Le Forum des Khâgneux

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 Fiche La maison du Dr Edwards (Spellbound) - Hitchcock

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Marine



Nombre de messages: 428
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Localisation: Paris
Date d'inscription: 12/09/2006

MessageSujet: Fiche La maison du Dr Edwards (Spellbound) - Hitchcock   Dim 15 Oct - 12:28

J'ai distingué plusieurs parties, en fonction du montage du film. J'ai pris les notes en regardant le film, d'où le fait que parfois les phrases n'ont pas un super style rhétorique !!!


La Maison du Dr. Edwardes
(Spellbound)
Alfred Hitchcock - 1945
Produit par Selznick

Avec : Gregory Peck => le faux Dr Edwards (JB, John Ballantine)
Ingrid Bergman => Constance Petersen

Résumé :
Constance, médecin psychanalyste dans un asile d’aliénés, tombe amoureuse du nouveau directeur. Cependant, elle s’aperçoit vite que l’homme qu’elle aime est en réalité un malade mental qui se fait passer pour le Dr. Edwards. Quand il prend conscience de son amnésie, il croit avoir tué le véritable Docteur et s’enfuit de la clinique. Constance le retrouve et le cache chez son vieux professeur qui va analyser les rêves du malade et trouver l’origine de son déséquilibre.

Nominé pour 6 Oscars ; Oscar de la meilleure musique originale.

Notes

Générique : Ouverture sur un arbre mort dont les quelques feuilles restantes s’envolent au vent.
Epitaphe : « La faute n’en est pas à nos étoiles ; elle est en à nous-mêmes », Shakespeare.

Petit texte explicatif : « Notre histoire a pour objet la psychanalyse, méthode par laquelle la science moderne traite les problèmes psychologiques des patients. L’analyste se contente d’inciter le patient à parler de ses problèmes cachés, afin d’ouvrir les portes, jusque là fermées, de son esprit. Une fois que les complexes qui troublaient le patient sont dévoilés et interprétés, la maladie et la confusion disparaissent et les démons de la déraison sont enfin chassés de l’âme. »

Première partie
Green Manors : l’asile. Femmes qui jouent aux cartes. Mlle Carmichael est demandée pour aller voir le Dr Petersen (Constance, Ingrid Bergman), fervente adepte de la psychanalyse. Mais Mary Carmichael réagit mal à cette thérapie et jette un objet à la tête du Dr Petersen.
Le Dr Fleurot (autre médecin de l’institut) dit à Constance qu’elle manque d’expérience humaine. Il est amoureux d’elle et l’embrasse de force.

Entrée du Dr Murchison, le directeur sur le point de céder sa place à un nouveau directeur. Il a eu des problèmes psychologiques, « dus au surmenage ».

M. Garmes, un des patients de l’asile.
Constance commence à ouvrir son courrier devant lui, avec un coupe-papier.
Gros plan sur le coupe papier, pas de musique pour souligner le bruit du papier déchiré. Garmes lui propose un coup de main, elle refuse (peur qu’il se serve du coupe-papier comme arme ?)

Le nouveau directeur fait son entrée, Anthony Edwards (Gregory Peck), semble très jeune. On le présente à d’autre médecins : les Dr Graff et Hanish. Gros plan sur Edwards.
Puis plan large, le groupe de médecins est à l’extrême bord gauche de l’écran, tandis que Murchison traverse tout le plateau pour ouvrir la porte à l’extrême droite.

Dîner. Quand le Dr Edwards entre, Constance le regarder : musique romantique.
Au cours de la discussion, Constance dessine un ovale avec sa fourchette (donc il y a plusieurs traits) sur la nappe => musique inquiétante, Edwards semble très angoissé et réagit violemment (« On ne craint pas d’abîmer le linge ici ! »). => plan large, comme si on était à la place d’Edwards et l’on voit le demi-cercle des autres médecins nous regarder.
Constance parle alors de son ancien professeur de psychiatrie, le Dr Brulov. Pendant qu’elle parle, le Dr Edwards passe le plat d’un couteau sur les marques de fourchette. Musique un peu inquiétante.

Seconde partie

Harry, l’un des gardiens, amène un mot du Dr Edwards à Constance, lui demandant de venir voir l’un de ses patients, M. Garmes, qui souffre d’un complexe de culpabilité car il pense avoir tué son père.
Constance veut essayer la psychanalyse avec Garmes, et lui parle. Edwards semble touché par les paroles de Constance. Puis, une fois Garmes parti, il lui propose de passer l’après-midi avec lui. Avant qu’ils ne partent, le téléphone sonne, c’est un certaine Norma Kramer, que Edwards affirme ne pas connaître.

Joli plan de paysage. Ils se promènent, parlent d’amour, Constance a des propos un peu désabusés sur ce sujet.
Quand elle rentre, visiblement en urgence pour un de ses patients, les autres médecins font des insinuations douteuses sur ce qu’elle a fait de son après-midi avec Edwards.

