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 bourget le cinéma américain

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louise



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MessageSujet: bourget le cinéma américain   Sam 17 Mar - 14:04

Jean-Loup Bourget

Le cinéma américain 1895-1980


Introduction

Imptance du ciné américain, cpdt sujet à des préjugés, notammt celui de l’ « usine à rêve » = on y fabriquerait au lieu d’y créer. Il est aussi dénoncé comme une arme de l’impérialisme économique & culturel américain.
Il faut rapporter le ciné à l’ensemble de la culture am, ainsi qu’aux évènemts extérieurs. Car le ciné est un art social par excellence, créé collectivemt et « consommé » collectivemt (tt comme l’archi), et reflète dc les aspirations inavouées de la communauté.
Le ciné entretient ac la réalité un rapport oblique, comme le montrent les controverses touchant certains films, de Naissance d’une nation à La porte du paradis.
Histoire du ciné conçue comme celle d’un art & d’un spectacle, ms aussi nécessairemt comme celle d’une technique et d’une industrie.

Les années trente

L’Amérique en 1929

GD ac krach de Wall Street; début du long « règne » de Roosevelt, qui marque un changemt psychologique : « Nous n’avons à craindre que la crainte » = l’Am doit tirer ses ressources en elle-même, et avoir foi pr lutter contre la tentation des totalitarismes qui règnent en Europe.
Art engagé socialemt et politiquemt : Ben Shahn fait de Sacco & Vanzetti des martyrs christiques ds The passion of Sacco et Vanzetti (31-32). Imptance accordée à la collectivité. L’Etat devient mécène (WPA), ainsi que les grdes entreprises (33 : Edsel Ford demande 27 tableaux à Diego Riviera, où figurent les 4 parties du monde contemplant le travail à la chaîne, hommage aux usines de Detroit).
Archi : Rockfeller Center (31-40) où se trouve le Radio City Music Hall, chef d’oeu de l’art Déco qui échoue en tant que music hall, ms est reconverti en salle de ciné de 6 000 places diffusant des films RKO. 35 : Wright construit Falling water – la maison sur la cascade (à Ohiopyle, Pennsylvannie), dt on voit une réplique ds La mort aux trousses.
1927-30 : transition du ciné = films réalisés en 2 versions : muet & parlant. De 1930 à 32 sont aussi réalisées des versions en langues étrangères (avant le doublage).
Warner bénéficie du parlant (elle a acquis le procédé Vitaphone depuis 1925), ms aussi Paramount, MGM (d’où est issue la 20th Century qui rachète Fox en 35), tandis que Columbia sur le pt de mourir sera sauvée par les succès de Capra.

Le cinéma, reflet de la Dépression

Le sujet l’emporte sur le formalisme (lien ac climat socioculturel) = « théorie du reflet ». Le film social, spécialité de la Warner, dénonce le chômage et propose des solutions. Le backstage musical (sous-genre de la comédie musicale) fait l’éloge du ND. Idéologie populiste des oeu de Capra, Ford.
Les chômeurs sont un vaste public = tps d’aller au ciné + rêve de « lendemains qui chantent » à travers le ciné.

Le film social & le film de gangsters

Th du chômage & de la délinquance juvéniles : Wild boys on the road (Wellman, Warner, 33) ; Les anges aux figures sales (Curtiz, Warner, 38). Dénonciation de la vie ds les prisons : Je suis un évadé (Mervyn Le Roy, Warner, 32) ; du lynchage : Fury (1er film am de Lang).
 th de l’individu innocent transformé en criminel par la sté
Gangster vu comme un produit du chômage & de la prohibition (abolie par FDR en 33), symptôme de la corruption politique : L’ennemi public (Wellman, 31) ; Scarface (Hawks, 32). Rend célèbres des acteurs au physique peu avantageux : Muni, James Cagney, Humphrey Bogart (ds Dead End, Wyler, 37).

La comédie loufoque

= screwball comedy. Th de Cendrillon : Mon mari le patron (Gregory La Cava, 35), Vous ne l’emporterez pas ac vous (Capra, 38) ; égalemt en version masculine (la riche héritière épouse le journaliste ou l’ouvrier) : It happened one night (Capra, 34).
La comédie prend ainsi parti pr la démocratie am : Monsieur Smith au Sénat (Capra, 39) = le « petit homme » l’emporte sur les nantis.
Parfois pas de message politique : L’impossible Monsieur Bébé (Hawks, 38).

Le cinéma populiste & John Ford

Vers sa destinée exalte la figure de Lincoln (incarnation de la loi). Sympathie pr l’All de la ww1 ds L’homme que j’ai tué (Lubitsch, 32) : plaidoyer pacifiste = bcp de films sur l’All pdt les 30’s. // Nostalgie envers le passé am : repli sur soi & retour aux sources
 films peuvent ê susceptibles d’interprétation de drte comme de gche : populisme réactionnaire ou ND ?
Western ou épopée : Sur la piste des Mohawks (Ford, 39) ; Le grd passage (Vidor, 39, montre harmonie ac la nature & courage de ces anonymes qui ont fait l’Am + références bibliques à Moïse) ; La piste des Géants (Walsh, 30).
Nostalgie ds « films désuets » comme Little Women (d’ap Louisa May Alcott, 33) ; et ds la même veine L’insoumise (Wyler, 38), Autant en emporte le vent (Fleming, 39). Idéal du populisme : campagne, petite ville. Grde ville = théâ de catastrophes. Vision qui se poursuit ds les 40’s : La splendeur des Amberson (Welles, 42).

King Vidor & les films « ethniques »

Accent sur la communauté : principe de solidarité nationale / de revendication d’une identité ethnique ou religieuse ?
Utilisation de stéréotypes raciaux ou nationaux par Hollywood. Un des seuls noirs à connaître succès ds les 30’s : Stepin Fetchit (ms bien sûr il joue des rôles conformes à ce qu’évoque son nom « step and fetch it » : va vite chercher, ordre qu’on donne au chien).
Vidor, chantre de l’Am & message collectiviste : Notre pain quotidien préconise la création de coopératives rurales pr résoudre le chômage = antimodernisme ; la fille de la ville (Sally) agit d’ailleurs en tentatrice & menace de rompre la communauté rurale, située « près d’Arcadia » (= d’Arcadie, symbolisme classique).
Hallelujah (30) : hymne à la communauté noire, destiné aux blancs comme aux Noirs.
Cpdt : films réservés aux Noirs. Oscar Micheaux, grd prodteur de ces « films pr ghettos », de qlité médiocre et stéréotypés (les acteurs sont tous Noirs ms toutefois choisis de peau particulièremt claire ; la plupart des réalisateurs sont blancs). Bcp de Horse operas (westerns musicaux). Ulmer : Moon over Harlem (37), film de gangsters ; réalise aussi un film en ukrainien et 4 en yiddish (dt Green Fields, 37).
 intérêt pr l’identité juive ds le ciné des 30’s
Cf The Jazz singer, 1er film parlant : Al Jolson, fils d’un cantor juif, se grime en noir – comme ds les minstrel shows - et devient chanteur de Jazz. Gregory La Cava, Symphony of six million (32) : un médecin juif du ghetto du Lower East Side réussit et part sur Park Avenue, devenant du fait infidèle au serment d’Hippocrate (aider les pauvres et non les oisifs), ms finit par retourner ds le ghetto.

