Voila. Je crois ne pas avoir fait trop d'abréviations, PED, PD = pays dvpé, et m° = marginalisation.
Ah oui, elle m'a dit qu'il ne fallait pas trop insister sur le côté psychologique, social de la chose, ds l'introduction : c'est là dessus que ce fera la différence au concours (a-t-elle dit) : traiter le sujet de manière géographique & non sociologique)
La marginalisation des pauvres dans la villeIntroductionLa ville, jusqu’aux années 80 environ, était conçue par les chercheurs (géographes, sociologues, etc.) comme un espace d’intégration, cette représentation est fortement remise en q° de nos jours : on voit la cité comme une jungle urbaine, lieu d’exacerbation des passions, de la violence, et de l’exclusion des uns par les autres.
La marginalité est le degré ultime de l’exclusion, si l’on suit Paulet et Sivignon (Géo humaine) ; c’est un ensemble de formes de sociabilité lacunaires, marquées à la la fois par des manques (de considération, de sécurité, de biens assurés, de liens stables…) et par le recours à des expédients pour survivre.
Nous élargirons tout de même un peu le terme, en remarquant différents ° de marginalisation.
La marginalisation du pauvre est avant tout sociale (c’est une différence économique d’avec le reste de la société qui fait qu’il est différent socialement de celle-ci). Mais cette marginalisation sociale a de nombreux liens avec l’espace, et va engendrer une marginalisation spatiale, c'est-à-dire à la fois
- une ségrégation socio-spatiale de l’espace
- et une différentiation de l’espace même, une différentiation physique : les quartiers pauvres regroupent moins de fonctions de les quartiers riches, sont plus isolés…
Il faut également distinguer différents degrés de pauvreté, qui vt engendrer différents territoires de la pauvreté, plus ou moins marginalisés.
Nous prendrons comme définition de la ville celle fixée par Géopolis : une agglomération de plus de 10 000 habitants.
--> Nous étudierons donc comment la ville s’est faite le lieu idéal pour que la marginalisation sociale se trouve renforcée par la marginalisation spatiale (l’une alimentant l’autre), et nous pencherons surtout sur cette dernière : comment est née la distinction territoire riche / territoire pauvre, et quels sont ses effets physiques ? Tout en gardant à l’esprit la question du ressenti, des représentations mentales : être marginal, c’est aussi et surtout se voir et être vu comme tel.
--> Nous étudierons donc tout d’abord comment la marginalisation sociale va engendrer la division socio-spatiale de l’espace urbain, et les différents territoires de la pauvreté créés, pour ensuite étudier plus précisément les caractéristiques physiques de ces territoires de la pauvreté, caractéristiques qui vt renforcer la marginalisation. Enfin, nous nous pencherons sur la question des représentations, qui nous invite en fait à dégager des types de marginalisation selon les pays, et même selon les villes : car la pauvreté est avant tout relative, et, selon la manière dont elle est ressentie, le phénomène de la marginalisation va être vécu différemment par les habitants
I. La naissance du quartier pauvre : la ségrégation socio-spatiale (marginalisation sociale engendrant m° spatiale)Tout d’abord, il nous faut donc étudier comment la m° sociale influe sur la m° spatiale, pour créer une différentiation sociale de l’espace. Pour ce faire, il faut comprendre comment naissent les quartiers pauvres.
A. La paupérisation des quartiers centrauxDans les pays des « Nord », elle caractérise surtout les villes de type anglo-saxon (type que l’on trouve évidemment aux EU et en GB, mais aussi dans des pays comme l’Allemagne, ou aux Pays-Bas)
Les pop aisées décident de partir en banlieue, en périphérie --> autours des CBD, ceintures t dégradées de quartiers périphériques, les inner cities. Mouvement qui commence aux EU dès fin du 19e siècle.
2 cas différents :
- division sociale de l’espace urbain car fonctionnement du marché foncier --> Continuité dans le phénomène de ségrégation ; c’est le « white flight » dans les villes des EU
EX : quartier de North Philadelphia --> friches résidentielles ( - 43% habitants), terrains vagues et taudis ; pop quasi juste foyers paupérisés et sans abri.