L’on voit Constance dans son lit, qui a l’air de penser. Elle se lève, hésite, se coiffe, d’assoit, hésite, sort de sa chambre. Elle monte les escaliers, et voit de la lumière filtrer sous la porte des appartements du Dr Edwards. La musique devient plus forte à ce moment. Constance se dirige finalement vers la bibliothèque, emprunte l’ouvrage d’Edwards sur le complexe de culpabilité. Gros plan sur la 1ère page du livre, dédicacé à la main par l’auteur. Elle emporte le livre avec elle. Finalement, elle ouvre la porte de la chambre du Dr Edwards. Il lit dans un fauteuil, mais s’assoupit. Puis il la voit (plan vertical, où elle apparaît juste dans l’encadrement de la porte). Discussion sur leur coup de foudre, gros plans à très gros plans sur leurs yeux, elle ferme les siens.
A ce moment, l’image change et l’on voit une porte qui s’ouvre, donnant sur une autre porte qui s’ouvre à son tour, etc … (cf. Psychanalyse).
Alors qu’ils s’embrassent, Edwards a un regard étrange, la musique se fait inquiétante, et gros plan sur le vêtement blanc à rayures de Constance. Il la repousse, en lui disant que ce n’est pas sa faute à elle.
Coup de téléphone à ce moment, on annonce à Edwards que Garmes a voulu tuer le Dr Fleurot et se trancher la gorge.
=> ils vont au bloc.
Là, Edwards se sent mal, comme s’il étouffait, se détourne du malade. Il tient des propos incohérent, dit que les lumières étaient éteintes, que c’est pour ça que Garmes a fait ça, et qu’il faut ouvrir toutes les portes, qu’on ne laisse pas les gens enfermés comme ça. Il s’évanouit.
Constance le veille. Gros plan sur le livre d’Edwards, qu’elle a ouvert. Elle lit, et remarque que la signature de la dédicace de la 1ère page du livre n’est pas la même que celle à la fin du mot qu’Edwards lui a fait parvenir la veille. Elle a l’air de comprendre quelque chose. Quand Edwards se réveille, elle lui demande « Who are you ? ». Il a un regard perdu, et prend conscience de son amnésie. « Edwards is dead … I killed him … Took his place … » : pense avoir tué le vrai Dr Edwards.

Intéressant : ils discutent, et quand Constance parle, la musique est légère ; quand c’est lui qui parle, la musique est plus sombre.
Il dit à Constance que la femme qui avait téléphoné (Norma Kramer) disait qu’elle était la secrétaire du Dr Edwards, qu’elle s’inquiétait de son absence. Constance commence une discussion psychanalytique avec lui. Il découvre (sur un paquet de cigarette) les initiales JB : son nom. Chaque fois qu’il doute, il a des maux de tête.
Il se regarde dans le miroir (thème qui revient à plusieurs reprises dans le film).

Plus tard, il écrit une lettre à Constance pour lui annoncer qu’il part.

L’on voit la secrétaire du Dr Edwards parler aux médecins, et leur affirmer que l’homme qu’elle a eu au téléphone n’était pas le Dr Edwards. Murchison expose sa théorie : il pense que « JB » s’est évanoui à cause de Garmes, qui l’a ramené à la vérité (qui est : l’assassinat du Dr Edwards).

Constance trouve la lettre. La police vient l’interroger. Fleurot pense qu’elle cache quelque chose et que Edwards va se suicider.
A la radio, Constance entend que « JB » a été repéré : elle fait sa valise et part à sa recherche.

Troisieme Partie

Empire State Hotel. Foule. Constance se fait lourdement draguer par un péquenaud, et le détective de l’hôtel vient à son secours. Elle lui décrit « JB » et il retrouve l’homme dans les réservations de l’hôtel : elle rejoint « JB » dans sa chambre.
Psychanalyse. « JB » pense qu’il devait être avec le Dr Edwards quand celui-ci est mort. Constance voit une blessure sur la main de « JB », une greffe de peau due à une brûlure au 3e degré. Il revit sa brûlure.
Un groom vient leur apporter les journaux, la photo de Constance a été publiée e précisant qu’elle était soupçonnée d’aider un fou dangereux, et le groom l’a reconnue : ils fuient.

Ils vont à Rochester, pour voir le Dr Brulov, celui qui a psychanalysé Constance avant qu’elle n’exerce (obligatoire). Dans le train, « JB » regarde les rails défiler, la musique se fait inquiétante, il semble angoissé par la forme des rails ////. Il se rappelle alors de quelques éléments.