Le cinéma d’évasion

Ciné issu de la GD ; Hollywood comme « usine à rêve ». Films musicaux en vogue, associés au parlant. Modèle théâtral de l’opérette. Lubitsch (Une heure près de toi, 32, La veuve joyeuse, 34). Couple Maurice Chevalier – Jeannette McDonald.
Films dansés : Ginger Rogers - Fred Astaire, monde de la comédie sentimentale & sophistiquée ds des décors luxueux inspirés par l’Art Déco (par Van Nest Polglase, grd décorateur de la RKO). Chorégraphies de Busby Berkeley qui tiennent du kaléidoscope mêlant ornemts kitsch et corps féminin dévêtu : 42e rue (Lloyd Bacon, 33), Chercheuses d’or (Mervyn Le Roy, 33).
Nveaux acteurs à la fin de la décennie : Mickey Rooney, Judy Garland. Le magicien d’Oz (Fleming, 39) d’après un classique de la litt am pr enfants, qui utilise le technicolor à des fins irréalistes.

La comédie

Laurel & Hardy en film. Chaplin : Les lumières de la ville (31), Le dictateur (40), Les temps modernes (36) , satire des usines Ford à Detroit. Marx Brothers (Harpo, Chico et Groucho) : Duck Soup (Leo McCarey, 33). W. C. Fields. Comédie sophistiquée: Trouble in paradise (Haute pègre, Lubitsch, 32).

Les stylistes

Leisen ; Mamoulian : Dr Jekyll & Mister Hyde (31), Queen Christina (33, ac Greta Garbo); Sternberg: L’ange bleu (en All, il ramène ensuite Marlène Dietrich en Am), Shanghai Express (32) = érotisme & exotisme.

Ford & le cinéma de l’Empire

Influence de l’expressionnisme all. Filiation ac l’Ang : La mascotte du régiment (37), Quatre hommes et une prière (38).
 Tradition culturelle am qui se conçoit comme une partie intégrante de la culture anglo-saxonne
Bcp de films impériaux : La charge de la brigade légère (Curtiz, 36), Le prisonnier de Zenda (Cromwell, 37), Gunga Din (Ford, 39, où Inde = Ouest et l’armée des Indes = la cavalerie am). Sources litt : Tarzan l’homme singe (Van Dyke, 32, or Tarzan est un lord ang).
Ciné d’évasion : Errol Flynn acteur phare. Curtiz : Capitaine Blood (35), Les aventures de Robin des Bois (38), L’aigle des mers (40).

Films historiques

Oeu spectaculaires. De Mille : Le signe de croix (32), Cléopâtre (34), Les croisades (35). Persos de f victimes de l’histoire : Marie Stuart (Ford, 36), Christine de Suède (Mamoulian, 33), Marie-Antoinette (Van Dyke, 37).

Le fantastique

Inspiration européenne. Frankenstein (adapté de Mary Shelley, James Whale, 31), Dracula (adapté de Bram Stoker, Tod Browning, 31) – adapté aussi en All sous le titre Nosferatu. Inspiration de Poe : Morders in the Rue Morgue, The black cat (Ulmer, 34).
King Kong (33) par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, effets spéciaux de Willis H. O’Brien. Sorte d’idéal pastoral confronté à la ville (représentée par son symbole par excellence, l’Empire state building de 31).

La mutation du parlant

Appel à des écrivains renommés. Faulkner collabore ac Hawks : Après nous le déluge (33), Les chemins de la gloire (36). F.Scoot Fitzgerald donne une idée de ces rapports ds Le dernier Nabab (40) où le perso principal s’inspire du prodteur Irving Thalberg.
Appel à des metteurs en sc issus du théâ. Cukor affiche ses origines théâtrales ds de nb films : Romeo & Juliet (36), Femmes (39), Le roman de Marguerite Gautier (37, d’après La dame aux camélias). Mamoulian metteur en sc d’opéras : Porgy and Bess (Gershwin, 27). Interrogations sur le rôle de l’actrice : Morning glory (Lowell Sherman, 33), Stage door (La Cava, 37), ts deux ac Katharine Hepburn.
Adaptations litt : Becky Sharp (Mamoulian, 35, d’ap Vanity fair de Thackeray), Les hauts de Hurlevent (Wyler, 39), David Copperfield (Cukor, 35, ac insistance sur la fidélité de l’adaptation : au début du film on reproduit sur l’écran les premières pages du livre), Anna Karenina (Clarence Brown, 35), Les misérables (Richard Boleslavsky, 35).
Apport de la litt du pt de vue des techniques : flashback, ellipse. Caractère théâtral de certains films renforcé par le tournage en studio.

Conclusion : l’apogée des studios

Période riche qui correspond à apogée d’un système cohérent : grds studios dirigés par les producteurs, vivant par les stars. Production standardisée qui permet d’unir qtité & qlité. Standardisation + diversification à partir de qques modèles = consolidation d’un certain nb de genres.
MGM = le plus imptant des studios : Greta Garbo, Joan Crawford, Jean Harlow, Norma Shearer (épouse du prodteur Thalberg), Luise Rainer, Myrna Loy et Clark Gable, Spencer Tracy, William Powell, Wallace Beery. Plus de 60 écrivains-scénaristes travaillent pr le studio : Faulkner, Fitzgerald etc. Metteurs en sc : Van Dyke, Fleming, Clarence Brown (« directeur » attitré de Greta Garbo).
Warner : manque de moyens compensés par l’imagination, et liste impressionnante de stars : Bette Davis, Errol Flynn, Olivia de Havilland, Paul Muni, James Cagney, Humphrey Bogart.
Rôle capital des décorateurs : MGM = Cedric Gibbons (Adrian pr les costumes) ; Paramount = Hans Dreier ; Warner = Anton Grot ; RKO = Van Nest Polglase.