¾ ménages = famille monoparentale avec une femme
37% ménages vivent sous le seuil de pauvreté.
De même à Montréal, formation d’une underclass post-industrielle --> forte paupérisation du centre, plus d’1/3 pop sous seuil pauvreté.
Mais aussi en F (Barbes par ex)
Depuis peu, on observe même la création d’edge cities, qui mettent un espace de plus en plus grand entre les différentes classes sociales.
Mais elle ne concerne pas que les pays développés. On observe le même phénomène dans certains pays en développement, comme par exemple à Mexico :
Perte de 40% pop entre 75 et 95
Dans centre, plus d’1/2 des logements est locatif, plus d’1/3 = une seule pièce.
Dichotomie centre ville : 1/3 occidental : 2,8 à 3,6 personnes
Central : 3,7 à 4
Oriental : 4,1 à 4,8
- pendant période communiste, marché foncier totalement supprimé, et depuis une quinzaine d’années, est réintroduit dans une situation de grande mixité sociale, on a une réapparition d’une division sociale.
On observe donc une bipolarisation du centre (car les centres habités exclusivement de pauvres sont très rares : le CBD se trouve toujours dans le centre).
B. Les banlieuesMais on observe également un autre type de formation de quartiers pauvres : la relégation des plus pauvres dans les périphéries de la ville. C’est, cette fois ci, le modèle des villes françaises ou latines.
Léger historique : c’est essor démographique qui va transformer contours des villes.
Ségrégation sociale --> Cstruction des grandes usines à la périphérie des villes, et logements ouvriers.
EX : Bobigny, au NE de Paris : avant, espace agricole. Après 1900, lotissements créés pour ouvriers des nouvelles ind, grandes entreprises s’installent. Au départ, le long des axes de communication, et au fur et à mesure investissent tout le territoire.
EX : Les Corons du N : on regpait les ouviers dans des petites maisons individuelles.
Modèle radioconcentrique surtout avant GM2, car déjà on avait encore les banlieues vertes, espaces privilégiés (EX : Nogent sur marne, on y va le week end, pour se baigner dans la Marne…)
--> La banlieue rouge d’hier devient banlieue défavorisée d’aujourd’hui.
Mais un autre phénomène va également déplacer les pop défavorisées en banlieue : les prix du marché foncier se mettent à ↑ dans le centre-ville, et les plus pauvres sont obligés de partir en banlieue.
EX : dans le S-O de Moscou, nouveaux quartiers d’affaires --> les plus pauvres ne peuvent plus rester, et sont obligés de partir vers les périphéries dépréciées.
--> Là, véritablement création d’un quartier pauvre.
EX : Shangai : dans le centre ville, on détruit pour reconstruire, agrandir avenue, mettre bureaux… et anciens habitants ne sont pas relogés dans nouveaux qu car trop chers
Entre 1992 et 1995, 250 000 départs
Et ce phénomène peut également venir d’une volonté sociale des gouvernements : c’est ainsi que l’on arrive à la construction de grands ensembles dans les banlieues, comme la banlieue parisienne.
Les sols urbains sont chers --> Création de HLM en s’appuyant sur la verticalité, c'est à dire en grands immeubles. Mais c’est aussii dû à une mode urbanistique : c’est l’architecte allemand Walter Gropius qui va enclencher idée des habitats cllectifs (idée, en fait, que les habitant vont préférer l’immeuble collectif bien équipé à des maisons individuelles trop couteuses) ; Le Corbusier va dvper cette idée, selon 2 thèmes : inutilité de la rue, et cstructions en hauteur.
--> Développement des grands ensembles.
Mais surtout, et c’est ce qui nous intéresse le plus, on veut regrouper les logements sociaux car pression des plus riches, qui ne veulent pas être « envahis » --> On les met tous dans un espace vide et grand ; et s’il est resté vide, c’est parce qu’il présente des inconvénients : mal desservi, pas très bon terrain…
Ils ont, au départ, été conçus pour résoudre la crise du logement, mais pas choisis avec pertinence.
