville, ce qui coupe ce dernier de son environnement) pénalise la population pour y trouver un emploi. Ainsi, de nbreux emplois se créent peu à peu ds le bidonville, attachant ainsi de + en + les habitants à leur quartier.
On retrouve encore cette idée d’illégalité dans l’image des bidonvilles comme refuge des activités criminelles comme le narcotrafique. S’il est évident que les bidonvilles sont des espaces où la violence est une réalité quotidienne, il semble que les médias et les gouvernements exagèrent le phénomène pr justifier des destructions.

B)
Ce qui différencie beaucoup les quartiers d’habitat spontané de la ville, c’est qu’ils ne sont pas, ou peu, dotés d’équipements et services urbains qui permettent à la ville d’être un lieu confortable.
A sa formation, le bidonville ne dispose pas d’égout, pas de raccordement à l’eau (à Guayaquil (Equateur), 35 % de la population n’a pas accès au réseau d’eau et cherche à se ravitailler aux 400 camions-citernes. Or, les “marchands d’eau” achètent l’eau à des prix fortement subventionnés et la revendent parfois jusqu’à 400 fois le prix payé par les consommateurs raccordés au service public), pas d’électricité, pas de voie carrossable, pas de ramassage d’ordures, pas de police, pas d’équipements sanitaires, pas d’équipement éducatif, etc.… pourtant des équipements élémentaires. Ces services st d’autant – accessibles que des Etats comme le Pérou ou l’Argentine ont privatisé une partie de leurs services ds ls 90’s : ls entreprises préfèrent alors se concentrer s/ ls quartiers ls + rentables et en profitent parfois pr augmenter leurs prix.
Si l’électricité (svt par piratage) et une école primaire peuvent rapidement ê obtenus, ce n’est pas le cas pr l’adduction d’eau et les services de santé.
L’eau est un des éléments les plus importants et est évoquée dans tous les bidonvilles du monde.
Ces carences font du bidonville un lieu inconfortable au quotidien, et le rendent de jour en jour, de plus en plus insalubre.
Les conditions sanitaires sont déplorables : l’eau est réutilisée pr différentes tâches (lessive, vaisselle, toilette) et peut provoquer des diarrhées mortelles chez les nourrissons.
À Ventanilla, le principal faubourg de Lima, 90% des enfants souffrent de maladies parasitaires

C)
Contrairement aux centres villes qui donnent une certaine image de richesse, il y a dans le bidonville une misère omniprésente. La pauvreté constitue le fond de tableau de l’ensemble du bidonville.
Le taux de chômage dans les bidonvilles est souvent très haut et les actifs sont des petits salariés ou des ouvriers peu qualifiés : À Ventanilla, Le chômage touche 80% des familles et la plupart survivent de petits boulots.

Dans la majorité des cas, seul le père travaille et il doit nourrir une famille nombreuse. Les gens vivent donc avec des moyens bien inférieurs à ceux de la majorité des citadins.
Dans beaucoup de bidonvilles, on ne vit avec environ 1 euro par personne et par jour.
Certaines familles gagnent plus que cela mais elles ne gagnent pas suffisamment pour se nourrir et se loger en même temps ; elles sont donc condamnées à rester dans le bidonville.
D’autres auraient même les moyens de vivre dans un logement social mais ils doivent envoyer de l’argent à leur famille restée à la campagne, le bidonville reste donc leur unique solution.
Le contraste économico-social entre la ville et les quartiers spontanés se révèle considérable. L’image des baraques de tôle méprisées par un CBD tout proche est réellement saisissante et choquante et témoigne bien de la ségrégation qui s’exerce dans la ville.
De nombreux témoignages d’habitants des bidonvilles insistent sur les humiliations qu’ils ont du subir et sur la honte quotidienne qu’ils pouvaient ressentir lorsqu’ils se trouvaient en contact avec des citadins « normaux ». C’est d’autant plus vrai dans les pays où la proportion de population vivant dans un bidonville est assez faible.
Par exemple, témoignage : la boue peut devenir une véritable calamité car elle montre aux autres leur appartenance au bidonville. Au point où beaucoup emportent deux paires de chaussures pour en avoir toujours une de propre afin de ne pas montrer leur situation.