Les années quarante
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louise



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MessageSujet: Re: bourget le cinéma américain   Sam 17 Mar - 14:05

L’Amérique en 1941

3e mandat de Roosevelt (réélu en 1940 ; puis à nveau en 44). 30’s : pol intérieure (GD) / 40’s : pol internationale. Am entre neutralisme (Lindbergh par ex) / hostilité à l’All nazie & au Japon (rival en Extrême-Orient).
Ac l’entrée en w, les films sont très anti-nazis : Foreign correspondent (Hitchcock), The great dictator (Chaplin). Après Pearl Harbor les films de propagande ne font que se multiplier : To be or not to be (Lubitsch, 42) raille les nazis, Casablanca (Curtiz, 42) exalte le courage des résistants etc. Les films de w viennent après l’évènemt & ont une vision parfois contestée des faits : les Aventures en Birmanie (Walsh, 45) montrent la Birmanie reconquise par les seuls EU, sans les Ang.
La w élimine le chômage (main d’oeu & prod d’armemts). Le nazisme a provoqué une vague d’émigration qui prolonge celle des Juifs (ab 33). Arrivent notammt Lang & Sirk, des Français comme Renoir, R. Clair, et de nb autres artistes : Miro, Chagall, Max Ernst, Dali, Léger, Breton, Saint-John Perse = redécouverte de l’avant-garde européenne ds le domaine des AP. La confrontation au Surréalisme donnera naissance à l’expressionnisme abstrait (Pollock, de Kooning). Décalage du ciné, tributaire du « grd public » et de la reproduction de la réalité. Cpdt : films d’avant-garde du surréaliste all Hans Richter en collaboration ac Léger, Duchamp, Calder, Man Ray.
Bcp de films de propagande sont réalisés par des européens. Ex : Renoir, This land is mine (43). Ces derniers sont aussi présents ds l’interprétation. Ex : bcp d’acteurs jouant des nazis sont des Juifs ( !). L’impte immigration all vient renforcer le poids de l’expressionnisme all, reconnaissable chez Welles (Citizen Kane, 41) ou encore ds le genre du thriller.
 l’apport européen est dc dble & contradictoire : retour à un esthétisme / à une idéologie (lutte contre le fascisme).

Le Maccarthysme

Le maccarthysme s’apparente aux idéologies totalitaires (cf Arendt) : il exige des preuves d’innocence, non de culpabilité (cf Rosenberg, affaire encore en suspens). Les « 10 de Hollywood » sont emprisonnés pr avoir refusé de dire s’ils étaient ou non communistes. Bcp de réalisateurs se retrouvent sur « liste noire » & sont contraints au chômage, à l’exil.
L’introspection domine = le film noir est marqué par la psychanalyse. Ex : la maison du docteur Edwardes (Hitchcock, 45).
Européens en archi : Le Corbusier construit à NY le siège de l’ONU (fondé en 45), Mies van der Rohe donne à Chicago ses buildings (Illinois Institute of Technology ab 40), et Wright projette déjà de réaliser la spirale du musée Guggenheim (slt en 57-59). K. Vidor lui rend hommage ds Le rebelle (49).

L’industrie

Prééminence des grds studios : MGM, Paramount, Warner, 20th century – Fox, RKO (les “Majors”) ; puis Universal, Columbia, United Artists (les “Minors”) ; enfin aussi des plus petits, comme la Republic de Herbert J. Yates (Welles y réalise Macbeth, 48).
L’unité de la prod & de la distribution est remise en cause par la loi antitrust.


Orson Welles

Autant en emporte le vent (39) : « classique » / Citizen Kane (41) : « moderne ». Implication de Welles : producteur, réalisateur, interprète (du perso principal inspiré par le magnat de la presse William Randolf Hearst). 6 élémts distincts convergent ds ce film :
- les recherches narratives
- une tradition de films journalistiques
- l’expérience théâtrale de Welles
- l’expérience radiophonique de Welles
- la tradition des films d’actualité (montage rapide)
- l’héritage du film expressionniste all (décors)

Le film noir

Ambiance particulière qui peut colorer égalemt d’autres genres. Bcp de films de propagande y correspondent ds la mesure où ils mettent en sc des agissemts ds l’ombre. Ex : Espions sur la Tamise (Lang, 45). Cpdt le film noir ne disparaît pas ac la victoire : la w froide lui permet de se perpétuer. Les « méchants » nazis persistent (Les enchaînés, Hitchcock, 46 ; Gilda, Vidor) ou deviennent tt naturellemt communistes (The iron curtain, Wellman, 48). Le troisième homme (Carol Reed, 50) ; Berlin Express (Tourneur, 48) dt l’ouverture frappe par son étrangeté (on trouve un message sur un pigeon abattu d’un coup de feu). La motivation pol passe au 2e plan ds le film d’intrigue situé ds un décor exotique. // entre Casablanca (Curtiz) et The Shanghai gesture (Sternberg, 41) : persos aux origines diverses qui échangent f et secrets autr d’une roulette. Ds Le Faucon maltais (Huston), équilibre entre l’enquêteur & les conspirateurs ; tandis que Beat the devil (Huston, 54) bascule du côté des conspirateurs, et dc de la parodie.
Figure du détective privé dès avant la w. Ex : enquêtes du Sino-américain Charlie Chan (série). Ms ce perso évolue ds les 40’s, son innocence est parfois douteuse, comme le veut l’absence de manichéisme du film noir, où l’ombre & la lumière luttent de manière indécise. Le détective appartenant au gvt (le « G Man ») des films de gansters est remplacé par ce perso ambivalent. Adaptations de Chandler : Le grd sommeil (Hawks, 46), Le poison (Wilder, 45 : la réalité y est vue par les yeux de Marlowe, héros de Chandler, c'est-à-dire à travers l’alcool). Mildred Pierce (Curtiz, 45), Le facteur sonne tjrs 2 fois (T. Garnett, 46) = films sordides, où les persos féminins éliminent leurs maris (« f fatales ds une atmosphère mesquine d’ambitions sociales contrariées, de classes besogneuses »).
A l’opposé : films en costumes. Ex : Rebecca (Hitchcock, 40), dt l’atmosphère britannique et gothique évoque Jane Eyre ; s’y mélangent le fantastique, le mélo, le film noir. La même actrice (Joan Fontaine) jouera par ailleurs le rôle de Jane Eyre ds une adaptation de Stevanson (44), ac Welles ds le rôle de Rochester = rapport privilégié des EU à l’Angl. Le rapport à la « culture » est cpdt ambigu : elle est parfois ressentie comme décadente & maléfique face à l’Am authentique (cf Laura de Preminger, 44, qui oppose une société décadente de type européen à l’Am « réaliste » de l’enquêteur bourru Dana Andrews). Le comportemt des persos est rationalisé par une interprétation psychanalytique. La demeure détentrice d’un secret (Rebecca) est métaphorique de la mémoire enfouie.

Le film social etc.