♠ Au départ, ne constituaient pas des quartiers pauvres, il y avait encore de nombreuses familles aisées, et les plu spvres en étaient exclus. Mais au fur et à mesure, plus aisées préfèrent partir, car dégradation du bati, etc. (verrons plus tard toutes les raisons), et remplacées par les + pauvres --> création d’un « territoire de la pauvreté »
Dans les PED, on va également avoir la création de quartiers pauvres en banlieue, sous la forme des logements illicites et précaires.
♠, réalités t différentes, peut être baraques de tôle ou immeubles de plusieurs étages.
De plus, ces quartiers, s’ils sont presque toujours en périphérie lors de leur création, peuvent désormais se trouver en position centrale : ex : favela de Rocinha à Rio de Janeiro.
C. La question de la volontéNous avons donc noté quelles étaient les formes de ségrégation sociales à l’origine de différentes formations de ségrégation spatiale.
Mais, pour revenir à la question de la marginalisation, il faut nous pencher sur la q° de la volonté : cette ségrégation spatiale est elle le résultat d’une véritable volonté de séparation, qui va aboutir à une marginalisation, ou bien est-ce un phénomène inconscient ?
o Le gouvernement
2 possibilités :
- Comme ns le notions tout à l’heure, parfois création d’un quartier pauvre part d’une bonne intention : créer des logements peu onéreux.
Mais en fait à partir de là cercle vicieux, les pop aisées partent, selon un phénomène inconsient ou non.
- Mais parfois, réelle volonté de l’Etat de reléguer quartiers pauvres en périphéries pour attirer touristes et capitaux dans le centre de la ville, qui sert de vitrine internationale.
--> Etat donne première impulsion au cercle vicieux du marché foncier, en créant des logements chers. Processus de gentrification dans pays développés.
o Les populations aisées
Mais aussi pop aisées, consciemment ou non, vont engendrer ce phénomène de ségragation spatiale. Phénomène de dévaluation d’un quartier.
o Les populations défavorisées
Mais il faut aussi noter que parfois cette marginalisation est volontaire, venant des pauvres eux-mêmes ; dans ce cas, c’est non la ségrégation qui est à l’origine de la marg°, mais l’agrégation.
EX donné par Peter Willmott dans La ville agrégation et ségrégation sociale
Dagenham en GB, 50’s, tendance à l’agrégation des ouvriers. Témoignage d’un homme : « Je suis plus heureux ici…Là bas on me regardait de haut…ici on vous accepte en tant qu’ouvrier. »
♠, pas non plus homogénéité parfaite : 2 groupes d’ouvriers, les « respectable », et les « rough » : « Nous essayons d’essayer de décourager Linda de jouer avec les enfts d’à côté. La majorité des enfts autours d’ici parlent vraiment argot. Nous ne voulons pas nous mélanger avec les gens comme ça. »
Là, il faut distinguer plusieurs ° de pauvreté :
Avec ↑ niveau de vie, vie + privatisée et homogénéisation des modes de vie --> La structure de la Société est moins polarisée, donc moins de ségrégation envers les pers – aisées.
Mais pour les + pauvres, la situation est toujours la même.
==> La marginalisation sociale est donc moteur de marginalisation spatiale, ou tout du moins de différenciation de l’espace urbain. Selon les pays, on va avoir une dichotomie du centre ville, ou bien une relégation des plus pauvres en banlieue, mais le résultat sera toujours le même : on regpe les plus pauvres ensemble, volontairement ou non, et le territoire de la pauvreté est alors créé.
II. Le territoire de la pauvreté : un espace qui marginalise, par ses caractéristiques physiques (m° spatiale renforçant m° sociale)Seulement, une fois cette différenciation s-s de l’espace urbain effectuée, on va voir s’opérer une différentiation du bâti même : dégradation, etc. De plus, les espaces affectés aux plus pauvres, lors du phénomène de quartier pauvre en banlieue, sont, nous l’avons vu, souvent des espaces offrant des inconvénients. La m° spatiale va donc renforcer la m° sociale.
A. La question de la distanceSi la seule chose qui distinguait pauvres et riches dans la ville n’était qu’un regpement dans différents quartiers, on ne pourrait parler que d’une faible marginalisation. Mais en réalité, les espaces réservés aux plus pauvres offrent des inconvénients qui vont renforcer leur m°.
C’est ici qu’intervient la q° t importante de la distance.