Ms cette particularité sociale a peut-être eu une conséquence positive avec l’émergence d’une culture :
Le bidonville étant majoritairement constitué d’une population rurale, c’est donc une ville avec une traditionnelle plutôt qu'urbaine. Quand on sait que la culture des villes des pays en voie de développement est soumise à la mondialisation et que par conséquent elle s’occidentalise peu à peu, on peut voir dans le bidonville un foyer de conservation de la culture originelle du pays.
On assiste donc à l'émergence de la culture du bidonville, une culture de la pauvreté avec ses formes d'expression (chant, musique, théâtre, …), ses références, ses valeurs (la dignité y tient une bonne place). C'est aussi le règne de la débrouille, de l’entraide, des plaisirs simples. Le bidonville est un lieu où capitalisme et individualisme n’ont pas encore pu réellement pénétrer.
Ceci est un constat qu’il faut parfois nuancer car l’apparition de la télévision dans certains endroits peut très rapidement modifier les manières de penser et les modes de vie. Chaque nouvelle génération est de plus en plus influencée par la ville et la culture urbaine peut également pénétrer via l’arrivée d’anciens citadins « déclassés ».
Aujourd’hui les bidonvilles qui se sont créés durant la première partie du 20ème siècle sont pourvus d’une véritable histoire et font référence à une culture spécifique. Les favelas, qui existent depuis un siècle et qui ont été le lieu de naissance de la Samba, ont pris un caractère patrimonial.
Cette hypothèse semble peut-ê se confirmer par l’attrait touristique dt elles st l’objet désormais : ds « favelas tours », visites guidées et sécurisées, st organisés par exemple à Rocinha : les touristes intéressés disent eux-mêmes qu’ils sont à la recherche d’une culture brésilienne authentique, différente de la ville en partie occidentalisée.

Devant cet état d’entre-deux des bidonvilles : une ville hors et dans la ville, au caractère à la fois urbain et rural, des politiques se mettent en place pour trancher cette longue hésitation, soit par la suppression pure et simple de ces quartiers soit par des efforts de relogement et de revalorisation, tentatives pour redonner une certaine unité à la ville.
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Virginie



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MessageSujet: Re: colle: les bidonvilles en Amérique latine   Dim 4 Fév - 14:46

3.
Il y a plusieurs grandes catégories d’acteurs qui interviennent pour l’amélioration de l’habitat précaire et la création de logements bon marché :
- les gouvernements des pays concernés par la bidonvilisation
- les instances internationales (notamment l’ONU et la Banque mondiale)
- Les banques régionales de développement (interaméricaine, africaine, asiatique)
- les ONG "exogènes"
- les associations et ONG "endogènes"
- certains pays du Nord (via des aides et des projets ponctuels)
- des agences de coopération culturelles et techniques (favorisant la formation)
Les pays directement concernés sont la plupart du temps dépassés par le problème car leur politique ne donne pas la priorité au logement. De plus, les aides et les planifications qu'ils entreprennent pour remédier à l'habitat précaire sont rendues inefficaces par des gouvernements plus ou moins instables, la corruption, et le manque de compétence allouée aux divers projets.

A)
A tout moment, les autorités peuvent décider de détruire une partie ou la totalité d’un bidonville. Leur histoire est en effet jalonnée d’expulsions ponctuelles et massives. Beaucoup de gouvernements ont cru au début régler le problème des bidonvilles en détruisant les baraques et en expulsant ses habitants (surtt ds les années 1960-75). Bien entendu ces populations totalement démunies allaient systématiquement s’installer ailleurs et un nouveau bidonville se créait un peu plus loin.
Beaucoup de « vieux bidonvilles » (créés il y a longtemps et maintenant rattrapés par la ville), situés à une trop grande proximité du centre ville ont été totalement détruits car ils nuisaient à l’image de la ville. Ainsi des raisons souvent purement touristiques ont mené au déguerpissement de milliers de familles.
Aussi concours de raisons foncières : la ville s’étend (même si la ↑ du bidonville est la + élevée, celle de la ville n’est pas inexistante) et le bidonville situé auparavant aux franges de la ville acquiert progressivement une valeur foncière importante et les investisseurs font pression sur les autorités afin qu’elle libère le terrain.

B)
La construction de logements sociaux subventionnés par l'état a été une des premières réactions pour tenter de loger les masses de population immigrant en ville et pour recaser les habitants des bidonvilles.
Cette solution a rarement été couronnée de succès et cela pour plusieurs raisons :
- les immeubles construits reviennent trop chers. C'est donc la classe intermédiaire qui en profite ainsi que la classe privilégiée qui utilise les logements sociaux comme un outil de spéculation.
En outre, baisser le prix de revient n'est pas une solution non plus car cela engendre des logements de qualité médiocre qui s'avèrent parfois dangereux.
- de plus, ces nouveaux logements sont généralement situés loin du centre. Les gens ne veulent pas bouger dans les camps de transit aménagés pour eux. Ce serait perdre leur boulot, leurs petites industries, leur petit commerce qui se trouvait dans la rue, toutes les possibilités de gagner de l’argent. Ces habitants refusent ainsi de s’installer dans les appartements car la rue est leur lieu de travail. C’est un cercle vicieux.
- nous l'avons vu, ces personnes ne veulent pas perdre les relations sociales qu'ils ont tissées dans le bidonville.
- a cela s'ajoute une véritable méfiance des bidonvillois pour les actions gouvernementales. Ils montrent beaucoup de réticences à toutes propositions émanant d'un pouvoir qui les a trop longtemps méprisés et délaissés.
Il existe aussi une véritable insatisfaction vis-à-vis de la standardisation (cf culture des bidonvilles évoquée avant) car elle ne fait pas partie de la culture des classes défavorisées. On ne comprend pas que le voisin puisse avoir exactement le même logement que le sien.