Se perpétue ac Les raisins de la colère (Ford). Mélo sentimental ac La valse ds l’ombre (Mervyn Le Roy). Comédie sophistiquée ac Indiscrétions (Cukor). Ms datent de 40 slt. Film de gangsters : Les forbans de la nuit (Jules Dassin, 50), Key Largo (Huston, 48). Tend à devenir un sous-genre car est gagné par le film noir. Grde originalité des oeu de Rossen cpdt : L’enfer de la corruption (48) a recours au symbolisme biblique ; Les fous du rois (49) sur le perso de Huey Long = courant de dénonciation naturaliste des « muckrackers » qui peut faire penser à Citizen Kane.

La comédie

Lubitsch, dt la farce antinazie To be or not to be est cpdt jugée de mvais goût par les Am. Nveau ton de Cukor : Madame porte la culotte (49) ac Katharine Hepburn & Spencer Tracy = imptance des interprètes. Hawks illustre la screwball comedy ds ses films qui se font l’écho de L’impossible Monsieur Bébé. Preston Surges : nvel élan, comédie bouffonne qui affirme que le but suprême de l’art est de distraire, en utilisant les procédés du « slapstick ».

L’évasion

Des films très européens sont réalisés : Lettre d’une inconnue ( Max Ophuls, 48) d’ap Zweig ; Le portrait de Dorian Gray (Lewin, 44) d’ap Wilde (le portrait finalemt dévoilé est un tableau d’Ivan Le Lorraine Albright, peintre expressionniste-surréaliste de Chicago « et simultanémt la couleur, l’Am et le XXe siècle font irruption, ac éclat, ds le n&b de l’Angl victorienne »). Lié au fait que la litt adaptée est svt européenne (adaptation de Orgueil & préjugés par Robert Z. Leonard, 40).
Les références am tendent elles aussi à appartenir au XIX e : bios romancées de Poe, Twain, London ; adaptation de S. Fitzgerald, Hemingway, Faulkner, Henry James (The lost moments de Gabel, 47, d’ap Les papiers d’Aspern).

Le fantastique

Genre de l’horreur défendu à l’époque. Menace suggérée plus que montrée (cela n’était pas possible à cause de budgets trop petits) = force de l’imagination. J. Tourneur : La féline (42), Vaudou (43). L’île de la mort (Robson, 45) a pr pt de départ le tableau de Böcklin (L’île des morts).

La couleur

Comédie musicale : Arthur Freed pr la MGM. Coller à l’idéologie dominante. Gene Kelly, Judy Garland. Volonté affichée d’évasion = héroïnes désincarnées & décors ou règne l’artifice > recherches plastiques imptes, cf Hitchcock qui demande à Dali de dessiner le décor des rêves ds La maison du docteur Edwardes. Sidney fait danser Gene Kelly ac Jerry (souris de dessin animé) ou le transforme en Zorro (Anchors Aweigh). A la fin de la décennie, on retourne au cadre de la réalité.

L’aventure

Le Technicolor peint les films de pirates de couleurs vives. Ceux-ci reprennent les intrigues mises au pt par Curtiz pdt les 30’s : le rebelle n’est pas un révolutionnaire, ms il restaure un pvoir usurpé (cf Robin des Bois ; adapté par Curtiz en 38). Tyrone Power (Le signe de Zorro, Mamoulian, 40) & Gene Kelly (Les trois mousquetaires de Sidney, 48) succèdent à Errol Flynn & Douglas Fairbanks. De Mille = costumes ; utilise les effets décoratifs & dramatiques de la couleur en restant fidèle au ciné des pionniers d’Hollywood : Les naufrageurs des mers du sud (42), Les conquérants d’un nveau monde (47).
Malgré la couleur, certains restituent une atmosphère de film noir, comme Huston ds Le trésor de la Sierra Madre (48), western qui reprend certains élémts du Faucon maltais.

Le western

Epopées à la gloire de la colonisation de l’ouest : la civilisation gagne sur la barbarie, la loi sur l’anarchie = la foi américaine ds le progrès investit le western.


Les années cinquante

Coupure chrono arbitraire car la w froide se poursuit. Eisenhower. Pol de fermeté face au bloc soviétique, par John Foster Dulles, secrétaire d’Etat. W de Corée en 50-53. Collaboration ac Japon & All : OTASE (54). Non-ingérence de l’Etat ds l’éco. Mise hors-la-loi du parti communiste (54). Amplification du mvt des droits civiques ab 57. Détente ac les Russes qui débouche sur défaite de Nixon en 61.
Retour de la figuration en art ac Rauschenberg, Jasper Johns = initiateurs du « pop art », qui se sert des objets de la vie quotidienne, BD, publicité : hommage / dérision ? Nveau réalisme plus ironique. Style abstrait & géométrique en archi : verre & acier pr Mies van der Rohe / tjrs béton pr Wright. Sculptures de David Smith qui seront l’emblème de l’art moderne ds Manhattan de Woody Allen.
Evolution vers la couleur qui s’accélère ab 53 = désir d’éclipser la télé. Cinémascope (Fox), puis Vistavision (Paramount), Superscope (United Artists) etc. Dveloppemt des drive-in (cinés de plein-air) va de pair ac le gigantisme des films. De nb réalisateurs deviennent aussi producteurs pr mieux contrôler leur films (Mankiewicz, Huston, Hawks etc.). Bcp d’épopées sont tournées en Espagne, Italie.

Le cinéma de la w froide

Abondance des films anticommunistes. La mort aux trousses de Hitchcock reflète de manière indirecte & ironique la w froide. Le film de science-fiction présente les conséquences d’un conflit planétaire : Le dernier rivage (Stanley Kramer, 59) ; Five (cinq survivants) (Arch Oboler, 50) utilise le décor d’une « maison sur la falaise » créée par F. L. Wright. L’humanisme du Jour où la terre s’arrêta (Robert Wise, 51 ; les extraterrestres y disent aux terriens de procéder au désarmemt) semble ds ce contexte une exception.
Maccarthysme a mis en exil Chaplin, Losey, Dassin. Kazan : oeu anticommuniste. Le train sifflera trois fois (Zimmermann, 52) dénonce la lâcheté d’une communauté qui ne défend pas l’h auquel elle doit sa sûreté = anti-maccarthysme. Johnny Guitar (Nicholas Ray, 54) : excès d’un fanatisme prude alimenté par la frustration sexuelle. La dénonciation est parfois ambiguë: L’invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 56) dénonce-t-il le maccarthysme ou le communisme ?

Le film de guerre

Ww2, ms surtt Corée. L’ennemi nazi devient une métaphore de l’ennemi communiste et l’ennemi japonais une métaphore de l’ennemi chinois. Tant qu’il y aura des hommes (Zinneman, 53). Le tps d’aimer et le tps de mourir (Sirk d’après Erich Maria Remarque, 58) adopte un pt de vue antinazi ms all (l’écrivain & le réalisateur sont des All exilés à Hollywood) ; Les sentiers de la gloire de Kubrick.