Ils arrivent chez Brulov, il y a 2 hommes déjà présents, ce sont des policiers. Quand Brulov rentre, il est interrogé par la police, à laquelle il dit qu’il a déjà tout dit. Il connaissait Edwards mais ne l’aimait guère.
Constance et « JB » vont se cacher chez lui, mais lui disent qu’ils sont mariés et en voyage de noce.
Image du miroir (c’est Constance qui se regarde).
« JB » angoissé par la couverture blanche à rayures. Constance en déduit que le blanc et les traînées sont source d’angoisse pour lui.

Dans la nuit, « JB » se lève et va dans la salle de bain pour boire. Il se regarde dans le miroir, s’observe attentivement. Il sort son rasoir, prépare la mousse qui est blanche : il lâche tout, tout est blanc dans la salle de bain. Quand il ressort, il voit les rayures de la couverture. Il s’approche de Constance, le rasoir à la main, la musique (rythmée, comme un air militaire) devient plus forte. Il sort alors de la chambre, toujours avec le rasoir dans la main, marchant comme un automate. Il descend dans le salon, Brulov est réveillé. Ce dernier lui propose un verre de lait. « JB » ne dit mot. Plan vertical ou Brulov va dans la cuisine, et la moitié du champ est pris par la main de « JB » tenant le rasoir.
Quand « JB » boit son lait, on voit Brulov à travers le verre. Tout devient blanc.

Quatrieme partie
Le lendemain, Constance va voir Brulov, le voit affalé dans un fauteuil, pense qu’il est mort (mais juste endormi). Brulov savait que « JB » n’était pas normal, il l’a donc drogué au bromure pour le neutraliser. Constance prie Brulov de les cacher pour qu’elle puisse soigner « JB ». Il accepte finalement, après quelques réticences.

« JB » raconte son rêve : tentures où sont peints des yeux, une maison de jeux, joue aux cartes avec un homme barbu, et le tenancier, un homme sans visage, vient dire au barbu qu’il triche. Puis « JB » est avec le barbu en haut d’un toit en pente, et il voit tomber ce barbu au ralenti. De derrière une cheminée surgit l’homme sans visage, qui tient dans sa main une roue déformée. Puis « JB » court vers le bas de la montagne, poursuivi par une paire d’ailes géantes.

Alors qu’il a fini de raconter, « JB » est effrayé par la neige, dehors, et les traînées de luge. Constance fait le rapprochement : Edwards emmenait ses patients en vacances pour les soigner => « JB » devait être au ski avec Edwards.
Ils finissent par découvrir que la station s’appelait Gabriel Valley => ils y vont.
Dans le train, « JB » est perturbé par le couteau avec lequel Constance coupe sa viande.

Cinquieme partie
Gabriel Valley. Ils skient (d’ailleurs assez peu vêtu pour la haute montagne). Musique inquiétante brusquement.
A la fin de la pente, « JB » affirme qu’il n’a pas tué son frère, que c’était un accident => le souvenir qu’il refoulait.
Il se souvient de son nom : John Ballantine. Il demande Constance en mariage.

Mais la police annonce qu’une balle a été retrouvée dans le dos du Dr, quelqu'un lui a donc tiré dessus par derrière. => meurtre, John est arrêté.

Série d’images de Constance essayant de défendre l’innocence de John. Mais en vain, il est emprisonné.

Retour à Green Manors. Discussion avec Murchison, qui reste directeur finalement. Quand elle rentre dans sa chambre, elle se souvient des paroles qu’il vient de prononcer : il connaissait le Dr Edwards, et ne l’aimait pas. Elle semble réaliser quelque chose. Relit ses notes, à propos du rêve de John. Elle va dans la chambre de Murchison (même image qu’au début, lumière sous la porte).
Elle raconte le rêve à Murchison. Le rêve ressemble à Green Manors, selon lui. Les yeux = les gardiens. JB jouait au 21 avec le Dr Edwards : cf. club 21 à New York. Le tenancier qui accuse Edwards de tricher = Murchison. La roue = le revolver, que Murchison montre à Constance. Il a tué Edwards parce que celui-ci allait prendre sa place comme directeur de Green Manors.
Murchison pointe le revolver sur Constance, mais celle-ci est persuadée qu’il ne la tuera pas de sang-froid. Elle se lève : la caméra suit ses mouvements, et au centre bas de l’écran, le revolver la suit. Elle sort. On voit le révolver se retourner vers la caméra, et tirer. Eclat rouge.

Epilogue
John et Constance sont mariés.

FIN
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louise



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MessageSujet: Re: Fiche La maison du Dr Edwards (Spellbound) - Hitchcock   Ven 16 Fév - 19:00

je précise aussi que les décors de la séquence du rêve ont été réalisés par Dali (il me semble que tu ne l'as pas mis)
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Marine



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MessageSujet: Re: Fiche La maison du Dr Edwards (Spellbound) - Hitchcock   Ven 16 Fév - 19:15

ah ui c'est exact ... mais je ne le savais pas quand j'ai vu le film Rolling Eyes

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