C)
Ajdh, recours à l'auto-construc° paraît ê seule solution viable pour résorber le pbm des bidonvilles.
= utiliser les hbts comme main-d'œuvre pr construire propre logemt ou améliorer celui qu'ils utilisent.
Il s’agit d'utiliser leur potentiel en tant que constructeur pr réduire lcoûts de prod° des cellules de logement. Il ne faut donner aux entreprises que ce que les habitants ne peuvent faire eux-mêmes. Cette idée n'est pas récente : au début des années 70, des utopistes, comme Ivan Illich, proposaient une politique différente, qui « s’attacherait d’abord à définir ce qu’il est impossible d’obtenir par soi-même quand on construit une maison. En conséquence, elle assurerait l’accès à un minimum d'espace, d’eau, d’éléments préfabriqués, et probablement aussi l'accès à un minimum de crédit [...]. Les gens pourraient se construire des abris plus durables, plus confortables et plus salubres, en même temps qu’ils apprendraient l’emploi de nouveaux matériaux et de nouveaux systèmes »
Il existe deux formes d’auto-construction :
- la réhabilitation et la construction in situ
- l’auto-construction sur des trames d’accueil
Dans le premier cas, elle passe obligatoirement par la légalisation des habitants.
C'est un type d'intervention intéressante car elle permet aux bidonvillois d'être reconnus, de conserver leur tissu social, de préserver l'authenticité du bidonville et de ne pas être trop éloignés de la ville. La Rocinha par ex, est la plus développée des favelas de Rio, grâce au statut de bairro (quartier) reçu via le projet gouvernemental Favela Bairro lancé en 1994 (ms cette favela avait déjà un assez bon niveau de dévt) : le projet prévoyait entre autre la signalisation des rues, un moyen d’éviter la discrimination (pr un emploi par ex).
Par contre il est difficile de créer des réseaux, de placer des équipements et d'assainir le terrain et la réhabilitation peut aussi entraîner un départ : le résident trouve à travers la réhabilitation un processus de valorisation de son espace qui rend ce dernier commercialisable. Il le vend pour retourner dans un bidonville ou une zone moins aménagée.
La deuxième solution est de ce côté-là plus facile et moins coûteuse car on commence par réaliser la viabilisation de l'ensemble du terrain avant de lancer le projet d'auto-construction assistée. Le problème est de trouver des emplacements qui puissent s'intégrer au tissu urbain et qui ne soient pas rejetés trop loin des activités. Dans les deux cas, on arrive à un prix deux fois inférieur à celui qu'aurait coûté un logement social équivalent : l'auto-construction est donc financièrement très attractive.
D'autre part, l'auto-construction assistée permet d'occuper l'importante population désoeuvrée des bidonvilles et de la former au travail de construction. Elle a donc un rôle social extrêmement positif car elle valorise les personnes. Et même si c'est une main-d'œuvre peu qualifiée, elle est par contre très motivée. Les habitants peuvent s'approprier le projet et par conséquent avoir un niveau d'investissement important. De plus, pendant la phase de construction, qui peut être relativement longue, les habitants qui travaillent ensemble vont se souder et apprendre à s'organiser, surtout si les personnes qui encadrent le projet leur laissent une part de responsabilité relativement importante. Ils seront donc capables, à l'avenir, de se regrouper pour entamer de nouvelles réalisations.

Conclusion :
Les bidonvilles d’Amérique latine ont clairement montré par leur longévité qu’ils n’étaient pas des étapes transitoires ds le dévt des pays latinos-US, comme cela a lontemps été pensé, ms lun phénomène de société, signe d’une fragmentation d’un espace urbain au taux de croissance élevé, dans un contexte de grde pauvreté.
La ségrégation sociale est un trait dominant de ces pays dans lesquels pourtant les contours de la ville sont d’autant plus flous que les bidonvilles de la périphérie sont des espaces en constante évolution, « en devenir », à mi-chemin entre l’urbain et le rural. Ds fragments apparaissent, socialement différenciés comme les gated communities, pendant des bidonvilles. S’ils sont souvent des quartiers qui parviennent à une organisation sociale importante et à une certaine autonomie qui en font une ville dans la ville, il ne faut pas oublier que cet espace en mvt tend essentiellement vers un but : ê intégré au secteur formel pr appartenir officiellement à la ville. L’organisation, aussi poussée soit-elle, est donc pensée comme une transition avant la prise en main par un pvoir officiel : elle ne disparaît pas pr autant et reste toujours un moyen de pallier les défaillances de la municipalité ou un moyen de pression.
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Marine



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MessageSujet: Re: colle: les bidonvilles en Amérique latine   Dim 4 Fév - 15:49

purée ça c'est de la colle .... Shocked

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colle: les bidonvilles en Amérique latine

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