La survivance du film noir
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louise



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MessageSujet: Re: bourget le cinéma américain   Sam 17 Mar - 14:06

Films criminels de Huston, de Preminger, de Fritz Lang. La tendance réaliste des films noirs est cpdt la mieux représentée. Hitchcock réalise L’inconnu du Nord Express (51), adapté de Patricia Highsmith, Le faux coupable (56) et La loi du silence (53), où son catholicisme est en évidence. La soif du mal (Welles, 58) : crime & corruption, mystère & violence. Kubrick prend son essor ac le film noir (Le baiser du tueur, 55) où il maîtrise à la fois le réalisme am et l’héritage expressionniste (sc du « cabinet des figures de cire »). Originalité de La nuit du chasseur (Laughton, 55) : cadre rural & hommage aux primitifs du ciné am (Griffith notammt).

La concurrence de la télévision

Influence qui se fait de 2 manières :
- Réalisateurs passent de la télé au grd écran : style « dramatique » ac dialogues & gros plan. Cf films de Delbert Mann dt Marty qui remporte l’oscar 55 ; Frankenheimer ; Sidney Lumet (Douze hommes en colère, 57) ; Arthur Penn (Le Gaucher, western « psychologique » sur le perso de Billy le Kid, 58).
- Hollywood devient fournisseur de films pr la télé (profits immédiats, qui permettent de pallier la concurrence de la télé). Les oeu sont « tronçonnées » pr permettre la diffusion de spots publicitaires : « il n’est dc pas exagéré d’affirmer que la télé a contribué à former un public de ciné analphabète, persuadé d’avoir « vu » des films dt il n’a fait qu’entrevoir une sorte de photocopie pâle & tronquée ».
La télé incite le ciné à exagérer ses marques distinctives = grd écran & couleur. Expériences de Huston ac la couleur : Moulin Rouge (53), Moby Dick (56). Renveau de la prod musicale, de l’épopée, & dveloppemt d’un nveau mélo « haut en couleurs » = le ciné des 50’s renoue en qq sorte ac une esthétique plus proche du muet : il privilégie l’image & la musique au détriment du dialogue.

La couleur & le renouveau de l’épopée

Film d’aventure en couleurs et ds un format de type « scope ». Ex : Prince Vaillant de (H. Hathaway, 54) d’ap la BD de Harold Foster. Se démarque par la couleur, le grd écran, le faste du décor, la longueur, la référence à l’histoire / à de grds sentimts religieux. Rome antique ds Quo vadis (Mervyn Le Roy, 51), Ben Hur (William Wyler, 59). La Bible sert de caution à représenter des tps encore plus anciens : Les dix commandements (56).
Ces films doivent bcp à l’esthétique demillienne = détails authentiques ms impression globale qui est celle d’une illustration ou d’un coloriage ; pas de véritable reconstitution. Empire égyptien ou romain = hégémonie am. Pk Hollywood passe-t-il par le biais de l’épopée métaphorique ? Les épopées nationales sont en effet rares, sans doute parce que le western & les films sur la w de Sécession en font pr le moment office.
Epopées ni historiques ni religieuses : Vingt mille lieues sous les mers (54) de Richard Fleischer, adaptation de Jules Vernes = esprit suranné, « victorien ».

La couleur : le musical

Arthur Freed : Un Américain à Paris (51), Chantons sous la pluie (52), Ts en scène (53). Artifice pittoresque / danse qui investit l’espace « réel ». Le ballet final d’Un Américain à Paris rend hommage aux peintres impressionnistes. Ces films s’interrogent dc sur leur fction de théâtre, de spectacle populaire (ds Chantons sous la pluie on s’interroge sur le passage du muet au parlant). Les interprètes les plus remarquables demeurent Gene Kelly et Fred Astaire, Cyd Charisse. Travail coordonné des auteurs, musiciens, chorégraphes, décorateurs, costumiers etc. Cette apogée explique que de plus en plus de cinéastes s’y essaient : Hawks pr Les hommes préfèrent les blondes (53), Mankiewicz pr Blanches colombes & vilains messieurs (55), Cukor pr Une étoile est née (54), Les Girls (57), musical pirandellien.
La concurrence de la télé pousse au gigantisme : on « met en boîte » des spectacles ayant réussi à Broadway = déclin du genre qui avait acquis son autonomie ds les 30’s et qui savait affirmer son originalité par rapport à son pré-texte scénique. Retour vers le théâtre : adaptation de Porgy and Bess par Preminger (59).

La comédie

Esprit assez proche du musical. Ms variations : comédie psychologique : All about Eve (Mankiewicz, 50) / satire : Commt l’esprit vient aux femmes ac Judy Holliday (Cukor, 50), Certains l’aiment chaud (Billy Wilder, 59) qui parodie un film de gangsters des 30’s / farce : films de Jerry Lewis qui travaille ac Frank Tashlin, ancien auteur de BD et « gagman » de Harpo Marx = tradition du « slapstick ».

La couleur & l’espace : le western

Retour au spectaculaire. Westerns de Ford, cycle de la w de Sécession. Veine épique : équivalent des « sagas » scandinaves & des chansons de geste. Cf La captive aux yeux clairs (Hawks, 52) reconstitue la recherche du « passage du Nord-Ouest » ; Au-delà du Missouri (Wellman, 50) = nostalgie de la prairie perdue, d’une nature giboyeuse, de l’entente ac les Indiens. Westerns de Delmer Dawes exaltant l’appartenance à la communauté : La dernière caravane (56). Films d’Anthony Mann ac James Stewart : Je suis un aventurier (55), L’h de la plaine ; L’h de l’ouest (58) ac un Gary Cooper vieillissant.
La flèche brisée (Dawes, 50) : western pro-indien, th du « bon sauvage ». Collaboration de l’indien ac le colonisateur ds Taza, fils de Cochise (Sirk, 54) = assimilation. Lyrisme de De Toth (hongrois) & sens du paysage ; lyrisme aussi de La rivière sans retour de Preminger (54).
Nb productions à petit budget : Gordon Douglas, Jesse Hibbs etc. ; ac acteurs comme Audie Murphy (soldat am le plus décoré pdt la ww2…). Européens réalisent des westerns am par excellence. Parfois décors de studios ostensiblemt peints de couleurs artificielles = oeu « baroques » qui doivent plus à Vienne qu’à la mythologie de l’ouest. Cf L’ange des maudits de Fritz Lang ac Marlène Dietrich (52) ; ms aussi Johnny Guitar, oeu d’un pur Américain, dt l’héroïne interprétée par Joan Crawford s’appelle précisémt « Vienna »…

La couleur : le mélodrame

Le n&b garantissait le « sérieux » du drame. Bcp sont encore en n&b : Un tramway nommé Désir (Kazan, 51) ; Soudain l’été dernier (Mankiewicz, 59). Souligne parfois une filiation littéraire : adaptations de Tennessee Williams, adaptation du Journal d’Anne Frank par Preminger.
Le passage à la couleur est délibéré : A l’est d’Eden (Kazan, 55) d’ap Steinbeck ; Rebel without a cause (Nicolas Ray), tjrs ac James Dean. Sirk abandonne son esprit ironique & réalise de flamboyants mélos au décor et à la couleur chargés: Ecrit sur du vent (57) ; Tt ce que le ciel permet (56), qui se réfère au Walden de Thoreau = primitivisme dur / pastoralisme. Cf adaptations de Melville (Moby Dick, Huston, 56).
Hitchcock exploite les capacités de la couleur & de la musique stridente : Le crime était presque parfait (54), L’h qui en savait trop (56), Vertigo (58), La mort aux trousses (59). Lieux stéréotypés de l’Am : Mont Rushmore, maison sur la cascade, train Twentieth century qui mène de NY à Chicago. Dette de Kubrick envers ce « maître du suspense » ds Shining (mêmes couloirs & mêmes « toilettes rouges » reproduisant celles de l’hôtel Arizona de Phoenix par Wright).
Vogue de la litt sudiste = revanche du Sud battu militairemt. Nostalgie ds Autant en emporte le vent / théâtre de passions sexuelles & raciales ds La furie du désir (K. Vidor, 52).


Les années soixante

L’Amérique en 1961

Rupture Kennedy : ouvrir une « nvelle frontière », lutter pr progrès sociaux & égalité raciale (les Noirs & les déshérités ont voté en masse démocrate) ; esprit du ND. Coopération ac Tiers Monde (« Peace Corps » 61). Ms ces espérances sont déçues : crise de Cuba (62) ; assassinat de Kennedy (63), de MLK (68). Cf hommage du sculpteur Barnett Newman, un obélisque brisé, ds la chapelle œcuménique de Rothko à Houston. Interrogations au sujet de l’assassinat de Kennedy : une conspiration et non un acte isolé ? = états d’esprit de certains films : L’Amérique fait appel (De Antonio & Lane, 66), A cause d’un assassinat (Pakula, 74).
Johnson : escalade militaire au Vietnam. Climat contestataire. Emeutes raciales & manifestations étudiantes. Réaction conservatrice : candidature du sudiste Wallace ; victoire de Nixon qui a fait ses débuts ac Eisenhower, sous le maccarthysme.
Art : expressionnisme abstrait / figuration : « pop art » qui puise ds l’iconographie de Hollywood (Twenty Marylins, Warhol, 62). Chapelle de Rothko : « La chapelle de Rothko perpétue la difficulté romantique qu’il y a à pourvoir une authentique expérience religieuse ds un monde moderne qu’habite le doute » (Rosenblum). Ms l’art des 60’s est aussi militant : le Bread and Puppet Theater de Peter Schumann (dès 62-63 à NY) organise des manifs. Archi: Mies van der Rohe, Johnson. « Lincoln center for the performing arts » à NY (complexe culturel). Espaces extérieurs: plazas, sculptures de Picasso ou Calder au pied des buildings = acceptation de la modernité.

Le retour aux années trente

Références à l’idéologie et au ciné des 30’s :
- Optimisme à la hteur des périls à conjurer. Trilogie de Kazan sur l’Am : Le fleuve sauvage (60) = hommage à la TVA ; La fièvre ds le sang (61) = krach de 29 ; America America (63) = th des racines & de l’immigration. « Mon héros est Roosevelt », dira Kazan. Adaptation de Sinclair Lewis : Elmer Gantry le charlatan (Brooks, 60) = fond de GD & de prohibition. Le héros est un prédicateur populiste qui fait face à un journaliste, perso archétypique des 30’s. Progressisme & référence à l’hist égalemt ds Spartacus (Kubrick, 60) et Exodus (Preminger, 60). Sympathique pr les esclaves révoltés / pr Israël. Les 2 scénars sont de Dalton Trumbo, victime du maccarthysme.
- Film de gansters : L’ennemi public (Don Siegel, 57), Le massacre de la St Valentin (Corman, 67), Bonnie & Clyde (Penn, 67). Capra & ses gansters de celluloïd : Milliardaire pr 1 jour (61). Décor des bagnes du Sud de Je suis un évadé (32) = Luke la main froide (Stuart Rosenberg, 67).
- Mise en garde contre l’intolérance. Dénonciation du nazisme : Les 4 cavaliers de l’apocalypse (Minelli, 62), Le cardinal (Preminger, 63). Antiracisme : Les rôdeurs de la plaine (60, Don Siegel) où une famille métisse subit des injustices. Primitivisme pro-indien du western : Les Cheyennes (64) où Ford fait contraster sauvagerie de la cavalerie am / innocence de l’Indien ; Willie Boy (Polonsky, 69) = respect de ttes les cultures ; Un h nommé cheval (69, Silverstein). Traitemt de la Q noire : Le sergent noir (Ford, 60) = Noir injustemt accusé de viol sur fond de western. Multiplication des westerns où les Noirs participent à la conquête de l’Ouest : Les 3 sergents (Sturges, 61). Popularité de Sydney Poitier, à son comble en 67 pr La chaleur de la nuit. Herbert J. Biberman se penche sur l’esclavage ds Slaves (68).
La litt noire atteint de gros tirages & les films noirs ont des moyens : Gordon Parks porte son autobio à l’écran, Les sentiers de la violence (The learning tree, 69) ; Ossie Davis réalise Cotton comes to Harlem (le « Casse » de l’Oncle Tom, 70) = succès auprès du public noir des gdes villes.

Les genres : drames & mélodrames

Kazan, Minelli : même th des frères ennemis ds A l’est d’Eden & Celui par qui le scandale arrive (60). K. Douglas = acteur du mélodrame minellien de par sa violence nerveuse : Les Ensorcelés (53), Quinze jours ailleurs (62) et Liaisons secrètes (60).
Survivance du film noir, ac un privé au goût du jr : Détective privé (Smight, 66) donne un rôle à Lauren Bacall en référence au Grand sommeil. Preminger revient au monde nocturne de Laura (44) ds Bunny Lake a disparu (65), et à la métaphore de la pulsion de mort qui habite le subconscient.
Films d’horreur en n&b : Psychose (Hitchcock, 60), La maison du diable (Wise, 63) = gothique, univers de folie contagieuse. Nb imptant de films sur les maladies mentales. Style contemporain : Pas de printps pr Marnie (Hitchcock, 64), Rosemary’s baby (Polanski, 68). Utilisation de la couleur : Les oiseaux (63), adaptations d’Edgar Poe par Roger Corman (La chute de la maison Usher, 61). La garçonnière de Billy Wilder (60), comédie noire.
Films anticommunistes, malgré la coexistence pacifique : Le rideau déchiré (Hitchcock, 62), Un crime ds la tête (Frankenheimer, 62). Le th des complots, d’extrême drte comme d’extrême gche, resurgit ac l’assassinat de Kennedy.

Les genres : la comédie

Billy Wilder trouve en Jack Lemmon un de ses meilleurs interprètes (Certains l’aiment chaud en 59, Irma la douce en 63) ; Jerry Lewis est d’une veine burlesque ac Le tombeur de ces dames (61), Dr Jerry & Mr Love (63) ; Blake Edwards séduit par son éclectisme : Diamants sur canapé (Breakfast at Tiffany’s, 61), oeu adaptée de Truman Capote, « délicate comme son interprète Audrey Hepburn, sentimentale comme la musique de Henry Mancini, ms ac des éclairs de violence, des aperçus de veulerie et de bouffonnerie qui lui donnent un arrière-goût plus acre que doucereux ». Même atmosphère ds La panthère rose (64), cpdt perturbée par l’inspecteur Clouseau interprété par Peter Sellers = succès du perso, d’où une suite : Qd l’inspecteur s’emmêle (64), où le slapstick l’emporte ac une esthétique de dessin animé iconoclaste à la Tex Avery. La grde course (65) dédié à « Laurel et Hardy » (ac Lemmon & Curtis) caractérise l’oeu d’Edwards comme une parodie affectueuse d’Hollywood. Sellers apparaît aussi ds Dr Folamour (Kubrick, 64) où il interprète 3 rôles.

La comédie musicale

Genre en crise. Construits autour d’une star, chanteuse devenue actrice : Julie Andrews, vedette de My fair Lady à Broadway interprète Mary Poppins (Robert Stevenson, 64), joue ds La mélodie du bonheur (65) et Star ! (68) de Wise; Barbra Streisand joue ds Funny girl (Wyler, 68), Hello Dolly (Gene Kelly, 69). Vitalité de Bye Bye Birdie (Sidney, 63) ac Ann Margret, “idole des jeunes”/ Janet Leigh qui plaît aux parents. West side story (Wise
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MessageSujet: Re: bourget le cinéma américain   Sam 17 Mar - 14:06

61) n’a rien d’une comédie musicale : recréation puissante & dramatique de Roméo & Juliette ds les quartiers pauvres de NY, ms surtt transposition d’un succès de Broadway (musique de Bernstein, chorégraphie de Robbins, paroles de Sondheim).

Films historiques, épopées, westerns

Superproduction néfaste pr la comédie musicale ms bénéfique au film historique. Epopées bibliques : Esther & le roi (Walsh, 60), Le roi des rois (Ray, 61), Sodome & Gomorrhe (Aldrich, 63), La Bible (Huston, 66) ; antiques : Cléopâtre (Mankiewicz, 63) = film le plus cher de l’hist du ciné (44 millions de $) ; médiévales : Le Cid (Mann, 61). Doivent davantage aux prodteurs qu’aux metteurs en sc. Ex : Samuel Bronston qui fait tourner Le roi des rois, Le Cid.
Tendance épique du western. John Ford trouve en John Wayne un disciple : Alamo (63). Ford récrit l’histoire : L’h qui tua Liberty Valence (62) s’interroge sur les rapports de la vérité & de la légende. La horde sauvage (69) & Bonnie & Clyde (Penn, 69) = nvelle mode cinématographique de la violence dépeinte en de longs ralentis : Distanciation / Complaisance voluptueuse ? Insistance sur l’ingérence européenne au Mexique ds Willy Penny le solitaire (Tom Gries, 68) : reflet d’une Am qui met en Q son propre impérialisme au Vietnam ou au Mex.
Révélation de Jack Nicholson ds Easy Rider (Dennis Hopper, 68) = vedette des 70’s. Odyssée de l’espace (Kubrick, 68) : déroutante par son propos philosophique & son utilisation de grde musique, ms succès auprès des étudiants qui y voient un « trip » sous l’influence d’hallucinogènes.

Cinéma & littérature

Cadre du Sud : Tennessee Williams ds La nuit de l’iguane (Huston, 64) ; Carson Mc Cullers ds Reflets ds un œil d’or (Huston, 67) ; William Inge du Middle West ds Reviens petite Sheba (Daniel Mann, dès 53), qui écrit aussi le scénar de La fièvre ds le sang de Kazan (Splendor in the grass) = ville-microcosme située au centre de l’Am. On achève bien les chevaux d’après Horace McCoy (Sydney Pollack, 69) : « marathon dansé » qui participe du naturalisme & du symbolisme par son utilisation du dancing comme métaphore de l’Am & de la compétition sociale.

Conclusion

Un crépuscule d’Hollywood pr diverses raisons :
- « Production désertrice » des 60’s = se fait en It, en Esp.
- Imbrication croissante entre ciné & télé.
- Difficultés de la Fox & de la MGM ; des intérêts financiers extra-cinématographiques contrôlent les compagnies (la Gulf and Western absorbe Paramount).
 déclin des studios
- Déclin des stars, prophétisé ds les Misfits (Huston, 61), dernière gloire de Clark Gable, dernier film achevé de Marilyn Monroe.
- Crise des genres, vus comme une contrainte par des réalisateurs plus indépendants & ambitieux. Penn rend hommage ds Mickey One à une liberté vue comme « européenne ».
 « Le cinéma hollywoodien « classique » est mort ».

Des années soixante-dix à nos jours

L’Amérique en 1970

Nixon élu face à McGovern. Pt communs ac démos : exécutif fédéral & intérêt pr pbs planétaires. Rapprochemt ac la Chine, fin de la w du Vietnam. Ms scandale du Watergate, où le « 4e pvoir » vient à bout de Nixon. Cf Les h du président (Pakula, 76). Ford : satirisé ds Qd la panthère rose s’emmêle (Blake Edwards, 76). Carter. Am humiliée par l’Iran ; elle réagit en élisant Reagan, sexagénaire à l’image de cow-boy. Le centre de gravité s’est déplacé vers l’ouest, vers la sun-belt, ac cet ancien gverneur de Californie = retour à l’esprit pionnier de la Frontière. Art « funky » qui puise ds la BD, les enseignes lumineuses, la pornographie.

Continuité hollywoodienne

Les « révélés » de la décennie précédente / les « techniciens ».1er grpe : Peckinpah, Pakula, Penn (The Missouri breaks, 76), Pollack (Nos plus belles années, 73), Paul Newman (De l’effet des rayons gamma sur les marguerites, 72)

Autour de Coppola

Formés ds des écoles de cinéma, notammt UCLA. Coppola : Le parrain (72), Le parrain 2 (75), Conversation secrète (74), Apocalypse now (79) ; il écrit des scénars (Patton, Franklin Scaffner, 70) et produit d’autres films (American graffiti, Lucas). Scorsese : Taxi Driver (76), NY,NY (77). Rôle prépondérant de la musique pr ces 2 cinéastes. Tradition du mélo am.
Spielberg : Les dents de la mer (75) ; Lucas (qui a été assistant de Coppola) : Star wars, 175 millions de $ au box office = goût du ciné comme émerveillemt pr le public ; d’où attrait pr la SF : Rencontres du 3e type (Spielberg, 77) aux effets spéciaux éblouissants. Brian de Palma préfère l’horreur à la SF, & apparaît comme un épigone d’Hitchcock : l’intrigue d’Obsession (76) est calquée sur celle de Vertigo, et la musique est du même compositeur (Hermann).

Les grands originaux : Altman

Longue carrière à la télé ; succès ac M*A*S*H (70), ds le cadre de la w de Corée ms qui se réfère au Vietnam. Description de l’Am contemporaine (Nashville, 75 : fresque sur le th de la country music) ou du passé (John McCabe, 71). Influence de Bergman.

Kubrick et Boorman

Mondialisation de la prod. Kubrick tourne ds des studios anglais. Kubrick : philo pessimiste, obscurité délibérée. Orange mécanique (71) ; Barry Lyndon (75) : adaptation d’un roman de Thackeray ; The Shining (80) : réalisateur peut ê identifié au héros-victime, créateur hanté par la page blche, appartient au genre de l’horreur (adaptation de Stephen King, auteur de Carrie, adapté par de Palma = Kubrick au courant des modes cinématographiques).
Boorman se sent héritier d’une culture celte et mystique : films « anglais » comme Excalibur (81), qui rappelle cpdt le Mac Beth de Welles (47). Ms aussi des films am comme Délivrance (73), récit d’un voyage initiatique ds l’Am rurale, primitive et peu flattée.


Vétérans & indépendants

Oeu nostalgiques, commentaires sur le déclin d’Hollywood : Le limier (Mankiewicz, 72) ; Le dernier nabab (Kazan, 76) ac des acteurs des 70’s (De Niro & Nicholson) / des vieux acteurs hollywoodiens (Mitchum, Ray Milland, Tony Curtis) ; Le dernier des géants (Siegel, 76) : hommage au défunt mythe de l’ouest & à John Wayne.
Indépendants : Monte Hellman; Bob Rafelson qui finance Easy rider, Drive, he said (71) de Nicholson, qui apparaît comme l’héritier de Bogart et de Garfield.

Les Européens

Nicholson interprète de Vol au-dessus d’un nid de coucou (Forman), Chinatown (Polanski) = cinéastes étrangers qui ont signé des oeu am. Forman expatrié en 69, tradition satirique & liberté de ton : l’asile de Vol au-dessus… est une métaphore de la sté capitaliste & des démocraties populaires, symétriquemt Hair glorifie la contestation en Am.

Les comiques ; les New-yorkais

Tradition de l’humour juif ds le ciné populaire am (Chaplin, Marx Brothers). Humour masochiste, comme ds le film de Mel Brooks Les producteurs où l’on monte un spectacle intitulé « Un printps pr Hitler ». Parodie des genres : Le shérif est en prison (74), Frankenstein Junior (74). Mel Brooks, Allen viennent du cabaret = comique fait de bons mots. Allen ne peut pas tjrs ê qlifié de comique : Intérieurs (78), drame bergmanien ; Manhattan (79), hommage à NY en n&b. Blake Edwards poursuit la veine de la Panthère rose ac goût du gag catastrophique (La malédiction de la Panthère rose, 78).

Un nouveau classicisme : Cimino, Malick

Modernes car contournent les conventions des genres / Classiques ds ampleur du dessein & beauté de la photo. Cimino : Voyage au bout de l’enfer (78), La porte du paradis (80) ; succès de Deer Hunter, sur une communauté russe américaine de Pennsylvanie confrontée à la w du Vietnam, qlifié de « film de drte » - dénomination que Cimino cherche à contrer ds La porte du paradis = idéologie marxiste & méditation sur l’américanité, l’opposition entre ouest & est (barbarie & culture). Malick : Les moissons du ciel (78), importance de la lumière naturelle, hommage au ciné muet.

L’industrie & les genres

Superproductions lancées par la pub & qui doivent remporter de l’argent, sous peine de mettre en péril les maisons de prod. Sortie de la grille des genres ms apparition d’une « esthétique des studios » qui permet par ex les effets spéciaux des films de SF. Retour des « films catastrophe », films de prodteurs et non de metteurs en sc. D’où aussi adaptations d’Agatha Christie : Le crime de l’Orient-Express (Sidney Lumet, 74), tension ac acteurs réunis ds un espace clos.

Conclusion

Le ciné classique n’est dc pas tt à fait mort ; on retrouve chez les nveaux réalisateurs le génie de décrire des communautés tjrs emblématiques de l’Am. Travail sur le son, démultiplié par les pistes diverses & mis en relief par le Dolby. Le ciné s’affirme comme un moyen puissant d’acculturation & comme un mode d’exploration de l’Am.
- Am en tant que continent : diversité géo (Ouest, NY ms aussi paysages de Louisiane, Seattle)
- Am en tant que nation : période cruciale 1865-1890 qui marque la naissance d’une nation ac victoire sur le Sud & fin de la frontière ; ms aujourd’hui les réalisateurs s’intéressent à celle qui vient ensuite & qui absorbe l’immigration massive en provenance d’Europe centrale, orientale & méridionale, celle où naît l’impérialisme ac Th. Roosevelt, celle de la 1ère w où les EU deviennent puissance mondiale.
Pk ce lien entre l’Am & le ciné ? Art d’abord tributaire du ciné & de la litt qui devient autonome // Pays d’abord tributaire de l’Europe dt elle importait la main d’oeu, les arts & les techniques qui acquiert une position dominante. Puissance d’Hollywood = puissance des EU ; le ciné hollywoodien reflète l’impérialisme am.
Lieu commun du ciné comme « arme » impérialiste : le ciné est loin d’ê homogène, & critique parfois l’Am / Si le ciné occupe une place si impte il le doit à ses qlités propres : c’est un ciné de l’identification & de la participation dt l’efficacité narrative & les ornements stylistiques fctionnent admirablemt ac ts les publics.
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bourget le cinéma américain

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